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Coutumes et Traditions Populaires, Païennes et Sorcières
Pierres à Cupules
par Véro

Depuis des temps immémoriaux les archéologues exhument des
pierres, qui de par leur forme et parfois leurs gravures brutes, sont appelés
„bols“ ou „coupes“ (näpfchensteine – schalensteine) ou encore „verre de montre“
voire même, au Danemark, „quartiers de pommes“ (aebleskivestene) On en trouve
dans toute l’Europe, mais aussi en Amérique du nord et en Asie. On en trouve
énormément en Europe de l’est et du nord, dans les endroits autrefois habités
par les germains. Les gravures ne se trouvent pas seulement sur des pierres
solitaires, mais aussi sur des parois rocheuses. En Scandinavie ces gravures
extrêmement basiques se trouvent mêlées à des gravures figuratives. Même si
certains voient dans ces creux des érosions naturelles, il n’y a pas de doute
que la plupart du temps il s’agit d’œuvres humaines, ne serait ce qu’à cause de
ces gravures. Même si on ne sait pas exactement quelle était leur utilité, on
peut supposer qu’elle était cultuelle, en effet on trouve parmi ces gravures la
roue, symbole solaire. D’autre part on trouve ces pierres si particulières dans
les sites funéraires. Peut être étaient elles alors là pour recevoir le repas
funéraire lors de la mise en terre.
Comme souvent, quand on ne sait pas „scientifiquement“ de quoi il en retourne,
le peuple trouve d’autres explications.
Ainsi en Suède ces pierres deviennent elles des „pierres d’elfes“, des „meules
d’elfes“, on croit que les elfes vivaient dessous et se servaient de la
déclivité pour moudre leur farine. Encore au début du 20ème siècle on y faisait
des offrandes, c’est à dire qu’on oignait le creux de graisse, et on y déposait
des dons (aiguilles, monnaies, rubans, fleurs) ceci afin de se protéger de la
colère de ceux qui vivent en dessous, mais aussi pour demander leur aide afin de
lutter contre certaines maladies (essentiellement la fièvre et les maladies de
peau)
Aux endroits où de telles pierres creuses n’existent pas, on creuse manuellement
le mur de l’église. A Greifswald où c’est le cas on a trouvé des traces de
graisse dans le creux ainsi formé. De cette façon les malades faisaient entrer
leur fièvre dans la pierre. Quelque part dans le canton de Wallis, sur le mur
d’une chapelle, le creux ne cesse d’augmenter car la poussière ainsi récoltée a
des vertus médicinales.
Dans une autre région la pierre creuse porte le nom de Buskahm (dieu slave) et
on dit qu’autrefois les sirènes venaient y faire des rondes la nuit de la saint
Jean. Ainsi aujourd’hui quand il y a un mariage toute l’assemblée vient là
danser en rond sur la pierre.
A Saint Luc il y a une pierre qui comporte 360 cupules. On dit que ce sont les
fées autrefois qui voulaient, par vengeance, faire rouler cette pierre sur le
village. Mais elles n’arrivaient pas à la bouger et tous ces creux sont les
traces de leurs poings et de leurs talons qui frappaient de rage, et de leurs
hanches quand elles s’appuyaient contre le rocher pour le faire bouger.
Ailleurs ce sont les géants qui y jouaient aux quilles.
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