La Wica
Textes de/sur Gerald Gardner
Textes de/sur les
Prêtresses de Gardner
Textes de / sur Doreen Valiente
Texte de / sur
Dayonis
Texte de / sur Lois
Bourne
Textes de / sur Eleanor Bone
Textes de / sur Patricia Crowther
Textes de / sur Monique Wilson
Les Anciennes Lois
Théologie, Dogmes et Croyances
Sur la Pratique
Sur l'Histoire
Lignée & Traditions
Le Livre des Ombres
Le Livre
des Plantes
Les Gens
L'Initiation
Le(s) Secret(s)
La Validité
Outils et Accessoires
Le NROOGD
Dion Fortune & The
Society of Inner Light
Alex Sanders & la
Tradition Alexandrienne
Chamanisme / Faery /
Huna
Magie Enochienne
Reclaiming / Feri /
3rd Road
Thelema
Tubal Cain
Autres
La Librairie
Le Cercle de la Pierre
Sorcières Liens
Dernières
mises à jour du site
|
Un Rituel sur la
colline
par Doreen Valiente version française Tof

Traditionnellement le lieu de
rencontre d’un coven doit être au moins à trois lieues (pas tout à fait 15 km)
du lieu de rencontre d’un autre coven pour éviter les conflits d’intérêts. La
tradition veut aussi que chaque coven n’en sache pas trop au sujet d’autres
covens. Seuls les membres les plus anciens conservent les contacts nécessaires
avec les autres covens. Ainsi, en cas de troubles, les gens ne peuvent révéler
ce qu’ils ne savent pas.
Il ne fait aucun doute que ces très anciennes pratiques rituelles ont un profond
effet psychologique sur ceux qui y prennent part. Ainsi ils semblent développer
des pouvoirs et des perceptions psychiques latents.
Un témoin oculaire des faits m’a parlé d’une fête où des gens se sont rendus sur
les hauteurs de Sussex Down lors d’une nuit de pleine lune pour contacter les
anciennes puissances. Ils souhaitaient d’une part perpétuer une tradition et
aussi ressentir, même un court instant, cette parenté avec des forces de vie qui
sont la racine de la religion primitive.
Ils avaient apporté un vieux couteau rituel, connu sous le nom d’Athamé, que
devait tenir le leader lorsque l’invocation était prononcée. Ils avaient aussi
une plaque de métal où une étoile à cinq branches était gravée. Il s’agit d’un
pentagrame, le symbole devant lequel les esprits mauvais sont effrayés et
désorientés. Une telle plaque, où l’on a gravé des signes magiques, est appelée
un pentacle.
Ils avaient emporté de quoi faire un petit feu, un flasque de vin, ainsi qu’une
corne à boire comme autrefois. Sur le couteau et sur la coupe des sigils
magiques étaient inscrits.
C’était une belle nuit très claire, avec un vent très fort et quelques rares
nuages passaient devant la lune. Mon informateur m’a décrit l’ascension de la
colline et comment ils en ont atteint le sommet sans aucune précipitation. Ils
ont allumé leur feu dans un endroit encaissé pour qu’il ne soit pas visible du
village en bas.
Le leader a ensuite gagné sa place devant le feu, dos au vent pour que le vent
ne rabatte pas les flammes vers lui. Dans sa main droite il avait le couteau
rituel et dans la gauche le pentacle. Les autres se tenaient en demi-cercle
derrière lui. Une femme tenait la coupe en corne remplie de vin.
Un vieil homme a été chargé de s’occuper du feu, pour qu’il ne s’éteigne pas ni
ne grandisse trop et soit alors vu au loin. Il était accroupi à côté du feu avec
un stock de bois sec. On a dit à mon informateur que le bois avait été ramassé
la veille et caché à proximité.
Pendant quelques instants tous sont restés silencieux, puis le leader a lancé un
long cri. Cela ressemblait à « EEE-OOO AAH-VOH-AIEE ! » Un frisson est passé
parmi les membres du petit groupe et certains se sont instinctivement donné les
mains.
Le leader a commencé à réciter une invocation.
Il a demandé aux « Anciens » et aux pouvoirs des éléments, terre, feu, air et
eau de bénir « ce moment et ce lieu et ceux qui sont avec nous ».
La femme avec la coupe de vin est allée vers lui Il a levé le couteau pour que
sa lame reflète la lumière de la lune et celle du feu. Puis il l’a baissé jusque
dans la coupe puis il l’a repris. Le symbolisme de cet acte était flagrant.
Comme le couteau était masculin, la coupe était féminine et de leur l’union
découlait extase et fertilité.
La femme qui tenait la coupe en a bu un peu puis l’a donnée au leader. En
faisant cela elle lui a pris le couteau rituel pendant qu’il buvait. Ensuite la
coupe est passée de main en main et tous y ont bu. La femme a versé le peu qui
restait sur la terre.
Le leader a posé le pentacle près du feu. La femme a posé la coupe vide dessus.
Le leader y a placé le couteau rituel, la pointe dans la coupe. Le vieil homme
qui s’occupait du feu a tiré de son vêtement un instrument de musique fabriqué
comme autrefois, un peu comme un pipeau. Il a commencé à jouer une mélodie lente
et rythmée. Les autres ont alors joint leurs mains et ont commencé à danser en
suivant la musique. Ils ont fait une ronde dans le sens du soleil autour du feu
et du petit groupe d’objets rituels.
Mon informateur n’a pu me dire combien de temps a duré cette danse. Il m’a dit
que ses sens ont été abusés par le clair de lune, le vent dans la nuit et
l’odeur du feu. Il a ressenti qu’en ce lieu éloigné il a pris part à un rituel
dont l’essence était aussi vieille que le temps.
La musique a cessé et les danseurs se sont arrêtés. Le leader a levé les bras et
a, à nouveau, lancé son cri mystérieux. Il y a eu ensuite une pause silencieuse
puis il a dit : « Nous nous sommes rencontrés dans la joie et c’est dans la joie
que nous nous quittons. »
Les objets rituels ont été ramassés et on s’est assuré que les braises ne
risquaient pas de provoquer un incendie. Le petit groupe est ensuite redescendu
de la montagne
retour
|