Alex Sanders & la Tradition Alexandrienne
Le Cercle de la Pierre Sorcière Dernières mises à jour du site
|
Le Rite de Pan
(à relire) (Les participants sont assis, le Gardien de la Porte de la Maison des Dieux leur parle.)
Gardien de
la Porte :
Ceux qui viennent participer à un
rite de Pan viennent
participer à un culte ancien et oublié,
connu depuis l’aube de l’humanité. (On entend au loin l’appel de la flute de Pan) Prêtre : Eva Evoe, Io Iacchos. Eva Evoe, Io Pan, Pan
(La cloche est
frappée, trois coups et trois coups)
Prêtresse : La cloche sonne et la lumière brille,
(La cloche est frappée, trois coups et trois coups. Une lumière brille dans l’ouverture de la porte du Temple.)
Prêtresse : La lumière brille et
la cloche sonne, (La cloche est frappée, trois coups et trois coups)
Prêtresse :
Venez,
vous qui aspirez à vous rendre
(La procession entre au rythme lent de la cloche, trois fois trois) Grand Prêtre : Formulons maintenant le Temple de Pan
(Il trace
un Pentagramme d’Invocation de Terre à l’Est, au Sud, à l’Ouest et au Nord,
chaque étoile
est transpercée des paroles : « IO PAN » Eva Evoe, Io Iacchos. Eva Evoe, Io Pan, Pan Le Temple de Pan est au cœur de ses bois. Un chemin serpente dans les fourrés et mène à une clairière verdoyante, couverte de fleurs. Au loin on voit, contre les arbres sombres, des colonnes blanches formant un demi-cercle et soutenant un socle. Au centre il y a un autel dédié au Dieu sur lequel il y a les offrandes sacrées qui lui sont précieuses – du miel, du blé, du lait dans une Coupe en bois de chêne et du vin dans une cruche en terre. La procession des fidèles serpente à travers les bois, chantant alors qu’elle s’approche.
(Le
Prêtre et Prêtresse se lèvent et se saluent Il tient la cruche de terre et elle
tient la Coupe en chêne. La Prêtresse, tournée vers le Nord, lève la Coupe pour
saluer et s’écrie :) (Le Prêtre, face au Sud, élève la cruche en salutation et s’écrie :) Prêtre : Io Pan, Pan, Io Pan. (Le Prêtre replace la cruche sur l’autel)
Prêtresse :
Coupe de
chêne et cruche de terre, (Ils font chacun un demi tour de Cercle et échangent ainsi leur place.)
Prêtresse :
Tête
cornue
et sabots
fendus, (Elle place la Coupe sur l’Autel.) Prêtre : (Elevant la Cruche en invocation) Vois Pan, ta vigne n’est pas stérile, Nous t’apportons les premiers fruits, Grand Pan. Du blé de la terre que tu aimes, Pan. Du lait des bêtes que tu conduis, Grand Pan. Accepte nos offrandes, Pan bien-aimée. Io Pan, Io Pan, Io Pan, Pan. (Il place la Cruche sur l’Autel.)
Prêtresse :
Eva
Evoe, Io Iacchos.
Eva
Evoe, Io Pan,
Pan.
Prêtresse :
Il y a un bruit de
bêtes à cornes à ton passage, Pan.
Prêtresse :
Ta syrinx
nous appelle de la rivière au
loin, Pan.
Prêtre :
Il y a au
loin un
chant dans tes
prairies, Pan.
Prêtre :
Maintenant
nous cherchons
à nouveau notre père
et revenons chez toi, Pan. Prêtresse : Eva Evoe, Io Iacchos. Eva Evoe, Io Pan, Pan. (Le Prêtre et la Prêtresse se saluent et retournent à leurs places.) Grand Prêtre : Appelons le Grand Dieu Pan d’une oraison si forte que dans son cri elle engendrera un sortilège. Réveillons l’ancienne Foi et le Grand Dieu reviendra vivre avec les hommes. (La Prêtresse s’approche de l’Autel et lève une main en invocation. Le Prêtre reste en méditation.)
Prêtresse : O
Grand Dieu
Pan, reviens sur terre. Prêtre : (debout) Eva Evoe, Io Iacchos Eva Evoe, Io Pan, Pan. (Le Prêtre s’avance vers l’Autel et lève les mains en évocation.)
Prêtre : O
toi dont
le désir infini engendra
les mondes,
La terre tremble sous
tes pieds qui s’approchent, Grand Prêtre : Eva Evoe, Io Iacchos. Eva Evoe, Io Pan, Pan.
Prêtresse : Nous, ton peuple
perdu, revenons à tes Autels,
Pan. Io Pan, Io Pan, Pan.
Je suis ta Prêtresse
et épouse, viens
à moi, Pan. Io Pan, Io Pan, Pan. Ton souffle fait onduler mes cheveux, Pan Tes feux agitent le flux de mon sang, Grand Pan. Io Pan, Io Pan, Pan.
Lors des danses, mes pieds martèlent
tes prairies, Pan. Io Pan, Io Pan, Pan.
