Ensorcelé (4ème partie)

par J.Jones
version française Tof

Alex était un grand buveur et il entretenait toute une série de maîtresses, à un moment huit d’entre elles vivaient sous son toit et il ne s’intéressait pas qu’aux femmes. Ses vêtements bizarres et extravagants ainsi que son apparence soignée attiraient l’attention des homosexuels et il n’avait rien contre les expériences. Un soir dans un pub de Manchester, il discutait avec un homme dans la trentaine avec un accent distingué qui était attiré par les hommes jeunes. Il était vicomte et par lui Alex a été présenté à un milieu tout à fait différent. Lors de la première fête dans une demeure seigneuriale où il avait été invité il s’est senti totalement perdu. Apparemment il s’agissait d’un week-end de chasse. Entre quarante et cinquante convives étaient hébergés dans la demeure du Derbyshire du vicomte, et environ cent cinquante autres personnes étaient arrivées pour une soirée dansante le samedi soir. Comme lors des fêtes d’Alex, les réjouissances n’ont pas vraiment commencé avant le départ de la plupart des invités. Il restait encore environ trente personnes et elles ont enseigné à Alex un certain nombre de perversions qu’il ne connaissait pas. Un baronnet a mis un costume en caoutchouc étanche semblable à ceux portés par les hommes-grenouilles, mais des trous avaient été découpés en différents endroits stratégiques de sorte que la chair s’en échappe, grossièrement déformée. Deux femmes se disputaient la propriété d’une troisième et des hommes se frappaient en cadence les uns les autres sur leurs corps nus avec de fines baguettes. Ces gens n’appréciaient pas le sexe dans sa normalité, il était trop triste pour eux, ils rivalisaient pour trouver d’autres stimuli. Dans ces milieux, personne n’était jamais choqué. Ce contraste entre vie privée et publique a bien amusé Alex.

D’autres fêtes ont été organisées dans diverses maisons du Somerset, du Wiltshire et du Cheshire, et le sexe n’y était pas le seul plaisir. Il s’y pratiquait de nombreuses farces. Un  juge qui s’était couché complètement saoul s’était réveillé en constatant que tous poils d’un côté de son corps avaient été rasés au cours de la nuit. Un financier de Londres s’est réveillé et a vu que son costume avait été soigneusement décousu et tous ses autres vêtements avaient été subtilisés. C’était très amusant et personne n’osait se plaindre, car faire partie de ce milieu impliquait d’accepter ses excès.

Un week-end un magistrat avait organisé une fête dans sa maison près de Manchester alors que son épouse n’était pas présente. Lorsque les autres invités sont allés se coucher, l’hôte a  invité Alex dans son sanctuaire intérieur : une petite pièce où les murs et le plafond étaient recouverts de miroirs. Alors que tous les deux étaient nus sur le lit étroit, des milliers d'images de toutes les parties de leurs corps se reflétaient de toutes parts.

L’un des invités réguliers de ces fêtes était un comte Italien extrêmement riche qui était marié et avait trois enfants. Il était propriétaire de plantations de thé à Ceylan, de vignobles en Italie et avait un appétit insatiable pour les jeunes hommes comme Alex. Il l’a recouvert de présents – des montres, des bijoux, des boutons de manchette, un appareil photo très onéreux et il lui a demandé d’entretenir une relation régulière avec lui. Amusé, Alex lui a dit qu’il était une sorcière et un magicien et qu’il ne pouvait être la propriété de quelqu’un. Cela a encore augmenté l’ardeur du comte. Pourquoi Alex ne viendrait-il pas en Italie, il pourrait y créer une chapelle noire et créer son propre coven ? Pour prouver sa sincérité, le comte de retour en Italie a envoyé à Alex par porteur spécial une boîte incrustée remplie de bijoux de famille. Alex était fasciné, car il savait que la boite faisait partie du trésor familial du comte.

Effrayé par la fange où il avait l’impression de sombrer, Alex l’a rempaqueté et a renvoyé le coffret à bijoux en Italie par un courrier. Il a continué à pratiquer dans un cercle de magiciens pour continuer à être riche mais il n’y invitait plus personne même si cela aurait accru son propre pouvoir. Prier le diable pour s’amuser afin de stimuler l’appétit sexuel est une chose, mais libérer les forces du mal en connaissance de cause en était une autre.


 

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Le Cercle de la Pierre Sorcière Wica, Wicca et Sorcellerie