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Dans
les Livres des Ombres utilisés par Gerald Gardner et ses
Grandes Prêtresses, on trouve quelques extraits de textes en
français. Parmi ceux-ci il y a, dans le Livre des Ombres
d’une Grande Prêtresse Initiée par Gerald
Gardner un grand passage de tiré de « Vénus,
la Déesse Magique de la Chair » un livre écrit
en 1908 par Pierre Piobb.
Vénus,
la Déesse Magique de la Chair
par
Pierre Piobb
Initiation à Cotyto, Bercer et Cyprise 1 L’initiation en Grèce portait un nom dont nous avons fait le mot : mystère ; nous disons : les mystères de tel dieu pour désigner le culte secret et initiatique qu’on lui rendait. Ce
mot, à proprement parler, signifie silence. Il exprime le serment du
secret absolu auquel étalent strictement tenus tous les initiés. On
doit considérer l’initiation comme une méthode d’enseignement dans
laquelle la plus grande liberté est laissée à l’individu. Le principe
sur lequel elle se fonde est celui de la diversité des évolutions.
L'initiateur sait que l’on ne peut forcer la compréhension de l’homme.
La compréhension de chacun est limitée par avance. Cette limite résulte
d’une foule de causes supérieures à l’homme quoiqu’elles soient
naturelles, mais que nul ne peut supprimer. On dirige donc assez
aisément l’éducation d’un individu, mais on ne modifie pas son
évolution et, en tout cas, on ne recule jamais la limite de sa
compréhension. L’initiateur, par conséquent, dédaigne tout
prosélytisme. Il attend que ses disciples se groupent naturellement. Il
sait que seuls les appelés formeront le groupe des élus. De là le second principe de cette méthode d’enseignement : on n’initie personne, chacun s’initie lui-même.
Le rôle de l’initiateur se borne à mettre entre les mains de l’initié
les moyens nécessaires de l’initiation. A chaque grade qu’il conférera
à ses disciples, correspondra un ensemble de symboles qu’il leur
présentera. Jamais, cependant, il ne tentera de leur en donner une
explication ; il attendra que chacun d’eux la dégage naturellement.
Autant d’initiés, autant d’interprétations diverses des symboles. Mais,
comme l’initiateur est toujours présent et veille sur la pensée des
élèves, ceux-ci ne s’écarteront pas des voies de la vérité. Le
symbolisme général est toujours en conformité absolue avec l’Univers,
avec la Nature, avec l’Homme même. Peu importe la manière dont on
l’interprète. Si on n’altère pas le symbole, on ne s’éloignera jamais
du droit chemin. Conserver intacts tous les symboles, tel est
donc, pratiquement, le but principal de l’initiateur. Or, l’initié, qui
en a besoin pour son instruction personnelle, qui les étudie et même
s’en sert dans les cérémonies, se trouve contraint par les rituels à
respecter le symbolisme. Seul, le profane, serait tenté de l’adultérer.
Dans l’ordre mural, on ne déforme que ce que l’on ne comprend pas,
comme dans l’ordre matériel on abîme uniquement ce que l’on n’apprécie
pas. Le danger pour le symbolisme consiste à être livré entre les mains
de personnes qui n’en soupçonnent pas la valeur. C’est alors que le
serment du silence intervient pour empêcher l’initié de trahir les
secrets des pratiques ésotériques et de vulgariser les symboles. Il
n’y a pas deux manières d’initiation ; il n’y en a qu’une seule. Elle
est logique et naturelle, tous les hiératismes l’ont nécessairement
adoptée (1). (1) Cf. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique.
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