La Wica
Textes de/sur Gerald Gardner
Textes de/sur les
Prêtresses de Gardner
Textes de / sur Doreen Valiente
Texte de / sur
Dayonis
Texte de / sur Lois
Bourne
Textes de / sur Eleanor Bone
Textes de / sur Patricia Crowther
Textes de / sur Monique Wilson
Les Anciennes Lois
Théologie, Dogmes et Croyances
Sur la Pratique
Sur l'Histoire
Lignée & Traditions
Le Livre des Ombres
Le Livre
des Plantes
Les Gens
L'Initiation
Le(s) Secret(s)
La Validité
Outils et Accessoires
Le NROOGD
Dion Fortune & The
Society of Inner Light
Alex Sanders & la
Tradition Alexandrienne
Chamanisme / Faery /
Huna
Magie Enochienne
Reclaiming / Feri /
3rd Road
Thelema
Tubal Cain
Autres
La Librairie
Le Cercle de la Pierre
Sorcières Liens
Dernières
mises à jour du site
|
Le Vieux
par Doreen Valiente version française Tof

« Le Vieux » est une expression dialectale fréquemment employée pour désigner le
Diable. Cela indique de façon significative que « Le Diable » est certainement
un dieu préchrétien, qui a été rabaissé au rang de démon car ses
caractéristiques ne correspondaient pas à la nouvelle conception puritaine de la
déité.
Pourtant la Vieille Religion, dont ses racines par nature, vivaient toujours
dans les coeurs et les têtes des gens. La manière de se référer au Diable comme
« Le Vieux » en est un exemple, et il en est de même pour une autre personnalité
mystérieuse, le « Vieux Harry ».
Le « Vieux Harry » vient du « Saxon hearh », un sanctuaire au sommet d’une
colline où l’on rendait un culte aux dieux païens. Il survit à « Mount Harry »,
une hauteur des Sussex Downs et la « Old Harry Rocks » sur la Côte Sud, qui est
censée avoir été placée là par le Diable.
Le « Vieux Harry » est le Vieux qui était adoré dans les collines.
Christina Hole, dans son livre sur le folklore anglais, note le fait que le mot
« providence » est parfois employé par les gens rétrogrades de la campagne pour
désigner non pas l’idée chrétienne de la providence, mais le Diable, ou les
anciennes puissances du paganisme. Elle cite l’épouse d’un paysan qui préservait
un vieux rite païen de chance en rapport avec les moissons, en disant qu’il ne
fallait pas oublier la « Vié Providence ». Il était peut-être bon de rester en
bon terme avec les deux parties !
Cette petite histoire est révélatrice, des idées et des sentiments des
campagnards d'autrefois, qui vivaient près de la nature et avaient une sagesse
orale qui leur était propre.
Une autre expression pour désigner le Diable est le « Vieux Cornu », une
référence évidente à ses célèbres attributs, les cornes, alors que « Vieux Pied
Fendu » ou « Celui aux Sabots » font référence à ses sabots fendus, les
caractéristiques du Grand Dieu Pan.
Une désignation en dialecte du Diable, presque oubliée maintenant, est « Vieux
Poker ». Elle a la même origine que les mots « Puck » ou « Pooke », c’est une
réminiscence de vieil anglais « puca » et du gallois « pwca » désignant un être
ou un esprit inconnu. « Vieux Scratch » est une autre expression dialectale,
elle vient de vieux norrois « skratte » désignant un lutin ou un monstre.
Peut-être la référence la plus connue au Diable commençant par « Vieux » est «
Vieux Nick ». Cela nous ramène directement à l’époque païenne, car Nik était un
des noms de Woden, la version en Vieil Anglais d’Odin, le Père de Tout, le
Maître Magicien. Comme le Diable plus tard, Woden était censé s’amuser parfois
en prenant forme humaine et en errant parmi les hommes. N'importe quel étranger
mystérieux pourrait être Woden, surtout s'il avait un air surnaturel et semblait
posséder une connaissance au delà de l'ordinaire.
Les adeptes de Woden étaient les Femmes Sauvages, les Waelcyrges, que les
nations plus au nord ont appelé Valkyries. Les Vieilles Waelcyrges Anglaises,
cependant, étaient plus proches des sorcières que les femmes guerrières que
Richard Wagner a dépeintes dans ses opéras. Elles volent de nuit avec Woden dans
la Chasse Sauvage, lorsque le vent d'hiver souffle fort et que les nuages
passent devant la lune. En effet, le mot Waelcyrge des vieux manuscrits a été
parfois traduit par « sorcière ».
Il n'est pas difficile de voir comment Nik et ses Waelcyrges ont contribué à
créer l'idée du Vieux Nick et de ses sorcières.
Dans les endroits où on a construit une église chrétienne sur un lieu de culte
païen, Nik a parfois été transformé et christianisé en St Nicolas. Par exemple,
à Abbots Bromley, dans Staffordshire, là où l’on danse la célèbre Danse des
Cornes chaque mois de septembre, il y a une très vieille église paroissiale
dédiée à St. Nicolas. C’est dans cette église que les cornes et d'autres objets
liés à la danse sont stockés lorsqu’on ne s’en sert pas et à une époque on
pratiquait cette danse devant le porche de l’église. On s’accorde généralement
pour dire que cette danse est une survivance des périodes très anciennes et a
une origine préchrétienne.
De même, la plus ancienne église de Brighton, dans le Sussex, est celle de St.
Nicolas. Elle est construite sur une colline, où, selon la tradition locale, il
y avait autrefois un cercle de pierres païen. Les églises consacrées à St.
Nicolas seront presque toujours construites sur de très vieilles fondations. Il
y a également plus de liens entre « le vieux St. Nicolas » et le festival saxon
païen de Yule que dans sa version chrétienne que nous appelons Noël. Le joyeux
vieux compère vêtu de rouge, qui conduit un attelage de rennes venant du pôle
nord, a beaucoup plus en commun avec un ancien dieu orgiaque de la fertilité
qu’avec un saint évêque chrétien.
Retour
|