Journal Magique - 11 novembre 1937
Beaucoup d’occultistes gardent des traces de leurs pratiques magiques.
On a retrouvé le « journal magique » que deux membres de la « Fraternity of the Inner Light » tenaient dans la seconde partie des années 1930.
Pour la petite histoire, une de ces deux personnes s’est fort probablement retrouvée dans le Cercle avec les sorcières réunies à Londres autour de Gerald Gardner un peu plus de dix ans plus tard. Voici une page de ce journal :
11 novembre 1937
Lune : Jeune
Temps : Beau
Moi : Très bonnes dispositions.
L’invocation fut très puissante et alors que je me tenais derrière le prêtre
avec les bras écartés comme lui, quelqu’un m’a attrapé les deux poignets et de
façon très douce mais déterminée les a poussés vers l’intérieur et je me suis
retrouvé presque dans la position égyptienne d’adoration. Pour essayer j’ai
écarté les bras et il s’est passé la même chose. La pièce était si bondée et il
y avait tant de pouvoir que je fus presque éjectée de ma chaise après avoir
invoqué Aast. Puis nous étions dans le temple souterrain et le Dieu est arrivé.
L’Enfant était à côté de moi tout adorable et hilare. Lorsque le prêtre et moi
nous sommes donnés les mains comme le dieu et la déesse il m’a semblé que
l’enfant fut soulevé sur le siège formé par nos mains jointes comme un symbole
pour le monde. Le pouvoir m’a atteint assez rudement à la gorge et j’ai pensé
que mon corps ne supporterait pas la contrainte de contenir tout ce pouvoir.
La différence dans ce type de pouvoir entre Osiris et Isis était très
intéressante… C’était plus vitalisant, tuant, puissant, un peu comme une forte
lumière solaire, plus vitalisant que revivifiant. Je pense qu’il est activement
positif et activement négatif.
Il y avait cette fois un sens très puissant de travail complémentaire, plus que
d’habitude, comme si je jouais le rôle de féminin et du masculin et que je ne
faisais pas uniquement les premiers pas en tant que prêtresse. Il y avait un
sens de l’union pour l’œuvre bien plus grand et j’avais une curieuse sensation
lorsque là j’étais utilisée par la déesse sous l’angle éternel de l’épouse « qui
assiste », la femme qui soutien.
CCT