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La Sorcière de Saint Giles
par
Tof

On ne connaît que bien peu les membres du coven sorcier londonien dont Gerald Gardner faisait partie dans les années 40 et 50 (avant que Doreen Valiente n’ait rejoint ce groupe). Il y a bien quelques noms qui circulent mais aucun n’est vraiment sûr à 100%.
Parmi les membres possibles et probables de ce groupe il y a Madeline Montalban, la « Sorcière de St Giles ».
On sait que c’est elle qui a dactylographié le second roman de Gerald Gardner « High Magic’s Aid » et il y a plusieurs versions d’une histoire selon laquelle Madeline Montalban, Kenneth Grant (celui qui a succédé à Aleister Crowley à la tête de L’O.T.O. Britannique), son épouse Steffi et Gerald Gardner ont pratiqué ensemble un rituel basé sur la Magie d’Austin Spare.
A cette époque les rituels du groupe sorcier londonien dont Gerald Gardner était membre étaient très proches de ceux décrits dans « High Magic’s Aid » une forme de magie qui somme toute n’était pas très éloignée de ce qu’a pratiqué par la suite Madeline Montalban.
Gerald Gardner et Madeline Montalban ont aussi cherché ensemble à être admis parmi les membres de « l’Ordre Antique des Maîtres Cachés » un groupe qui se réunissait dans le sous sol de la librairie Atlantis, la plaque tournante de l’occultisme britannique. La candidature du couple fut rejetée.
Elle est née Madeline Sylvia Royals le 8 janvier 1910 à Blackpool dans le Lanshire. Plus tard elle a pris le nom de Montalban (en hommage à Ricardo Montalban l’acteur mexicain né la même année qu’elle et qui a joué dans « La fille de Neptune » ou « La rue du mystère »).
Au cours de sa vie elle a aussi employé d’autres noms (Madeline Alvarez, Dolores North ou encore Lucia Stevens).
Enfant elle a eu la polio ce qui l’a conduite à garder très souvent la chambre et rechercher l’évasion dan les livres.
A l’âge de 20 ans elle part vivre à Londres et devient journaliste.
En 1939 elle épouse George North un journaliste qui plus tard lui présentera Lord Mountbatten dont elle racontera qu’elle fut sa voyante.
Par la suite elle a rencontré son grand amour un autre journaliste Nicholas Heron qui travaillait pour le fameux magazine « Prediction » ce qui lui a permis à elle aussi d’écrire pour cette revue.
En 1944 elle s’est prise de passion pour l’œuvre de John Dee et son travail sur les anges. Elle a décidé d’en apprendre le plus possible sur le sujet et elle s’est procuré et a lu tout ce qu’elle pouvait trouver sur le sujet. De plus en plus son intérêt s’est porté sur « l’Ange Déchu » connu sous le nom de Lucifer ou Lumiel et la magie Enochienne.
C’est Aleister Crowley qui lui enseigna les bases du Tarot et de la Kabbale, mais c’est surtout la lecture de textes magiques datant de la renaissance qui a influencé sa pratique et la « Stella Matina » l’Ordre Magique qu’elle a fondé dans les années 1950.
C’est aux étudiants de cet ordre qu’elle confie l’étude de son livret « The Book of Lumiel » un texte de 21 pages où elle décrit sous forme écrite la vision qu’elle a eu de Lumiel. A ces mêmes étudiants elle donnait également l’accès à sa fantastique bibliothèque occulte comprenant bon nombre d’ouvrages originaux du XVIIème siècle.
Dans les années 1960 Madeline Montalban s’est définitivement fâchée avec Gerald Gardner (pour une sombre histoire de rituel où il l’aurait attachée nue et chatouillée avec une plume) et n’a cessé pendant de nombreuses années de déverser son venin sur lui et sur la Wica dans laquelle elle disait ne voir rien de plus qu’une fantaisie.
Cette inimitié a fait que Robert Cochrane se soit rapproché d’elle et au passage il lui a « emprunté » certaines de ses idées.
Tout à fait à l’opposé il est amusant de constater qu’Alex Sanders a lui aussi repris certaines idées de Madeline Montalban et les a propagées et enseignées (essentiellement ce qui concerne la magie Enochienne).
Parmi les étudiants de M. Montalban il y a eu Michael Howard, l’éditeur du magazine « The Cauldron » et, selon lui, c’est grâce à Madeline Montalban qu’il s’est tourné vers le Luciférisme ou encore John Score celui qui a créé le Pagan Front (qui est devenu par la suite la Pagan Federation).
On dit aussi que Madeline Montalban a eu une grande influence sur Andrew Chumbley et Michael Ford (l’auteur de, entre autre, « Book of the Witch Moon » ou « Luciferian Witchcraft: The Grimoire of the Serpent ») même si aucun des deux ne fut directement son élève. Tous deux lui ont, entre autre, repris l’idée selon laquelle une race d’anges déchus, les Veilleurs, est à la base du Sang Sorcier, mais il faut dire que même la Bible y fait allusion puisqu’on y lit :

Or, quand les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre et que des filles leur furent nées, les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils prirent pour femmes celles qui leur plurent (...) Les géants étaient sur la terre, en ce temps-là, et aussi dans la suite, parce que les fils de Dieu venaient vers les filles des hommes, et elles leur donnaient des enfants : Ce sont ces hommes puissants qui, dès les temps anciens, furent des gens de renom.

En France, Madeline Montalban a également influencé indirectement quelques groupes sorciers et/ou magiques, surtout dans leur approche de la magie Enochienne et leur attrait pour Lucifer.
Un cancer a eu raison d’elle en 1982, mais son « Stella Matina Order » lui survit encore aujourd’hui, essentiellement sous forme de cours par correspondance.

 

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