La Wica
Textes de/sur Gerald Gardner
Textes de/sur les Prêtresses de Gardner
Les Anciennes Lois
Théologie, Dogmes et Croyances
Sur la Pratique
Sur l'Histoire
Lignée & Traditions
Le Livre des Ombres
Le Livre
des Plantes
Les Gens
L'Initiation
Le(s) Secret(s)
La Validité
Outils et Accessoires
Le NROOGD
Dion Fortune & The
Society of Inner Light
Alex Sanders & la
Tradition Alexandrienne
Chamanisme / Faery /
Huna
Magie Enochienne
Reclaiming / Feri /
3rd Road
Thelema
Tubal Cain
Autres
La Librairie
Le Cercle de la Pierre
Sorcières Liens
Dernières
mises à jour du site
|
Dans les Livres des Ombres utilisés
par Gerald Gardner et ses Grandes Prêtresses, on trouve quelques extraits de
textes en français. Parmi ceux-ci il y a, dans le Livre des Ombres d’une Grande
Prêtresse Initiée par Gerald Gardner un grand passage de tiré de « Vénus, la
Déesse Magique de la Chair » un livre écrit en 1908 par Pierre Piobb.
Vénus,
la Déesse Magique de la Chair
par
Pierre Piobb
La
femme dans l’histoire.
C’est mieux encore, cependant. C’est, en parallèle, la synthèse de l’histoire de
la femme à travers les âges.
La femme est un être sorti de l'infini, née avec la pureté psychique. Les
exigences de la matérialité l’ont contrainte au mariage, L’union légitime de
Vénus et de Vulcain représente les accouplements de ces âges intérieurs de
l’humanité où la femme avait déjà pu s’affiner, - car elle est plus précoce que
l’homme, - et où l’époux se présentait sous l’aspect d’une brute immonde, abêtie
de travail, C’'est la période de l’hétaïrisme où la femme appartenait à la
tribu (1).
Mars, fils de Junon seule, est un de ces hommes de l’époque gynécocratique où la
filiation paternelle ne comptait pas. Les femmes gouvernaient l’État, alors ;
elles voulaient asservir les hommes en gardant pour elles seules leurs enfants.
Vulcain surprenant les amants, c’est la revanche du mâle qui opéra une
révolution pour rétablir l’anthropocratie et le mariage sous la forme
indissoluble. Vanité des institutions humaines ! La femme dut accepter les
conditions de l’homme ; elle s’évada quand même, payant la rançon de l’adultère.
Le fils reste à la mère, car l’amour filial est de tous les liens le plus
naturel et le plus solide.
Typhon, symbole de l’homme en rut, poursuit la femme dans ces périodes de
barbarie patriarcale et du mariage romain. Elle s’enfuit ; elle trouve le moyen
de se débarrasser de lui en mettant entre eux la barrière infranchissable de la
froideur.
Vient ensuite l’ère galante du Moyen-Age, où la femme passe son temps dans les
amours. Le mariage chrétien se pare du charme du consentement des époux. C’est
l’idylle de Vénus et Adonis.
Puis, le mariage demeurant indissoluble, la femme, dans les temps modernes,
prend sa revanche par les satisfactions matérielles. Elle s’unit à Mercure le
riche, sans amour, à cause du bien-être qu’il peut lui procurer. Nous touchons à
ce moment au XXème siècle.
La femme triomphe partout. Elle est adulée, glorifiée. On la couvre d’or. On
préfère la beauté charnelle à la vertu de la mère de famille et à la chasteté de
la vierge. C’est l’opinion de Pâris.
Mais déjà s’annonce le féminisme avec le suffragisme, son corollaire. La femme
veut être citoyenne ; elle tient à se mêler aux luttes politiques. N’a-t-elle
pas un patrimoine, une dot, une personnalité à défendre ?
Le mythe, ainsi envisagé, constituait pour les anciens une prophétie complète,
ainsi du reste que tous les mythes. L’avenir dira si cette prophétie
s’accomplira jusqu’au bout.
Il est vraisemblable, cependant, qu’après cette incursion dans le domaine
politique, où certainement sa beauté sera entamée, la femme revienne à son rôle
d'amante, rôle sublime et divin.
Car ce rôle lui donne une autorité sociale immense sur les hommes, les mœurs et
les lois.
*
* *
(1) Cf. Bachofen, Das Mutterecht.
retour
|