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Dans les Livres des Ombres utilisés
par Gerald Gardner et ses Grandes Prêtresses, on trouve quelques extraits de
textes en français. Parmi ceux-ci il y a, dans le Livre des Ombres d’une Grande
Prêtresse Initiée par Gerald Gardner un grand passage de tiré de « Vénus, la
Déesse Magique de la Chair » un livre écrit en 1908 par Pierre Piobb.
Vénus,
la Déesse Magique de la Chair
par
Pierre Piobb
LE COURANT ATTRACTIF
Vénus est la déesse de l’attraction. Sa religion se
trouve placée sur le plan terrestre ; elle constitue même
une expérimentation de ce plan terrestre
(1). Les sacrements et les sacrifices de Vénus devront donc
faire appel aux courants Z du plan terrestre et, spécialement,
au courant attractif. La
forme ordinaire de celui-ci est l’amour et son champ
d’exercice la chair. C’est pourquoi la religion de
Vénus est, avant tout, la religion fluidique de l’amour,
et la déesse, la déesse magique de la chair.
La communion, sacrement principal, sera, par conséquent,
l’union intime du croyant avec la déesse,
c’est-à-dire la vibration de l’âme à
l’unisson du courant attractif, la fusion complète de
l’être dans le fluide de l’amour, ce sera le spasme.
Quelle chose mystérieuse et divine que le spasme ! Au terme de
l’acte de plaisir, la chair tout entière sursaturée
de courant se détend brusquement comme la bouteille de Leyde se
décharge au contact du doigt de l’opérateur.
L’amour accumulé se répand dans le réservoir
cosmique du plan terrestre, comme l’électricité de
la bouteille de Leyde se perd dans le sol. L’âme,
éperdue, s'abime une minute dans les régions infinies de
l’attraction. C’est un moment d’inconscience, pendant
lequel rien n’existe plus ! C’est la plongée sublime
dans le néant !
La communion est complète. La déesse et l’homme
pour un instant ne font qu’un. La créature
transportée dans le monde des principes créateurs
goûte un peu la sensation indéfinissible du retour au
non-être, d’où elle est sortie et où elle
reviendra !
C’est là, certainement, pour l’homme, la plus haute
expression de ses affinités cosmiques matérielles.
Inconsciemment, quand il n’est pas dirigé par la religion,
il recherchera ce moment comme le but suprême des attractions de
sa chair, comme la conclusion de l'amour. Mais quand une religion,
c’est-à-dire une science sous la forme hiératique,
le guide, il s’applique à obtenir le spasme d’une
manière logique et d’une façon complète. Il
ne s’abandonnera pas au hasard d’une étreinte ; il
s’accouplera savamment avec un être de polarisation
fluidique contraire à la sienne ; il alliera son courant positif
au courant négatif, son activité à une
passivité ; il tiendra compte de l’heure, de la position
de la terre dans l’espace ; il s’ingéniera à
ressentir un maximum de vibrations attractives et il
s’abîmera confiant dans le sein de la déesse !
Alors la jouissance sera infinie ! Alors l’acte d’amour
prendra l’allure d’un rite et le spasme la forme d’un
sacrement.
Ce sera la communion avec Vénus.
*
* *
Notre
morale actuelle, fondée sur les principes de la religion du
Christ, est logique avec elle-même et avec son fondement. Elle
nous a, malheureusement, fait oublier que d’autres morales
peuvent exister parallèlement, basées sur des principes
différents. Ainsi, nous ne comprenons plus l’amour.
Poursuivis par l’idée que la matérialité est
inférieure à la spiritualité, que la chair se
subordonne à l’esprit, nous préférons
inconsciemment l’abstinence à l’amour. Nous sommes
des chastes pour qui l’oeuvre de chair est un
péché. Or, comme un péché est une honte,
nous n’avouons pas l’oeuvre de chair.
C’est du christianisme pur. On ne doit ni l’incriminer ni
le vanter. Chaque religion est rigoureusement établie selon les
lois de la Haute-Science. Le christianisme est ainsi parce qu’il
a pour dieu le Christ. Aucune autre raison n’est meilleure que
celle-là.
Cependant, la religion de la déesse Vénus, construite,
elle aussi, très rigoureusement, a ses dogmes, sa morale, ses
sacrements et son culte différents du christianisme. Les
principes qui en constituent la base sont naturels, logiques et solides
comme ceux du christianisme. On ne doit pas plus les incriminer ni les
vanter. Ils sont autres, voilà tout.
Nous ne comprenons plus l’amour. Nous ne savons même plus
bien accomplir l’oeuvre de chair, et c’est là une
plainte que tous les physiologistes émettent (2). Nous devons
pourtant abandonner momentanément notre morale actuelle et faire
abstraction de notre ignorance en amour si nous voulons élucider
les sacrements de Vénus.
(1) Voir la préface des Mystères des Dieux (dans ce volume).
(2) Notamment le célèbre obstétricien, le Docteur Pinard.
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