La Wica
    Textes de/sur Gerald Gardner
    Textes de/sur les Prêtresses de Gardner
    Les Anciennes Lois
    Théologie, Dogmes et Croyances
    Sur la Pratique
    Sur l'Histoire
    Lignée & Traditions
    Le Livre des Ombres
    Le Livre des Plantes
    Les Gens
    L'Initiation
    Le(s) Secret(s)
    La Validité
    Outils et Accessoires

  Le NROOGD

  Dion Fortune & The Society of Inner Light

  Alex Sanders & la Tradition Alexandrienne

  Chamanisme / Faery / Huna

  Magie Enochienne

  Reclaiming / Feri / 3rd Road

  Thelema

  Tubal Cain

  Autres

 

La Librairie

Le Cercle de la Pierre Sorcières

Liens

Dernières mises à jour du site


 

Dans les Livres des Ombres utilisés par Gerald Gardner et ses Grandes Prêtresses, on trouve quelques extraits de textes en français. Parmi ceux-ci il y a, dans le Livre des Ombres d’une Grande Prêtresse Initiée par Gerald Gardner un grand passage de tiré de « Vénus, la Déesse Magique de la Chair » un livre écrit en 1908 par Pierre Piobb. 

Vénus, la Déesse Magique de la Chair
Les douze formes de la Religion
par Pierre Piobb

Notre certitude d’hommes terrestre est limitée en quatre plans ou systèmes :
     le système terrestre,
     le système Terre-Lune,
     le système solaire,
     le système alcyonaire.

