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Dans les Livres des Ombres utilisés par Gerald Gardner et ses Grandes Prêtresses, on trouve quelques extraits de textes en français. Parmi ceux-ci il y a, dans le Livre des Ombres d’une Grande Prêtresse Initiée par Gerald Gardner un grand passage de tiré de « Vénus, la Déesse Magique de la Chair » un livre écrit en 1908 par Pierre Piobb. 

Vénus, la Déesse Magique de la Chair
par Pierre Piobb

La femme dans l’histoire.

C’est mieux encore, cependant. C’est, en parallèle, la synthèse de l’histoire de la femme à travers les âges.
La femme est un être sorti de l'infini, née avec la pureté psychique. Les exigences de la matérialité l’ont contrainte au mariage, L’union légitime de Vénus et de Vulcain représente les accouplements de ces âges intérieurs de l’humanité où la femme avait déjà pu s’affiner, - car elle est plus précoce que l’homme, - et où l’époux se présentait sous l’aspect d’une brute immonde, abêtie de travail, C’'est la période de l’hétaïrisme où la femme appartenait à la tribu (1).
Mars, fils de Junon seule, est un de ces hommes de l’époque gynécocratique où la filiation paternelle ne comptait pas. Les femmes gouvernaient l’État, alors ; elles voulaient asservir les hommes en gardant pour elles seules leurs enfants.
Vulcain surprenant les amants, c’est la revanche du mâle qui opéra une révolution pour rétablir l’anthropocratie et le mariage sous la forme indissoluble. Vanité des institutions humaines ! La femme dut accepter les conditions de l’homme ; elle s’évada quand même, payant la rançon de l’adultère. Le fils reste à la mère, car l’amour filial est de tous les liens le plus naturel et le plus solide.
Typhon, symbole de l’homme en rut, poursuit la femme dans ces périodes de barbarie patriarcale et du mariage romain. Elle s’enfuit ; elle trouve le moyen de se débarrasser de lui en mettant entre eux la barrière infranchissable de la froideur.
Vient ensuite l’ère galante du Moyen-Age, où la femme passe son temps dans les amours. Le mariage chrétien se pare du charme du consentement des époux. C’est l’idylle de Vénus et Adonis.
Puis, le mariage demeurant indissoluble, la femme, dans les temps modernes, prend sa revanche par les satisfactions matérielles. Elle s’unit à Mercure le riche, sans amour, à cause du bien-être qu’il peut lui procurer. Nous touchons à ce moment au XXème siècle.
La femme triomphe partout. Elle est adulée, glorifiée. On la couvre d’or. On préfère la beauté charnelle à la vertu de la mère de famille et à la chasteté de la vierge. C’est l’opinion de Pâris.
Mais déjà s’annonce le féminisme avec le suffragisme, son corollaire. La femme veut être citoyenne ; elle tient à se mêler aux luttes politiques. N’a-t-elle pas un patrimoine, une dot, une personnalité à défendre ?
Le mythe, ainsi envisagé, constituait pour les anciens une prophétie complète, ainsi du reste que tous les mythes. L’avenir dira si cette prophétie s’accomplira jusqu’au bout.
Il est vraisemblable, cependant, qu’après cette incursion dans le domaine politique, où certainement sa beauté sera entamée, la femme revienne à son rôle d'amante, rôle sublime et divin.
Car ce rôle lui donne une autorité sociale immense sur les hommes, les mœurs et les lois.  

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(1) Cf. Bachofen, Das Mutterecht.


 

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Dans la joie nous nous sommes réunis, dans la joie nous nous séparons et dans la joie nous nous retrouverons!