La Wica
Textes de/sur Gerald Gardner
Textes de/sur les Prêtresses de Gardner
Les Anciennes Lois
Théologie, Dogmes et Croyances
Sur la Pratique
Sur l'Histoire
Lignée & Traditions
Le Livre des Ombres
Le Livre
des Plantes
Les Gens
L'Initiation
Le(s) Secret(s)
La Validité
Outils et Accessoires
Le NROOGD
Dion Fortune & The
Society of Inner Light
Alex Sanders & la
Tradition Alexandrienne
Chamanisme / Faery /
Huna
Magie Enochienne
Reclaiming / Feri /
3rd Road
Thelema
Tubal Cain
Autres
La Librairie
Le Cercle de la Pierre
Sorcières Liens
Dernières
mises à jour du site
|
Dans les Livres des Ombres utilisés
par Gerald Gardner et ses Grandes Prêtresses, on trouve quelques extraits de
textes en français. Parmi ceux-ci il y a, dans le Livre des Ombres d’une Grande
Prêtresse Initiée par Gerald Gardner un grand passage de tiré de « Vénus, la
Déesse Magique de la Chair » un livre écrit en 1908 par Pierre Piobb.
Vénus,
la Déesse Magique de la Chair
par Pierre Piobb
Mortification de l’attraction.
Cependant l’attraction sera mortifiée. Le soin de la Divinité - en grec
Diomède - sera d’empêcher qu’elle ne prenne trop d’extension : Vénus recevra une
blessure.
Dans l’ardeur de la bataille, elle veut protéger son fils Énée. Énée, c’est,
comme son nom l’indique, l’art du verbe, la poésie. C’est un rejeton terrestre
produit de l’attraction et de son plus proche parent, ou Anchise, lorsque
celui-ci gardait les troupeaux. Anchise est une entité humaine : il représente
l’homme simple, fruste même. S’il s’unit à l’attraction, s’il la comprend, il
enfantera la poésie, qui est le symbolisme écrit des choses métaphysiques. Mais
cette union momentanée, qui effleure à peine l’attraction, est inavouable.
Anchise n’a jamais pu se vanter d’avoir possédé Vénus. L’homme ne dit pas qu’il
puise dans sa connaissance cosmologique pour faire de la poésie : le symbole
doit demeurer le mythe. C’est la raison de l’initiation qui reste secrète. La
Divinité oppose ses foudres matérielles à l’homme qui se permet de dire qu’il a
un instant possédé l’attraction.
Celle-ci, cependant défend l’art poétique, comme elle défendra tous les arts.
Elle est l’Oeneadum genitrix, la mère de tous les genres artistiques.
Elle ne l’oublie pas.
Le soin de la Divinité néanmoins sera de la blesser. Malgré la robe tissée par
les Grâces, c’est-à-dire malgré toute la beauté matérielle dont l’attraction se
pare, sa main, - le moyen dont elle se sert - sera atteint et un peu de son sang
– de son essence (car le mythographe a soin de dire que ce sang est loin de
ressembler à celui des hommes) - sera répandu.
Mars, ou l’évolution, vient à son secours. Il offre son char, c’est-à-dire
l’ensemble des lois qui le conduisent. Il la tire d’embarras et la conduit dans
l’Olympe, dans l’abstrait.
L’attraction se plaint à une des composantes de l’espace, à l’océanide Dioné qui
l’éleva. Junon ou la matérialité et Minerve ou l’intellectualité se réjouissent.
Elles essaient d’exciter la Divinité contre la blessée.
Mais la Divinité inconnaissable, dont les potentialités sont des émanations et
des formes, dit à l’attraction : « Ma fille, ce n’est pas à vous de vous mêler
de la lutte terrestre ; présidez sur terre à la gaité, aux arts, aux amours, au
mariage. Laissez la lutte à l’évolution et à l’intellectualité. » (1).
C’est là la formule du rôle que joue, dans le plan terrestre, l’attraction.
XII
Dans l’abstrait, parmi les potentialités, l’attraction est entourée de ses
diverses qualités et conséquences. On les nomme les attributs de la déesse.
Ce sont d’abord les Grâces ou Charités, - à proprement parler, les trois formes
sous lesquelles se présentent à nous les dons divins de la beauté, donc les
trois formes du beau : Euphrosine, la beauté structurale ; Aglaé, la beauté
idéale ; Thalie, la beauté constitutionnelle. En toute œuvre, la première
s’admire dans la proportion, la seconde dans la pensée, la troisième dans la
matière. Tout objet réunissant ces trois conditions sera à l’image des cosmos :
il sera beau (2).
(1) Cf.
Homère L’Iliade Liv. V.
(2) Les Grecs disaient facilement kósmos; pour beau et les latins mundus :
nous avons oublié le mot monde pour ne conserver que son contraire immonde.
retour
|