Les quatre cercles célestes qui correspondent à ces systèmes (qui en sont les équateurs) s’appellent :
l’horizon,
l’équateur céleste,
l’écliptique
ou orbite terrestre,
l’orbite du soleil autour de l’astre, centre de toutes les étoiles de première grandeur, que les travaux de M. Charles André ont démontré être Alcyone des Pléiades.
Toutes nos connaissances devraient être classées selon ces quatre plans. On ferait immédiatement ressortir la valeur exacte de chacune d’elle et on éviterait certaines confusions dans lesquelles les philosophes tombent sans y prendre garde. C’est là la principale utilité de l’astronomie.
Les connaissances initiatiques étaient réparties d’après cette division naturelle et logique que nous impose le déterminisme universel. Les anciens n’ignoraient rien du fonctionnement des astres. Le mythe d’Alcyon nous donne la preuve qu’ils considéraient l’étoile la plus luisante des Pléiades comme un centre autour duquel tournait le Soleil (1).
D’autre part, trois ordres de connaissances peuvent être envisagés :
L’ordre métaphysique, dans lequel on ne tient compte que des abstractions, des idées.
L’ordre physique, dans lequel on choisit dans les phénomènes l’ensemble de ceux dont les raisons immédiates sont des forces.
L’ordre morphologique, dans lequel, parmi les phénomènes, on ne prend que ceux dont les causes les plus voisines sont les formes.
En d’autres termes :
L’ordre métaphysique est celui du raisonnement ;
L’ordre physique, celui de l’expérimentation ;
L’ordre morphologique, celui du sens artistique.
Dans ces conditions, les connaissances métaphysiques décriront « ce qui existe » à l’aide d’une suite de raisonnements ; les connaissances physiques feront appel aux moyens d’expérience, et les connaissances morphologiques à l’intuition.
Les premières procéderont de la raison, les secondes des sens et les troisièmes du talent.
Aux premières correspondra encore la mathématique, aux secondes la science concrète, aux troisièmes l’art.
Enfin, dans la manière initiatique, les premières donneront une description de « ce qui existe », les secondes une expérimentation, et les troisièmes une vision (2).
En appliquant aux quatre plans du savoir humain ces trois ordres de connaissances, on peut avoir douze formes de dogmes et de religions.
1° Une description générale de ce qui existe qui correspondra au plan alcyonaire. Ce sera la plus haute expression de la connaissance. Elle touchera à l’hypothèse par certains détails voisins de son centre, mais elle donnera une carte d’ensemble vaste et complète. Formant un dogme religieux, elle sera un peu sèche dans son expression, difficile à comprendre et demandera une initiation très stricte afin de n’en pas perdre les formules. Le dieu affectera une allure légèrement panthéiste : à première vue, les gens non prévenus - non initiés - le confondront avec la Nature. Le dieu sera en réalité l’ensemble des potentialités contenues dans le centre de cet univers, dont les émanations se trouveront à la périphérie du cercle. Une telle religion sera monothéiste ; mais le dieu sera le plus inaccessible de tous aux croyants non initiés. La religion mosaïque rentre dans cette forme.
Une expérimentation du plan alcyonaire. Mais ce plan est par delà le système solaire. Pour l'expérimenter, il faudrait le parcourir. Le soleil seul le parcourt. Nous ne sommes pas sur cet astre. Nous ne pouvons donc expérimenter ce plan. Les forces cosmiques qui s’y trouvent nous échappent. Il n’y a donc pas de religion correspondant à cette forme : c’est la première des deux inaccessibles.
Une vision du mime plan alcyonaire. Mais pour l’avoir il faudrait être placé sur le Soleil, d’où, comme centre, nous verrions, projetée sur le ciel, son orbite, de même que, étant sur la Terre, nous voyons projetée sur le ciel l’orbite terrestre (ou écliptique ou zodiaque). Il n’y a donc pas non plus de religion correspondant à cette forme : c’est la seconde des deux inaccessibles.
Une description de ce qui existe, réduite au plan solaire. Le Soleil pris comme centre, aura autour de lui ses diverses planètes. Le dogme, plus voisin de la mentalité commune, exigera encore une certaine initiation, à cause du rôle cosmique joué dans l’univers par chacun des astres du système solaire. Le dieu véritable sera la Nature elle-même, qui a produit les corps célestes. Mais le croyant non initié perdra facilement cette notion, il déifiera les corps célestes eux-mêmes. Une religion fondée sur cette forme sera double : d’une part une initiation stricte, monothéiste, avec un dieu d’apparence panthéiste ; de l’autre un culte public polythéiste. C’est la religion de l’Égypte.
Une expérimentation du plan solaire. C’est-à-dire une astronomie. Mais une astronomie ne se bornant pas à calculer froidement la marche des planètes satellites du Soleil, étudiant au contraire les potentialités représentées par chacune d’elles et se mettant en rapport avec celles-ci au moyen d’un électromagnétisme spécial qui porte le nom de Haute-Magie. Ici le dogme sera purement physique. Le culte aura d’ailleurs beaucoup plus d’importance. Le dieu sera le générateur de ces fluides émis par les astres. Les demi-dieux seront, alors, les modifications de ces fluides, la lumière, la chaleur, l’électricité, la radioactivité, etc. Une telle religion très scientifique, ne pouvait être, dans l’antiquité, comprise que par les initiés ; la masse des croyants la suivaient en la dénaturant, en la transformant en un ensemble de superstitions. C’est le cas de la religion de Mithra.
Une vision du plan solaire. Soit un tableau en perspective du système solaire ! On comprend que le dogme de cette forme doit faire appel à l’image pour être accessible même aux initiés. On comprend que les initiés ne puissent pas arriver du premier coup à saisir l’ensemble même du dogme. Aussi une initiation savamment graduée, avec un entrainement progressif, est elle nécessaire. La religion, du reste, a une double face abstraite et concrète. Sous sa face abstraite, elle embrasse l’invisible du système solaire ; sous sa face concrète, le visible. Sous sa face abstraite, elle demeure monothéiste, le dieu étant l’organisateur du système aperçu. Mais, sous sa face concrète, elle tombe rapidement dans le polythéisme ; celui qui est imparfaitement initié ne tarde pas, en effet, à prendre pour dieux égaux toutes les potentialités qu’il rencontre, de quelque nature qu’elles soient. Le Brahmanisme a eu ce sort.
