La Wica
Textes de/sur Gerald Gardner
Textes de/sur les
Prêtresses de Gardner
Textes de / sur Doreen Valiente
Texte de / sur
Dayonis
Texte de / sur Lois Bourne
Textes de / sur Eleanor Bone
Textes de / sur Patricia Crowther
Textes de / sur Monique Wilson
Les Anciennes Lois
Théologie, Dogmes et Croyances
Sur la Pratique
Sur l'Histoire
Lignée & Traditions
Le Livre des Ombres
Le Livre
des Plantes
Les Gens
L'Initiation
Le(s) Secret(s)
La Validité
Outils et Accessoires
Le NROOGD
Dion Fortune & The
Society of Inner Light
Alex Sanders & la
Tradition Alexandrienne
Chamanisme / Faery /
Huna
Magie Enochienne
Reclaiming / Feri /
3rd Road
Thelema
Tubal Cain
Autres
Le Cercle de la Pierre
Sorcière Liens
Dernières
mises à jour du site
|
Malgré quelques erreurs grossières ce texte des
plus intéressants.
Les Sorcières de l'Ile de Man
in Frontiers of Belief (1968)
version française
Tof

Un musée de la sorcellerie sur l’Ile de Man est
dirigé par un homme et son épouse qui affirment être des sorcières. Ce sont les
Grand Prêtre et Grande Prêtresse d’un coven.
Campbell « Scottie » Wilson, un ancien pilote de bombardier de la Royal Air
Force et son épouse Monique Mauricette Marie Wilson originaire de l’Indochine
française sont deux parmi le nombre étonnamment élevé des sorcières
britanniques.
A eux deux les Wilson dirigent le Musée du Moulin des Sorcières à Castletown sur
l’Ile de Man, où ils vendent une nourriture à base de poissons et fruits de mer,
des petites théières souvenir au milieu de leur collection de poucettes, de
bouteilles sorcières et de boules de cristal médiévales. Chaque hiver ils
ferment boutique et se dirigent vers le sud, aux Baléares ou en Espagne.
« Tout cela a été rendu possible par feu le Dr. Gerald Brosseau Gardner, le plus
grand homme que je n’aie jamais rencontré » dit Scottie Wilson. « Lorsqu’il est
mort en 1961, il nous a laissé le moulin, le musée, sa maison sur l’île et une
somme d’argent. »
Le Dr Gardner, un fonctionnaire à la retraite qui a passé une bonne partie de sa
vie en Extrême Orient, a acheté le moulin au début des années 1950 après qu’il
ait été transformé en musée de la sorcellerie par Cecil H. Williamson qui
s’occupe aujourd’hui d’un musée similaire en Cornouailles. Une fois établi sur
l’Ile, Gardner a attiré l’attention en publiant deux livres, « Witchcraft Today
» et « The Meaning of Witchcraft » dans lesquels il affirme avoir été initié en
sorcellerie par une Grande Prêtresse au sud de l’Angleterre et que l’art de la «
Wicca » - ou sorcellerie – était aussi fort qu’il l’avait toujours été dans les
Iles Britanniques. Les journaux l’ont qualifié de « Roi des Sorcières » et ses
livres sont devenus sujets à controverses. Gardner a eu de nombreux partisans
même si ses théories ressemblaient à celles du Dr. Margaret Murray et qu’il n’a
présenté que peu de preuves lorsqu’on l’a accusé d’avoir lui-même inventé la
sorcellerie contemporaine. Des douzaines de personnes, ici et là dans tout le
pays ont affirmé être des sorcières « héréditaires ». Les Wilson ont fait partie
de ses premiers disciples et croient toujours sincèrement aux théories de
Gardner.
Chaque semaine les Wilson et leur coven se retrouvent pour un « esbat » ou pour
s’occuper des affaires du coven dans la vieille maison pittoresque de Gardner
sur la route qui mène au moulin. Scottie est le Grand Prêtre de covens à
Londres, Manchester et en divers endroits de Grande Bretagne ainsi qu’à New
York, il les dirige par délégation depuis l’Ile de Man. A cause de ses multiples
fonctions, Monique est pour ses collègues une « Reine Sorcière »
« Chaque coven est libre de conduire ses rites comme il l’entend et les rituels
diffèrent comme dans les différentes églises chrétiennes » dit Scottie Wilson, «
Mais le but est le même : adorer la vieille grande Déesse Mère, la Force de Vie
qui a été adorée tout au long des siècles depuis le début des temps. »
En partant de cette doctrine de base, les Wilson établissent un rapport entre à
peu près tout et leur « Vieille Religion de la Wicca ». Tout comme Margaret
Murray et Gardner, ils maintiennent que le Christ était Grand Prêtre d’un coven
de sorcières, la Vierge Marie en était la Grande Prêtresse et que l’Ordre de la
Jarretière est un coven royal avec le Souverain à sa tête. La jarretière joue un
rôle rituel en sorcellerie – la Grande Prêtresse nue en porte une à la cuisse
gauche en symbole de sa fonction lors des réunions et durant certaines
cérémonies le Grand Prêtre est oint d’huile – comme l’est le Souverain lors de
la cérémonie du Couronnement.
M. et Mme Wilson parlent avec prudence de leurs cérémonies et rituels Wicca –
les livres de Gardner font fortement allusion à des rites sexuels et à la
flagellation – affirmant que leurs vœux les contraignent au silence.
