Chapitre 6

Le Début des Travaux (seconde partie)

par R. Deutsch version française Tof & Néphilim
 

Qu’est-ce qui fait une Sorcière? – se demandait Stewart Farrar, un Grand Prêtre initié par Maxine, « Peut-être un sens de l’émerveillement. » Je parlerais aussi d’un sentiment de l’étrangeté des choses, les dangers et les complexités de la nature et tout ce qui l’habite - le désir d’apprendre et le courage d’affronter l’inattendu. Peut-être que St Thomas d’Aquin avait raison et que Voltaire avait tord au sujet de ce qui était le meilleur des mondes possibles. Etant donnée la nature de l'évolution de l'homme, il s’agit peut-être du meilleur des mondes possibles. Et l’aspirant magicien, s’il souhaite devenir expert, cherche à expérimenter toutes choses.
Tout d’abord, quelques observations de Paul Huson.

Dans le cercle de lumière de feu que nous aimons qualifier de civilisation scientifique éclairée, nous avons l’habitude de nous sentir en sécurité en sachant que la plupart de nos pires terreurs et cauchemars d’enfant n’étaient que simples fantaisie. Quant la lueur du feu faiblit, à ces moments où l’inconnu nous oppresse fortement, en présence de la mort, de la folie ou de calamités insurmontables, nous savons à nouveau instinctivement que la science n’a finalement aucune importance et nous expérimentons une fois de plus nos vieilles terreurs d’enfance.
Cependant, à travers les âges, certains intrépides ont pensé que ce n’est qu’avec des armes forgées à partir des ténèbres elles-mêmes, et avec l’aide de ceux qui ont fait profession de commercer avec le monde invisible, tout homme peut peut-être espérer modifier par sa volonté un destin indifférent dont les racines semblent atteindre les régions externes de cette nuit.

Paul Huson, « Mastering Witchcraft » (Corgi, 1970) p. 5

La première des choses à dire au sujet de la Sorcellerie, Blanche ou Noire, c’est que ça marche. Si ce n’était pas le cas, ce que beaucoup de ceux qui l’ont utilisée et savent donc mieux, réfutent toujours, le sujet n’intéresserait que les anthropologues ou les étudiants de religion comparée.
Dans son superbe livre « Supernature », le Dr Lyall Watson consacre un chapitre à la Sorcellerie Noire. Il y raconte comment les expériences ont prouvé que, « Sans doute ... quelqu’un qui croit qu’il a été ensorcelé peut se rendre malade et même mourir, mais ... il n’est pas nécessaire que vous imaginiez vos propres idées destructrices. Quelqu’un d’autre peut les imaginer et vous en parler. (« Supernature » Coronet Books. 1974, p. 281)
Le Dr Watson fait référence à un travail qui a été mené par le Dr Milan Ryzl en Amérique :

Milan Ryzl ... raconte une série d’expériences de télépathie où l’expéditeur a essayé de transmettre des bribes d’émotions. Lorsque l’expéditeur s’est concentré sur l’anxiété et la suffocation et a conjuré des attaques de crises d’asthme, le receveur éloigné de plusieurs kilomètres a souffert d’une crise intense d’étouffement. Lorsque l’expéditeur s’est concentré sur les émotions sombres et a reçu un médicament anxiolytique, l’électroencéphalogramme du récepteur a eu la réponse appropriée et le récepteur a commencé à éprouver de fort maux de tête et une sensation de nausée qui a duré pendant des heures.

Dr Lyall Watson « Supernature » Coronet Books. 1974, p. 281

Je ne veux pas m’appesantir – en tout cas pas trop - sur l’aspect ensorcellement de la Sorcellerie, parce que les Sorcières Blanches, en théorie en tout cas, n’agissent que rarement à l’encontre de quelqu’un d’autre et si elles le font c’est plus pour éviter les problèmes que pour en créer. Il devrait être évident que si vous pouvez provoquer des maux de tête à une personne, vous pouvez aussi les faire partir, vous pouvez vouloir que votre sujet soit en bonne santé, qu’il ait de la chance, qu’il soit heureux en amour, etc. Mary Baker Eddy, la fondatrice de la Science Chrétienne, en était consciente, même si on a dit que ses adeptes ont réduit la Science Chrétienne à de l’optimisme insipide. (Elle savait aussi que l’on pouvait faire du mal par télépathie, elle a essayé de le dissimuler à ses élèves.)
Les travaux de guérison spirite fonctionnent sur le même principe, mais alors que les Sorcières utilisent des familiers pour mener à bien leur travail de guérison, les spirites parlent d’humains désincarnés, ou de ce qu’ils qualifient de « esprits guides ».
Le premier principe de la Sorcellerie, c’est que la pensée est une force et qu’elle peut être dirigée. Le second c’est que l’être humain a, faute d’un meilleur adjectif, des pouvoirs cinétiques de pensée que l’on peut, de façon naturelle ou en s’y entraînant, utiliser pour obtenir des résultats dans ce que nous choisissons d’appeler le monde « réel ».
 

(à suivre)


 

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Le Cercle de la Pierre Sorcière Wica, Wicca et Sorcellerie