Je suis
la terre qui attend et appelle, Pan.
Io Pan, Io Pan, Pan.
Je suis ta
prêtresse
et épouse, viens
à moi, Pan. Grand Prêtre : En chaque homme se cache un Dieu au pouvoir élémentaire : c’est ce que nous appelons le Pan Intérieur. Nous demandons à ce qu’il se manifeste, par le pouvoir du nom du Dieu berger d’Arcadie. Préparez-vous maintenant à la venue du Dieu ! (Le Prêtre s’approche de l’Autel, la Prêtresse reste assise)
Prêtre :
Par les vents des tempêtes qui soufflent dans tes forêts,
Par les grands yeux dans tes bosquets et les pieds légers dans tes
prairies Prêtresse : (s’approchant de l’Autel) La voix du Destin nous est parvenue Un cri poussé en Mer Ionienne – « Le Grand Dieu Pan est mort, est mort. Le Cornu est humilié ! Referme la porte qui n’a pas de clef Les vallées d’Arcadie vous sont fermées »
Il a perdu son héritage forestier, Lourd est le cœur de l’homme, Privé de Pan aux pieds légers. Péniblement il porte ses chaînes Jusqu’au retour du Dieu-Bouc
A moitié homme et à moitié animal, Pan est le plus grand, Pan est le dernier. Pan est tout et tout est Pan Cherchez-le en chaque homme ! Les sabots à ses pieds sont rapides, sa cuisse est velue, Suivez-le en Arcadie.
Sabot fendu et tête cornue, Cœur humain et esprit humain Pan le Dieu-bouc revient. A moitié homme et à moitié animal, Pan est tout et tout est Pan Viens O Dieux-bouc, viens à nouveau !
Prêtre :
Les siens appellent et le Grand Dieu arrive !
Prêtresse : Eva Evoe,
Io Iacchos.
Eva
Evoe, Io
Pan, Pan.
Prêtre :
Le Dieu
que tu cherches est mort, je suis
Pan. Prêtresse : Io Pan.
Prêtre :
Le bélier
blanc qui retourne dans son royaume,
c’est moi, Pan.
Prêtre :
Là où les
pieds blancs fuient
dans les bois, je suis là, Pan.
Prêtre :
Partout où
la vie fourmille de désir,
c’est moi, Pan. Prêtresse : Io Pan.
Prêtre :
J’apporte
mon vin et mon
miel, des bénédictions de
Pan.
Prêtre :
Que celui
qui l’ose boive à ma coupe, mon feu,
moi Pan. Je suis Cypris, je suis elle. Tous les hommes me répondent. Je me réveille, je suis le Pan frétillant Qui vit dans le cœur de chaque homme. Le Dieu de peur, qui fait fuir les hommes, Qui vient vers toi, qui vient vers moi. (Le Prêtre et la Prêtresse font un quart de cercle autour de l’Autel.) Prêtresse : Prêtre de Pan, lève-toi et viens.
Ecoute, le Dieu bouc nous rappelle à la
maison.
Prêtre :
Suivez
donc les chemins de
Pan.
Ensemble : Par la porte
qui n’a pas de clef Prêtre : Qui êtes-vous, vous qui cherchez ma terre ? Prêtresse : Tes enfants perdus, Pan. Prêtre : Que cherchez-vous ? Prêtresse : Ta bénédiction, que nous avons perdus, Pan. Prêtre : Allez-vous oser ? Prêtresse : J’ai osé, Pan.
La mer du crépuscule. O amour primal, viens à moi, Et que les mondes naissent de moi et de toi.
La vie et plus de vie en complète extase. Je suis la lune, la lune qui t’attire. Je suis la terre qui attend, la terre qui a besoin de toi. Viens à moi, Grand Pan, viens à moi ! Viens à moi, Grand Pan, viens à moi ! (Le Grand Prêtre va à l’Autel et verse du vin de la cruche dans la Coupe. Le Prêtre et la Prêtresse s’avancent et se retrouvent face à face autour de l’Autel et il lui donne à boire. Ils vont vers les rideaux. Le Grand Prêtre et la Prêtresse soulèvent les rideaux. Le prêtre tend le bol vers les présents.)
Prêtre : Vous êtes mon peuple.
Recevez mes dons
La terre de mes
collines pour vous
porter.
Par vos pieds et vos voix, mon peuple, Vous savez lorsque vous passez par mes lieux cachés Et au son de votre rire Les hommes briseront leurs chaînes et suivront. Prêtresse : Io Pan, Eva Evoe, Io Iacchos. Eva Evoe, Io Pan, Pan.
Prêtre :
(levant une main en invocation)
Que le pouvoir de Pan soit sur vous. Grand Prêtre : La porte qui n’a pas de clef c’est la porte de l’œil qui regarde vers l’intérieur. Le Grand Dieu Pan se réveille dans le cœur. Les vallées d’Arcadie sont les collines libres où il erre à volonté. (Il trace le Pentagramme de Bannissement de Terre.)
Que le Grand Dieu Pan
retourne chez lui. Paix à tous les êtres.
|