Lorsqu’on parle d’objets liés à la sorcellerie ils produisent rapidement toute
une série de coupes en argent, de bracelets, de jarretières et un casque cornu
porté par le Grand Prêtre ainsi que plusieurs autres bizarreries telles des
bagues et des colliers – toujours portés par les sorcières femmes. M. Wilson
montre ses deux couteaux rituels ou « athamés ». Chacun reçoit son athamé lors
de son initiation : il a un manche noir où sont gravés des symboles et il est «
consacré » lors d’une cérémonie solennelle.
Des deux armes de M. Wilson, l’une est un magnifique poignard à double
tranchant, l’autre est un athamé « de voyage », un couteau scout à manche noir
où sont gravés les symboles appropriés. L’épée de la Grande Prêtresse a été
faite pour elle par le Dr. Gardner – qui était un expert en épées et en
poignards et en avait une immense collection – et elle en est très fière. Pour
pouvoir s’en servir – M. et Mme Wilson en parlent comme s’il s’agissait d’un
animal de compagnie – elle a dû dormir nue avec l’épée pendant plusieurs nuits.
L’épée est aiguisée comme un rasoir et Scottie et son épouse se sont coupés tous
les deux lorsqu’elle fut posée pour la première fois sur l’autel et qu’ils ont
dansé nus autour.
Le musée en lui-même est un endroit curieux et fascinant, une fois que le
visiteur a payé ses deux shillings de droits d’entrée. Il occupe deux étages et
c’est un mélange étrange d’objets remarquables, banals et bizarres. Il contient
de véritables reliques de Matthew Hopkins, le célèbre chasseur de sorcières du
XVIIème siècle à côté d’illustrations érotiques tirées de magazines à sensations
américains où l’on voit de voluptueuse « sorcières » blondes être torturées par
des hommes musclés..
D’anciens grimoires de grandes valeurs et des « Grand Albert » des livres de
magie rituelle – partagent une vitrine avec d’horribles bandes dessinées et des
coupures de presse, alors qu’un miroir permettant à un magicien de pratiquer le
« scrying » sur un pupitre délicatement gravé est exposé à côté d’une statue
grossière en terre cuite de feu le Dr Gardner qui pour tout le monde ressemble
ici à un nain de jardin.
Dans les jardins à l’extérieur, on voit de petites statues de nymphes d’eau
derrière le bosquet, une machine de fête foraine à dire la bonne aventure où il
y a marqué « Magie Blanche » est en train de rouiller contre un mur et un puits
à souhait couvert d’une grille cadenassée occupe une place proéminente.
Au second étage du musée deux cercles magiques ont été tracés. L’un vient de
toute évidence d’une illustration d’un livre magique « Les Clavicules de Salomon
» alors que l’autre est un cercle de sorcière comme ceux décrits par le Dr.
Gardner dans ses livres. Les deux sentent très fort l’urine éventée – plusieurs
visiteurs en on fait la remarque en entrant dans le musée – et en fait l’urine
était utilisée comme « marqueur de frontière » par de nombreux cultes, qu’ils
soient antiques ou relativement modernes.
Lorsque les visiteurs s’en sont allés et que la saison s’achève les Wilson
partent en vacances. Mais ils reviennent pourtant pour les quatre grandes
occasions de l’année lorsque se tiennent les Sabbats spéciaux ou rencontres
cérémonielles.
Même si 13 est le nombre traditionnel de membres d’un coven, les Wilson disent
que six est le chiffre qu’ils préfèrent pour « faire de la magie ». Le type de
magie qu’ils affirment avoir pratiqué avec succès inclut calmer les mers, agir
sur la météo et apaiser la douleur. Mme Wilson dit qu’elle calme régulièrement
des douleurs, elle prend pour elle des affections bénignes comme le rhume et la
grippe si elle pense que celui qui en souffre ne peut les supporter.
En fait, mme Wilson semble être née pour être une martyre. Elle est convaincue
que « l’époque des persécutions va revenir » pour les sorcières et elle est
certaine qu’elle est destinée à mourir sur le bûcher pour ses croyances, elle
attend cela avec un plaisir apparent.
Les Wilson pensent que la sorcellerie et ses anciennes traditions comme celles
qu’ils suivent sont surtout une affaire britannique. Pour cette raison seuls les
Britanniques peuvent faire partie de leur groupe car ils pensent que les «
étrangers ont leurs propres conventions magiques ». Mme Wilson rajoute qu’une
harmonie complète est nécessaire dans le groupe où l’intimité est des plus
importantes.
M. Wilson porte au revers de son veston une épinglette figurant un « pénis ailé
» de façon à ce que les ailes ressemblent à un insigne de la Royal Aire Force.
La maison de Gardner contient elle des objets comme un grand phallus de bronze
que M. Wilson affirme avoir déterré dans son jardin, des statuettes en bois
figurant des hommes et des femmes en train d’avoir des relations sexuelles et un
sceptre dont l’une des extrémités est sculptée en forme de phallus. Il est porté
par la Grande Prêtresse lorsqu’elle représente un Grand Prêtre absent.
« Il y a aussi un rite franchement sexuel qualifié de mariage sacré mais il
n’est pratiqué qu’une fois tout les cinq ans » dit M. Wilson. « Nous pratiquons
nus, nous avons des cérémonies où un phallus est oint à certaines occasions,
mais nous ne pratiquons pas d’orgies sexuelles. »
retour
|