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Dans les Livres des Ombres utilisés
par Gerald Gardner et ses Grandes Prêtresses, on trouve quelques extraits de
textes en français. Parmi ceux-ci il y a, dans le Livre des Ombres d’une Grande
Prêtresse Initiée par Gerald Gardner un grand passage de tiré de « Vénus, la
Déesse Magique de la Chair » un livre écrit en 1908 par Pierre Piobb.
Vénus,
la Déesse Magique de la Chair
par
Pierre Piobb Égalité des deux Sexes
Cette
dualité de l’humanité partagée en deux sexes fait, à la fois, sa force
et sa faiblesse. La force résulte d’une division naturelle et
intelligente du travail dévolu à l’être humain : travail de
procréation, travail social, travail intellectuel. Elle permet une
équitable répartition des rôles à jouer dans la perpétuation de la
race, dans la vie de la famille, dans le progrès général. La femme a
son emploi tout désigné d’épouse, de mère, de maîtresse de maison et
d’artiste : à elle qui donne la vie, le soin de la rendre confortable,
gaie et belle ! On oublie aujourd’hui que les conditions sociales et
l’éducation sont des facteurs importants dans la détermination du
caractère. Dès son bas-âge, la petite fille est élevée comme une femme
et non comme un homme : on lui donne des jouets de son sexe, une
éducation de son sexe. Il ne viendra à l’idée d’aucune mère de
considérer sa fille comme absolument semblable à son fils. S’il existe
donc la moindre différence naturelle, - et la cosmologie le prouve
surabondamment, - la famille d’abord et la société ensuite se chargent
d’en accentuer les résultats moraux. A vingt ans, une différence
profonde séparera l’homme de la femme au point de vue moral :
l’instruction, aussi complète qu’elle ait été, fera de la jeune fille
un être très loin, comme mentalité, du jeune homme. Pourtant,
diront avec raison, les physiologistes, rien de notablement différent
ne se remarquera dans l’étude approfondie des circonvolutions
cérébrales de l’un et de l’autre. L’hérédité, en outre, ajouteront les
biologistes, est là pour appuyer cette thèse de l’égalité des sexes :
les tares ancestrales et les caractères acquis se transmettent des
parents aux enfants avec une impartialité flagrante : les filles en
héritent tout comme les garçons ; il n’y a donc aucune raison de penser
que les premières soient moins douées que les seconds. Supposez
cependant deux jeunes gens, frère et soeur, ayant chacun la même part
d’hérédité morale, ayant reçu une éducation identique, étant l’un et
l’autre libérés des conventions sociales et des préjugés (c’est là une
pure supposition scientifique, improbable). Ces deux êtres, malgré eux,
malgré tout, présenteront, psychologiquement parlant, une notable
différence entre eux : le garçon se montrera viril et la jeune fille
femme. De quoi sont faites cette virilité et cette féminité ? De
mille petites choses qui constituent en quelque sorte la physionomie de
l’âme, la tournure du caractère : c’est le style de la phrase, la
manière de l’oeuvre d’art, la forme de la pensée, l’orientation de
l’imagination, c’est ce qui fait que l’on distingue toujours le genre
homme du genre femme. Pour en reconnaître les causes et les raisons, il
est inutile de fouiller les circonvolutions cérébrales et de scruter au
microscope les cellules de la substance grise ; il ne sert à rien non
plus d’épiloguer sur les conditions sociales, sur les passions
acquises, sur les tares héréditaires, sur les obscurs motifs et les
ténébreux mobiles des actions et des concepts, - il convient de
remonter plus haut : il faut pénétrer les secrets intimes de la vie,
les mystères de la génération, les arcanes suprêmes de la nature. Philosophes
et savants pourront proclamer que rien, en principe, ne sépare la
mentalité féminine de la mentalité masculine ; il y aura toujours entre
la femme et l’homme une différence de principe comparable à celle de
l’électricité négative et positive, à celle de passif et de l’actif. On
n’effacera jamais l’inégalité des deux sexes - pas plus, d’ailleurs
qu’aucune inégalité. Alors même que tout ce qui sépare l’homme de la
femme, par suite de l'évolution progressive, serait réduit à néant, il
existerait toujours cette différence d’orientation de leur nature
originelle - de polarisation générale, selon la théorie d’Herbert
Spencer - qui aiguillerait, en deux sens opposés, les mentalités des
représentants de l’un et de l’autre sexe, C’est de quoi a tenu compte l’hiérophante en établissant la forme du sacrement du mariage dans la religion de Vénus.
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