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Un Rituel sur la colline

par Doreen Valiente version française Tof

Traditionnellement le lieu de rencontre d’un coven doit être au moins à trois lieues (pas tout à fait 15 km) du lieu de rencontre d’un autre coven pour éviter les conflits d’intérêts. La tradition veut aussi que chaque coven n’en sache pas trop au sujet d’autres covens. Seuls les membres les plus anciens conservent les contacts nécessaires avec les autres covens. Ainsi, en cas de troubles, les gens ne peuvent révéler ce qu’ils ne savent pas.
Il ne fait aucun doute que ces très anciennes pratiques rituelles ont un profond effet psychologique sur ceux qui y prennent part. Ainsi ils semblent développer des pouvoirs et des perceptions psychiques latents.
Un témoin oculaire des faits m’a parlé d’une fête où des gens se sont rendus sur les hauteurs de Sussex Down lors d’une nuit de pleine lune pour contacter les anciennes puissances. Ils souhaitaient d’une part perpétuer une tradition et aussi ressentir, même un court instant, cette parenté avec des forces de vie qui sont la racine de la religion primitive.
Ils avaient apporté un vieux couteau rituel, connu sous le nom d’Athamé, que devait tenir le leader lorsque l’invocation était prononcée. Ils avaient aussi une plaque de métal où une étoile à cinq branches était gravée. Il s’agit d’un pentagrame, le symbole devant lequel les esprits mauvais sont effrayés et désorientés. Une telle plaque, où l’on a gravé des signes magiques, est appelée un pentacle.
Ils avaient emporté de quoi faire un petit feu, un flasque de vin, ainsi qu’une corne à boire comme autrefois. Sur le couteau et sur la coupe des sigils magiques étaient inscrits.
C’était une belle nuit très claire, avec un vent très fort et quelques rares nuages passaient devant la lune. Mon informateur m’a décrit l’ascension de la colline et comment ils en ont atteint le sommet sans aucune précipitation. Ils ont allumé leur feu dans un endroit encaissé pour qu’il ne soit pas visible du village en bas.
Le leader a ensuite gagné sa place devant le feu, dos au vent pour que le vent ne rabatte pas les flammes vers lui. Dans sa main droite il avait le couteau rituel et dans la gauche le pentacle. Les autres se tenaient en demi-cercle derrière lui. Une femme tenait la coupe en corne remplie de vin.
Un vieil homme a été chargé de s’occuper du feu, pour qu’il ne s’éteigne pas ni ne grandisse trop et soit alors vu au loin. Il était accroupi à côté du feu avec un stock de bois sec. On a dit à mon informateur que le bois avait été ramassé la veille et caché à proximité.
Pendant quelques instants tous sont restés silencieux, puis le leader a lancé un long cri. Cela ressemblait à « EEE-OOO AAH-VOH-AIEE ! » Un frisson est passé parmi les membres du petit groupe et certains se sont instinctivement donné les mains.
Le leader a commencé à réciter une invocation.
Il a demandé aux « Anciens » et aux pouvoirs des éléments, terre, feu, air et eau de bénir « ce moment et ce lieu et ceux qui sont avec nous ».
La femme avec la coupe de vin est allée vers lui Il a levé le couteau pour que sa lame reflète la lumière de la lune et celle du feu. Puis il l’a baissé jusque dans la coupe puis il l’a repris. Le symbolisme de cet acte était flagrant. Comme le couteau était masculin, la coupe était féminine et de leur l’union découlait extase et fertilité.
La femme qui tenait la coupe en a bu un peu puis l’a donnée au leader. En faisant cela elle lui a pris le couteau rituel pendant qu’il buvait. Ensuite la coupe est passée de main en main et tous y ont bu. La femme a versé le peu qui restait sur la terre.
Le leader a posé le pentacle près du feu. La femme a posé la coupe vide dessus. Le leader y a placé le couteau rituel, la pointe dans la coupe. Le vieil homme qui s’occupait du feu a tiré de son vêtement un instrument de musique fabriqué comme autrefois, un peu comme un pipeau. Il a commencé à jouer une mélodie lente et rythmée. Les autres ont alors joint leurs mains et ont commencé à danser en suivant la musique. Ils ont fait une ronde dans le sens du soleil autour du feu et du petit groupe d’objets rituels.
Mon informateur n’a pu me dire combien de temps a duré cette danse. Il m’a dit que ses sens ont été abusés par le clair de lune, le vent dans la nuit et l’odeur du feu. Il a ressenti qu’en ce lieu éloigné il a pris part à un rituel dont l’essence était aussi vieille que le temps.
La musique a cessé et les danseurs se sont arrêtés. Le leader a levé les bras et a, à nouveau, lancé son cri mystérieux. Il y a eu ensuite une pause silencieuse puis il a dit : « Nous nous sommes rencontrés dans la joie et c’est dans la joie que nous nous quittons. »
Les objets rituels ont été ramassés et on s’est assuré que les braises ne risquaient pas de provoquer un incendie. Le petit groupe est ensuite redescendu de la montagne


 

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Dans la joie nous nous sommes réunis, dans la joie nous nous séparons et dans la joie nous nous retrouverons!