Une description générale du plan Terre-Lune, avec, bien entendu, la Terre comme centre, puisque notre astre a la Lune pour satellite. Le dogme est simple, très accessible. L’initiation aura seulement pour but de faire comprendre que, sous ses apparences matérielles, la religion possède une doctrine très élevée et très intellectuelle. Mais le dieu est voisin de l’homme. C’est la force attractive contenue dans la Terre ; c’est celle que l’homme ressent en lui. Le croyant vulgaire saisit très bien la nature de son dieu. Il en découvre des manifestations partout, même en lui : il est naturellement porté à le représenter sous la forme où la force se manifeste. Ainsi, le plus grand pouvoir physique de l’homme étant celui d’engendrer (par analogie au plus grand pouvoir physique de la Terre, qui est celui d’attirer la Lune), nous aurons le symbolisme phallique du culte de Dionysos.
L’expérimentation du système Terre-Lune. Ce sera, d’une part, l’astronomie lunaire, et, de l’autre, la magie ordinaire. La religion sera très secrète, ne comprenant, pour ainsi dire, pas de culte public. Une initiation très fermée la constituera presque uniquement. Il s’agit, en effet, de mettre l’homme en communication avec les potentialités très voisines, comprises entre la Terre et la Lune. Ce sont des forces naturelles dont la science contemporaine commence à s’occuper : ce sont les fluides analogues au magnétisme terrestre, ce sont les causes des phénomènes dits spirites. Le dieu sera la potentialité subtile dont les forces magiques sont la manifestation. Ce sera le plus mystérieux des dieux. On le symbolisera, mais ou ne le nommera point. Jamais aucun croyant ne sera tenté de le confondre avec ses manifestations. Jamais la religion ne tombera dans le polythéisme. D’ailleurs, ce sera la religion qui aura le moins d’adeptes. Elle ne variera guère d’aspect, car son culte sera aussi peu public que possible. Ce sera la religion presqu’ignorée d’Hécate, celle qui se perpétua au Moyen Age et tomba dans la superstition de la sorcellerie quand les non-initiés voulurent la répandre. .
Une vision du système Terre-Lune, par coutre, formera une religion publique, étalée au grand jour. Ce sera le culte d’'Apollon, culte de la forme de la nature, culte de l’harmonie, culte de l’art. S’il est difficile à l’homme de saisir l’harmonie du système solaire, s’il ne peut y parvenir que par des efforts de transposition, il arrivera tout uniment à comprendre le rythme des choses dont la Terre est le centre.
Le culte accessible à tous, prenant le croyant par le sentiment du beau, aura une très grande extension. Il sera polythéiste dans l’allure, mais aucun adepte ne tombera dans la confusion. Le dieu, le seul, compréhensible pour tous, est cette harmonie générale qui saute aux yeux dans chaque phénomène terrestre. L’initié, lui, saura que cette Harmonie est seulement un résultat et que sa cause est plus élevée que la Terre. Ce sera rependant tonte la différence entre l’initié et le simple croyant.
10° Une description du plan terrestre. Ce sera la forme métaphysique la plus accessible. Le dogme consistera à rapprocher le dieu de l’homme au point même de les confondre. Le dieu sera fait homme. Tout le secret de l’initiation résidera dans la façon dont ce rapprochement se fait. Mal interprété, ce dogme conduira à faire croire à l’espèce humaine qu’elle est le centre de l’univers. La religion n’a cependant qu’un but : décrire la création pour faire comprendre le créateur. C’est la forme analytique qui s’oppose à la forme synthétique de la religion mosaïque. Mais cette opposition même établit entre ces deux religions une certaine analogie. Ainsi leur morale sera semblable. Le monothéisme formera la règle absolue ; le croyant ne s’en écartera jamais. Pour lui son dieu est une personnalité, comme lui-même. Il ne pourra, alors, pas comprendre la trinité divine que le dogme lui enseignera, car il en arrivera à ne plus savoir faire le départ entre l’homme et le dieu. Cette religion aura nécessairement, une grande extension. Très adéquate à l’homme, elle sera admise facilement, même par les mentalités les plus élémentaires. Chacun des croyants cependant entretiendra en lui-même une représentation différente du dieu. Pour maintenir l’unité intégrale de la religion, les dogmes devront être coulés eu quelques formules où la moindre virgule aura son importance. L’interprétation de ces dogmes devra, comme corollaire, être interdite, car elle entrainerait la sortit du plan terrestre. Or, sortir du plan terrestre, c’est sortir de cette religion. Il en résultera que les prêtres devront faire appel à la foi aveugle chez leurs adeptes et que la moindre discussion des dogmes engendrera l’hérésie. Très voisine de l’homme, cette religion, dès qu’on l’examinera superficiellement, paraitra la plus lointaine. L’initiation, réduite à une très simple expression, ne tardera pas dans la suite des temps à se perdre. Le dogmatisme traditionnel demeurera le seul soutien de la religion. Ce sera le christianisme.
11° Une expérimentation du plan terrestre constituera la base d’une religion également très accessible à la masse susceptible d’une extension considérable. Le dogme, éminemment physique, sera fondé sur forces de l’homme, sur les fluides qui sont en lui, l’attraction de l’être sur l’être sera le dieu. L’initié saura le rattacher à un groupe de causes supérieures ; mais le simple croyant se contentera de le vénérer. Le dieu réside dans chacun et tout dans la nature terrestre parait son oeuvre. C’est l’Amour ! Potentialité indéfinissable dans son essence, comme toute potentialité divine ! Potentialité voisine de nous cependant et dont les manifestations sont nombreuses. Le culte public prendra les diverses formes que l’Amour adopte parmi nous. Il variera donc, pour ainsi dire, à l’infini. Il sera, néanmoins, toujours monothéiste. Quel que soit le nom qu’elle prenne, du reste, la religion sera toujours celle de l’Amour. - celle de Vénus.
12° Une vision du plan terrestre, c’est-à-dire une vision de l’humanité ; - autrement dit une synthèse sociologique. Elle donnera le dogme de l’évolution sociale, le dogme de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. La religion se composera presque uniquement d’une initiation. Tout culte social tomberait dans l’adoration d'une personnalité et le dogme ne considère que le genre humain. Dont point de cérémonies. presque pas de symbolisme, des mythes faciles à expliquer et des rites réduits au nécessaire Le dieu, c’est l’humanité. Le simple adepte se proclamera, conséquemment, athée, car il répudiera toute autre potentialité. L’adepte supérieur saura cependant que l’humanité est guidée par l’évolution générale et que celle-ci est l’émanation du divin. Telle sera la religion de Mars dont les sectateurs modernes auront été les Rose-croix, les Templiers, les Francs-Maçons.

