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OU

L'EVANGILE DES SORCIERES

Charles G. Leland version française Véro

 

CHAPITRE XIV

Les messagers kobolt de Diane et Mercure
 

L'histoire qui suit ne m'a pas été transmise comme faisant partie de l'évangile des sorcières, mais dans la mesure où on y parle de Diane, et où Diane et Apollon sont présentés ici sous une autre forme, je l'inclus tout de même.
Il y a de nombreux siècles, vivait un « folletto », Kobolt ou Esprit, ou Démon, Ange –chi sa ?- qui pourrait le dire ?- et Mercure, le Dieu de la Rapidité, à qui le petit être plaisait bien, lui donna le pouvoir de courir aussi vite que le vent, et le privilège de pouvoir doubler quoi que ce soit derrière quoi il serait en tain de courir, que ce soit un être humain, un esprit ou un animal.
Ce folletto avait une très belle soeur, qui, comme lui plaisait beaucoup, mais aux Dieux, aux Déesses (pour chaque Dieu existait une Déesse, même dans le cas des esprits inférieurs) ; et, le même jour, Diane donna à cet elfe le pouvoir de pouvoir semer qui que ce soit qui la poursuivrait.
Un jour le frère vit sa soeur traverser le ciel à la vitesse d'un éclair, et ressentit l'envie incoercible de la doubler. Et ainsi se mit il à la poursuivre quand elle passa devant lui ; mais, tout comme son destin à lui était de la rattraper, son destin à elle était de ne pas être rattrapée, et ainsi se trouvèrent confrontés les vouloirs de deux Dieux puissants. Et ainsi les deux coururent infatigablement autour du bord du ciel, et au début cela fit hurler de rire les Dieux, mais quand ils connurent le fin mot de l'histoire, ils reprirent leur sérieux et se demandèrent comme tout cela allait finir.
Alors Dieu le Père parla :
« voyez la terre qui est dans l'ombre et la nuit ! Je vais transformer la soeur en Lune et le frère en Soleil. Ainsi lui échappera-t-elle éternellement, mais avec sa lumière il la rattrapera toujours, qui du lointain l'éclairer ; car les rayons du soleil sont ses mains, qui comme des griffes brûlantes cherchent au loin, mais elle leur échappera. «
Et ainsi il fut décidé que cette course recommencerait chaque premier jour du mois, quand la lune froide est couverte avec autant de manteaux qu'un oignon l'est de peaux. Mais pendant la course la Lune se réchauffe et jette un vêtement après l'autre, jusqu'à être nue et s'arrêter, puis, aussitôt qu'elle sera rhabillée la course recommencera.
Comme les nuages de la tempête se morcellent en gouttes brillantes, ainsi les grands mythes du passé deviennent de petites histoires, et, tout comme les gouttes se réunissent « en rivière ou su l'étang » comme le disait Villon, ainsi les petits mythes se reforment à partir de ces eaux qui sont tombées. Dans cette histoire nous retrouvons celle du chien fait par Vulcain, et du loup – Jupiter avait réglé le problème en les pétrifiant – comme vous pouvez le lire dans Julius Pollux, son cinquième livre, ou dans n'importe quel autre traitant du thème de la mythologie.
« is canis fuit postea a Jove in lapidem conversus »
« le chien de chasse, comme chacun sait,
fut transformé en pierre par Jupiter »
Il est étonnant de voir que dans cette histoire la Lune est comparée à un oignon.
« L'oignon, disait Friedrich (Symbolik der Natur, P. 348), du fait de ses nombreuses peaux, était devenu chez les Egyptiens, l'emblème et le hiéroglyphe de la Lune polymorphe, dont les différentes phases sont nettement visibles dans une coupe verticale du bulbe, et dont la croissance et le déclin correspondent à ceux de l'astre. C'est pourquoi on l'a dédicacé à Isis, Déesse de la Lune » Et c'est pour cela que l'oignon était sacré, comme s'il portait la déité en lui ; C'est aussi de là que vient la remarque de Juvenal, qui dit que les Egyptiens étaient bien heureux de voir les Dieux pousser dans leur jardin.
 

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Dans la joie nous nous sommes réunis, dans la joie nous nous séparons et dans la joie nous nous retrouverons!