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Dans les Livres des Ombres utilisés par Gerald Gardner et ses Grandes Prêtresses, on trouve quelques extraits de textes en français. Parmi ceux-ci il y a, dans le Livre des Ombres d’une Grande Prêtresse Initiée par Gerald Gardner un grand passage de tiré de « Vénus, la Déesse Magique de la Chair » un livre écrit en 1908 par Pierre Piobb.

Vénus, la Déesse Magique de la Chair
par Pierre Piobb

Cérémonies de Cotyto

On peut objecter que Cotyto n’avait aucun rapport avec Vénus. Tous les mythologues ont discuté sur Cotyto. Elle a été généralement confondue avec Cybèle, avec la Bonne Déesse et même avec Dionysos (1). A vrai dire, on ne sait rien sur elle, sinon ce que Junéval et Macrobe nous en ont rapporté. Mais que l’on lise ces deux auteurs, on se rendra rapidement compte qu’ils n’étaient ni l’un ni l’autre des initiés. Ce sont, du reste, deux anticléricaux notoires dont le témoignage est suspect. Quiconque a fréquenté une secte initiatique a pu s’apercevoir des erreurs faciles que commettent, à l’endroit de cette dernière, ceux qui n’y pénétrèrent jamais. Si l’on doit admettre avec une grande réserve les assertions de tout autour sur une religion qu’il a seulement connue incidemment, on doit se montrer plus prudent encore quand ce même auteur parle de l’initiation.
L’initiation, cependant, observe des règles beaucoup plus strictes que le culte public. Si l’on ne possède à son sujet que des documents vagues, on conserve néanmoins ces règles qui constituent la base même de tout symbolisme.
Quand on se trouve en présence de cérémonies dans le genre de celles de Cotyto et que l’on constate qu’elles se célèbrent selon le rite que logiquement doivent suivre les cérémonies initiatiques du premier grade de Vénus, pourquoi ne pas les identifier ? Rien ne s’y oppose. Le changement d’appellation de la déesse n’est pas un obstacle. Au contraire, afin de distinguer leur culte secret du culte public, les initiés donnent volontiers un autre nom à leur dieu. En effet, le dieu public n’est pas exactement le leur : comme ils se font une autre idée du dieu, ils considèrent en lui deux faces et, pour mieux les différencier encore, ils créent un mot nouveau. Ce sont les mots dits sacrés. Ceux-ci servent également de signe de reconnaissance entre les adhérents à une même secte.
On peut voir en Cotyto un de ces mots sacrés. Quiconque se disait adepte du culte de Cotyto aurait alors exprimé par là son initiation au premier grade de Vénus.
Les cérémonies de ce premier grade Initiatique de Vénus, à cause du Verseau auxquelles elles correspondent, devaient se célébrer la nuit. Le Verseau est, avec le Capricorne, un signe d’hiver où les nuits sont longues ; les astrologues lui ont, ainsi qu’au Capricorne, trouvé un rapport avec la planète Saturne, astre de faible éclairement, dont le symbolisme particulier est l’amour de la solitude et du secret.
Il est vraisemblable que les initiés devaient y assister revêtus d’habits féminins. C’était, on l’a reconnu, une coutume de se conformer aux moeurs attribuées au dieu que l’on honorait. Cette coutume est, du reste, éminemment logique. En effet, si Vénus, par exemple, se représente sous les traits d’une femme, c’est que l’attraction est une potentialité passive. Or, pour se conformer rigoureusement à la qualité même de Vénus, il convient que l’initié exalte sa passivité. De là l’allure féminine que les hommes se donnaient dans les cérémonies secrètes, de là les vêtements de femme, les parfums, les fards et les cheveux dénoués.
Il est incontestable aussi que la prostitution, ayant pour but l’union sous toutes ses formes compliquées et le spasme ou communion avec la déesse, devait s’imposer par le rituel même. De là, également, l’homosexualité qui régnait dans ces cérémonies. A côté de la prostituée devait logiquement se trouver le prostitué. L’un et l’autre n’avaient d’autre objectif que le maximum de plaisir et le plus complet spasme. 

(1) Cf. Dupuy, Origine de tous les cultes.

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