*

Les formes religieuses sont donc au nombre de douze. Elles se réduisent, néanmoins, à dix, parce que deux d’entre elles sont inaccessibles à l’homme terrestre.
Nous aurons par conséquent dix dieux, les peuples, selon leurs langues propres, les désigneront sous des noms divers. Parfois même telle idole dont le nom représentera le dieu dans une religion, ne sera plus qu’un demi-dieu dans une autre. Souvent, en passant d’un gays à un voisin, la religion revêt un aspect différent. Une révolution s’accomplit : on adopte une nouvelle croyance et, pour ne pas opérer un changement trop brusque, on attribue aux idoles déjà existantes des qualités nouvelles. C’est le cas d’Isis, que l’on retrouve sons le nom de plusieurs déesses grecques ou latines ; tandis que ces mêmes déesses possédaient par ailleurs une religion bien différenciée. C’est le cas aussi de plusieurs saints du christianisme, qui étaient révérés sous leurs mêmes noms par les gentils.
Les religions s’interpénètrent. Elles paraissent dériver les unes des autres, il n’en est rien, cependant. Le chaos est seulement une apparence. Le fond est commun pour toutes, les dogmes exposent le même ensemble de vérités, les morales sont parallèles, les sacrements semblables, les cérémonies analogues. L’observateur superficiel a donc trop de motifs pour voir des rapports et des filiations.
L’année est la même pour tous : le soleil parcourt son chemin apparent à travers les signes du zodiaque de la même façon pour quiconque. Toutes les fêles de l’équinoxe du printemps seront par conséquent des fêtes du Bélier, et il ne faudra pas en trouver d’autre raison. C’est le seul rapport qu’il y a notamment entre la Pâque juive et les Pâques chrétiennes.
La tendance d’une certaine école hiérologique moderne est de considérer une religion connue un phénomène ethnique. Volontiers on la prend, dans son ensemble, pour la personnification imaginative des contraintes sociales et naturelles qui s’imposent à l’homme tout en lui échappant dans leurs causes. On admet facilement que les religions primitives se rattachent aux « traditions sociales » qui régissaient les clans. Mais y a-t-il jamais eu de religions primitives ? Et qu’est-ce qu’une tradition qui n’aurait d’autre origine que la fantaisie ? On est très fier d’avoir découvert la Papouasie. On étudie le des peuplades que l'on s’imagine primitives, sans s’inquiéter de savoir si elles n’ont pas été civilisées dans des époques très lointaines, sans se préoccuper si leurs tabous et leurs totems ne sont pas des traces de religions connues, - des superstitions (3).
C’est la méthode inductive. On doit la respecter car, en diverses branches de la science, elle a donné d’excellents résultats.
Il est permis, cependant, de lui opposer la méthode déductive.
L’homme peut vivre sans religion. A notre époque, dans nos pays civilisés, une foule de gens vivent sans religion. Le principe même de la liberté de conscience part de l’inutilité de la religion dans la vie sociale. La science commune se passe, à plus forte raison, de la religion. La loi de la gravitation universelle, disait avec justesse Laplace, n’a nullement besoin de l'hypothèse de Bien pour être démontrée.
L’homme peut moins vivre sans philosophie. L’inconnu le guette à chaque tournant de ses réflexions. Les pourquoi, les comment peuplent son esprit dès qu’il réfléchit. Les dogmes des religions sont une philosophie ; ils répondent aux pourquoi et aux comment. Mais si l'homme ne réfléchit pas, s’il végète, comme sans doute végétaient les premiers humains de la préhistoire, que lui importent les aimiez de la nature ?
Les religions primitives n’ont pas dû exister. Les religions ne sont venues qu’avec la philosophie, avec la Haute-Science. Il a suffi qu’un homme intelligent découvrit, un jour, la théorie du cercle, pour que la religion naquit. Il est plus simple de supposer une raison humaine inventant la géométrie que d’imaginer une suite de gens perpétuant des rites incohérents et ridicules. Les premiers hommes se trouvaient sans doute près de l’animalité, ils ne devaient pas en être plus bêtes pour cela. Les animaux eux-mêmes, quand on les étudie, paraissent parfaitement capables de certains concepts.
C’est ainsi qu’en face de la théorie des totems et des tabous, qui prétend expliquer les religions par des traditions sociales, s’élève la théorie cosmologique qui dévoile les mystères des dieux.

