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Les Sorcières et le « Petit Peuple »
se cachent dans le Brouillard
sur l’Ile de Man
par Thomas P. Ronan in « The Milwaukee Journal » du 22 février 1962

Le Dr. Gerald B. Gardner, 77 ans, propriétaire et directeur du Musée de
la Magie et de la Sorcellerie de Castletown sur l’Ile de Man, affirme
avoir les pouvoirs d’une sorcière. Mais il ne risque pas d'être brûlé
sur le bûcher.
Tout au long de l’histoire, les habitants de l’Ile de Man, comme
d’autres Celtes, avaient une attitude assez libérale vis-à-vis des
sorcières, des fées et les autres êtres de ce genre.
Le musée n’est ouvert que pendant la haute saison touristique de l’Ile
de Man. Le Dr Gardner est allé passer ses vacances sur le continent,
par des moyens ordinaires ou inhabituels, mais un assistant guide les
visiteurs dans le musée et leur montre un mémorial à la seule personne
connue pour avoir été exécutée comme sorcière sur l’Ile de Man.
Un petit livre écrit par le Dr Gardner raconte qu’un certain nombre de
procès pour sorcellerie ont eu lieu, mais en général le verdict des
jurys de l’Ile de Man était : « Non coupable, mais ne recommencez pas. »
Le Culte ne s’est pas éteint
La seule pour qui ça n’a pas marché fut une femme qui a été brûlée sur le bûcher en 1617.
Malgré la persécution, écrit le Dr Gardner, le Culte des Sorcières ne
s’est jamais éteint. Il dit avoir été initié dans un coven de sorcières
britanniques. Le coven se compose de 13 sorcières, avec
traditionnellement une femme à sa tête.
Le musée contient une collection étrange d’épées « consacrées », de
baguettes magiques, un « cheval bâton » des herbes, des huiles
d’onction et d’autres objets qu’affectionnent les sorcières, ainsi que
des dispositifs ayant servi à torturer les sorcières.
Une vitrine contient des objets utilisés pour conjurer le mauvais œil.
L’un d’eux est un petit tube de verre bourré de fil. Il était accroché
la nuit au-dessus du lit. On pensait que pour atteindre la victime, le
mauvais œil devait suivre le fil et se perdait dans l’enchevêtrement du
fil. L’Ile de Man fait 53 km de long et se trouve dans la mer
d’Irlande, à mi-chemin entre l’Angleterre et l’Irlande.
Elle ne fait pas partie du Royaume-Uni mais est une possession de la
couronne britannique, possède son propre parlement et a une assez
grande autonomie.
L’Ile est riche en traditions populaires. Il est difficile de dire
quelle proportion de ses 48 000 habitants y croit. Il est aussi
difficile de trouver un habitant de l’Ile qui croit au « petit peuple »
ou à « bons gens », comme on appelle les fées, que de trouver quelqu’un
qui n’y croit pas du tout.
Ils n’aiment pas être ignorés
Le jour de notre visite, il y avait une brume grise qui obscurcissait
presque la mer blanche et s’accrochait aux collines et aux haies, il
n’était pas difficile de croire à peu près tout. Un sceptique devait
bien réfléchir avant de parler.
A 10 km d’ici, sur la route entre l’aéroport et Douglas, la capitale,
il y a un petit pont connu sous le nom de pont des fées. La coutume
veut que, lorsqu’ils traversent le pont, les Mannois soulèvent leur
chapeau et murmure un salut au petit peuple.
Ceux qui n’ont pas complètement oublié leur Mannois, une variété de
gaélique, qui se fait de plus en plus rare ici, répètent un vieux
dicton local disant « paix au petit peuple ». D’autres disent
simplement « Salut, petit peuple. »
On ne compte plus les histoires où des automobilistes ayant oublié de
les saluer ont peu après crevé un pneu ou eu une avarie de moteur. Une
autorité locale a dit que le petit peuple n’aime pas être ignoré.
Typiquement on parlera d’un homme d’affaires à la retraite qui n’a
jamais admis croire aux fées. Chaque fois qu’il traverse le pont, il se
gratte la tête. Pour faire cela il doit soulever son chapeau.
Récemment, le bureau de poste de Douglas a reçu une lettre d’un homme
d’affaires anglais adressée aux fées mannoises avec pour consigne de la
laisser sur la haie à côté du pont. La lettre a été placée sur la haie
et a disparu le lendemain.
On a raconté à un autre Anglais, venant de l'aéroport avec un ami
mannois, l’histoire du pont des fées. Arrivé au pont, l’Anglais a
soulevé son chapeau et salué. « Salut petit peuple ».
Tout de suite après, sa voiture a dérapé et a heurté un mur en pierres.
L’Anglais a dit : « Je me demande ce qui arrive si vous ne saluez pas
le petit peuple ? »
Un ecclésiastique ayant écrit un livre sur l'île en 1950 a dit que de
nombreux Mannois estimaient que cela porte malheur de déranger un
monticule de terre.
Il a cité une croyance chez les pêcheurs voulant qu’utiliser des
pierres blanches dans le ballast ou quitter le port en étant le
troisième navire d’une série porte malheur. Pour éviter d’être le
troisième, les deuxième et troisième bateaux se mettent en mer côte à
côte et sont souvent amarrés l’un à l’autre.
Il a dit que de nombreux résidents « honnêtes et fiables » ont raconté
avoir vu des fantômes, que les charmes étaient encore largement
utilisés et que de nombreuses superstitions liées à la mort avaient
survécu.
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