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Sorcellerie
par Eleanor Bone version française Tof

Pour trouver l’origine de la sorcellerie vous devez faire un long voyage dans le
temps, des milliers d’années avant l’émergence du Christianisme, à l’époque de
l’ancienne religion – une religion païenne. Vous vous demandez si nous sommes
païens et la réponse est : « Oui nous le sommes ! » Je suis certaine que
certains vont dire « quoi païens ! Cela signifie sûrement rétrograde ». « C’est
la définition que donne le dictionnaire, mais le mot vient du latin paganus –
désignant un secteur campagnard. Ainsi païen signifie simplement « de la
campagne ».
Le mot « witch » (sorcière) vient de l’Anglo-saxon « wicca » qui signifie « le
sage » ou sorcier. Wiccan désignaient la prêtrise de l’ancienne religion qui
adorait le dieu soleil et la déesse lune. Le chat, symbole de l’aspect féminin
du divin, était inséparablement lié à la déesse lune.
Là où le culte des sorcières existait ses adeptes se retrouvaient quatre fois
par an pour célébrer les mystères de leur foi. Il s’agissait là des quatre
grands Sabbats – Chandeleur, Veille de Mai, Lammas et Halloween (ou Samhain
comme on l’appelait à l’époque, ce qui signifie « fin de l’été). Cette division
de l’année mettait l’accent sur les périodes de reproduction de certains animaux
sauvages et domestiques.
Autrefois un « coven » de sorcières se réunissait pour une rencontre
hebdomadaire que l’on appelait Esbat. Ces réunions étaient en partie liées aux
affaires du coven mais avaient aussi une finalité religieuse. Les sorcières
étaient les conseillères des gens ordinaires. Elles étaient celles qui
soignaient, elles étaient expertes dans l’utilisation des plantes et dans la
distillation de potions. Lors des grands Sabbats, lorsque tout le monde se
réunissait, une fête était organisée pour célébrer les largesses des dieux.
La croyance populaire voulait que les sorcières se rendent à ces rencontres en
chevauchant des balais dans le ciel, mais je pense que les sorcières ne volaient
dans le ciel que dans leur imagination. Il y a de nombreuses très anciennes
recettes « d’onguents de vol » et manifestement les composants de certains
d’entre eux, comme l’aconit et la belladone, lorsqu’on les fait pénétrer dans la
peau, pourraient induire des états de transe, des hallucinations et une
impression de voler. Des balais étaient probablement utilisés lors de certains
rites de fertilité. Les sorcières dansaient en cercle à califourchon sur leur
balai, elles sautaient en l’air de temps à autre, en partant du principe que
plus elles sautaient haut, plus les céréales pousseraient haut.
Il faut se souvenir que le Christianisme a été importé en Angleterre par des
étrangers. Augustin, le premier Archevêque de Canterbury venait de Rome et au
septième siècle l’église fut organisée en Angleterre par Théodore de Tarse
assisté d’Hadrien l’Africain. Guillaume le Conquérant était chrétien mais ses
Normands étaient pour la plupart fidèles à l’ancienne religion. A cette époque,
même les prêtres servaient à la fois les déités païennes et le Dieu des
chrétiens. En 1282 le prêtre d’Inverkeithing a dirigé une danse de fertilité
autour du cimetière.
Au 13 siècle la « sorcellerie » a été déclarée hérétique, mais ce n’est qu’au
14ème siècle que les deux religions ont commencé à lutter l’une contre l’autre.
La bataille a fait rage aux 16ème et 17ème siècles, les païens ont combattu de
façon loyale mais le combat était perdu d’avance. La dernière loi contre la
sorcellerie n’a été abrogée qu’en 1951.
Mais parlons maintenant des sorcières du 20ème siècle. De quel genre de
personnes s’agit-il ?
Nous ne sommes que des personnes ordinaires ayant des emplois ordinaires. Il y a
parmi nous des médecins, des enseignants, des hommes d’affaires, des
agriculteurs, des infirmières, des acteurs, des employés de bureau et des femmes
au foyer. La plupart d’entre nous a étudié les religions comparées. Nous
n’essayons pas de convertir d’autres personnes mais nous encourageons les gens à
s’intéresser à la sorcellerie. Nous n’acceptons pas toutes les candidatures de
ceux qui veulent se joindre à nous.
Il est difficile d’estimer notre nombre car nous ne connaissons pas tous les
covens, mais il semblerait que de plus en plus de personnes s’intéressent à la
sorcellerie. Je pense qu’une des explications est que les gens n’arrivent pas à
trouver de satisfaction spirituelle dans les religions organisées.
Pourquoi sommes sorcières ? Je pense que c’est parce que nous savons que c’est
la meilleure voie pour nous.
La sorcellerie est un culte de la fertilité : nous adorons la source de vie.
Notre dieu, toujours le vieux dieu cornu, représente pour nous à la fois la vie
et la mort. Nous ne le craignons pas car nous croyons en la réincarnation.
Nous nous retrouvons normalement chaque mois lunaire et nous observons toujours
les quatre grands Sabbats.
La Chandeleur était à l’origine la fête des lumières, elle était célébrée le 1er
février avec un feu cérémoniel et était liée avec le retour de la déesse du
monde de sous terre et avec la renaissance de la nature au printemps.
La veille de Mai ou Beltane était un festival du feu et il était organisé au
début de l’été pour stimuler le soleil source de vie.
A Halloween les bergers répétaient les rites de Beltane pour inaugurer l’hiver.
Yule était célébré au moment du solstice d’hiver, le tournant de l’année, la
renaissance du soleil et le renouveau de la fertilité.
Je pense que l’on sait que nous sommes nus lors de nos rites. Cela a été source
de désapprobation mais il me semble évident que les gens peuvent être tout aussi
amoraux avec ou sans vêtements. Les femmes sorcières portent toujours un
collier, un symbole de renaissance, et la grande prêtresse porte un gros
bracelet d’argent avec son nom de sorcière gravé dessus.
Dans notre cercle l’autel est orienté est-ouest. Nous pratiquons nos rites :
nous dansons, nous chantons puis nous nous asseyons et nous discutons.
Nous essayons d’aider ceux qui ont des problèmes qu’ils ne peuvent pas régler
eux-mêmes. De nombreuses personnes écrivent pour demander notre aide. Nous
répondons à toutes les lettres où l’on nous demande de l’aide. Souvent nous nous
contentons d’envoyer les gens chez un conseiller matrimonial. En cette époque de
science, de médecins, de psychiatres, de vétérinaires, d’assistance légale, de
médecines officielles et d’ordinateurs, on pourrait penser qu’il n’y a plus de
place pour la sorcière. Mais le soleil se lève toujours le matin, il se couche
le soir et la lune veille sur nous la nuit. Les saisons succèdent aux saisons et
la vie revient dans les champs, chez les animaux et chez les hommes. Et si le
soleil ne se levait plus et ne se couchait plus, s’il n’y avait plus de soleil,
à quoi servirait la science ? La source de vie ne serait plus là.
Nous les sorcières du 20ème siècle sommes heureuses de ce que nous savons. Nous
sommes des gens simples avec des croyances simples. Nous savons que quoi qu’il
arrive, « un nouveau soleil se lèvera demain ».
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