*

Peu importent donc les noms sous lesquels les peuples ont, jusqu’ici, désigné les dix formes de la Divinité. Il suffira de donner à chacune l’appellation répondant le mieux à la conception courante que l’on en a. Ainsi, nul besoin ne sera de distinguer une Vénus Uranie et une Vénus Terrestre : pour tout le monde, Vénus demeure la déesse de l’Amour.
Si donc nous plaçons sur un schéma kabbalistique les dix formes de la Divinité, nous verrons d’un seul coup la place que chacune d’elles occupe sur les plans de la connaissance et nous saisirons les rapports qu’elles ont entre elles.
Nous aurons en même temps le plan de cet ouvrage et nous comprendrons pourquoi l’auteur l’a adopté.
Mais aucune de ces dix formes de la Divinité n’est ni supérieure ni excellente : elles sont toutes égales. Rien n’empêche donc de les étudier l’une après l’autre sans autre guide que la fantaisie. Du moment que l’on sait les rattacher ensemble et les classer, aucune succession ne s’impose.
C’est pourquoi cet ouvrage débute par l’étude de la religion de Vénus. Vénus est la potentialité la plus concrète, la plus voisine de nous, celle que nous connaissons bien tous ; elle est notre cause immédiate et notre fin prochaine, nous ne vivons que par elle et pour elle. Il était juste et nécessaire qu’elle précédât toutes les autres.

(1) Le sous-mythe des Pléiades enseigne que ces filles de Pléioné (la totalité) et d’Atlas (l’infatigable), qui inventa la sphère, ont été métamorphosées en étoiles parce que leur père avait voulu lire dans le ciel pour connaître les mystères des dieux.
Cf. Ovide, Métamorphoses.
Cf. aussi : L’année occultiste et psychique (1907). P119 et suiv.

(2) En effet, Il y a trois façons, pour l’homme, de rendre un paysage : 1° en dresser la carte ; 2° en étudier la géologie, la géographie, l’ethnographie, etc... ; 3°en faire un tableau.
(3) C.f. Max Muller, Nouvelles études de Mythologie.
« La question, dit-il, n’est pas de savoir pourquoi on a conté de pareilles légendes en Polynésie, mais pourquoi on les contait en Grèce. »

retour
 

 

Dans la joie nous nous sommes réunis, dans la joie nous nous séparons et dans la joie nous nous retrouverons!