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Coutumes et Traditions Populaires, Païennes et Sorcières
Se soigner
par Véro d'après Frischbier 1870
Contre les teignes
Pendant que les gens vont à l’église, la mère emmène l’enfant atteint, à un
endroit où on coupe du bois. Elle se place le dos vers l’église, prend trois
fois des copeaux, les verse sur l’enfant, particulièrement sur la zone touchée,
et dit « comme les gens vont maintenant à l’Eglise, ainsi t’en iras tu de cette
tête »
En cas de saignement abondant
Au cas où une plaie est très importante, ou si une personne a perdu trop de sang
dire les incantations suivantes :
1) Le matin dans la rosée,
Trois femmes allaient
L’une cherche du sang
L’autre trouva du sang
La troisième dit : calme toi, sang !
2) Trois saintes femmes allaient
Le matin tôt dans la rosée
La première s’appelait Aloe
La seconde Sang disparaît
La troisième Sang calme toi
3) Sang je t’ordonne
De te calmer
Jusqu’à ce que les morts quittent leurs tombes
4) In nomine patris et filii et spiritus sancti, amen
Tout comme les adultères vont en enfer
Tout comme les sorciers iront en enfer
Ainsi s’arrêtera ce sang, ce que j’ordonne
Non pas par mon pouvoir, mais avec l’aide de notre seigneur Jésus
(ajouter un Notre père et 3 Ave Maria)
5) sur la tombe du Christ poussaient 3 lys
le premier s’appelait Humilité
le second Mélancolie
le troisième selon la volonté du Christ
(à répéter trois fois)
6) sur la tombe du Christ se trouvent trois fleurettes
l’une innocente
l’autre patiente
la troisième volonté de Dieu
cher sang, calme toi
7) trois belles filles descendent du ciel sur la terre
l’une s’appelle « laisseuse de sang »
l'autre « attrappeuse de sang »
la troisième « sang arrête, sang comprend, calmeuse de sang »
8) trois vierges vinrent à passer
l’une dit « c’est le sang »
l’autre dit « ce n’est pas bon »
la troisième dit « tu dois te calmer »
Au nom du Père etc….
A dire trois fois, mais sans Amen
9) Sang sois aussi calme que le fut le Jourdain
Dans lequel Jésus Christ et Saint Jean furent baptisés
C’est pourquoi, sang, calme toi, calme toi bien
10) sang calme toi comme le fit l’eau du Jourdain
quand les enfants d’Israël le traversèrent pour aller en Terre sainte
au nom du Père etc…
11) ramasser une pierre, et se noter très exactement l’endroit où on l’a
trouvée. Puis trouver le blessé et dire
A présent je prends une pierre
Je la pose sur ton (partie du corps concernée)
Et j’appuie sur le sang
Ce qui le fera arrêter aussitôt
A dire trois fois, puis remettre la pierre à sa place exacte.
12) je te charme avec la force de Dieu et l’aide du Seigneur. Madeleine avait
trois filles, la première dit « allons nous en et voyageons » l’autre dit «
restons » et la troisième dit « non, nous allons faire demi tour, restons ici et
asseyons nous » De la même façon, sang, tu dois rester immobile par le seigneur
Jésus, fils de Dieu, par sa petite mère et par la très vénérée sainte Trinité,
et par les anges et l’esprit saint. Ajouter un notre père
Contre les hernies
« Je vois que ça pousse
je caresse ça s’en va »
Contre les cloques sur la langue
Elles arrivent quand quelqu’un dit du mal de nous. Faire un nœud à son mouchoir,
le piquer encore et encore avec une aiguille, jusqu’à ce qu’il se défasse. Ainsi
perdra-t-on les cloques et iront elles sur la langue de celui qui a médit.
On peut aussi cracher trois fois dans son mouchoir, y faire un nœud et taper
dessus.
Contre les crevasses
Ceci concerne les jeunes accouchées qui souffrent de la poitrine quand elles
allaitent
Prendre du bois de noyer rouge, le brûler jusqu’à ce qu’il ne reste que du
charbon, le broyer pour en faire de la poussière, et la mélanger avec ¼ de livre
de saindoux. Avec cette pommade enduire trois fois par jour les parties
douloureuses au nom du père etc….
Contre l'érésipèle
En cas d’érésipèle (rougeur de la poitrine due à un grand effroi causé à la
jeune femme) prendre un chat noir, sans la moindre marque, lui couper dans la
queue, recueillir son sang et en barbouiller trois fois la poitrine au nom du
Père etc…
A titre préventif, à la moindre frayeur, cracher trois fois pour contrecarrer la
maladie
Contre les coliques, diarrhées, dysenteries
Mélanger à du schnaps le jus d’une crotte de porc pressée ….
Ou bien dire les conjurations suivantes (au choix)
1) Colique soigne toi
Je te l’ordonne par le sang sacré
Tu n’as pas le droit de me nuire jusqu’à la tombe
Aussi vrai que le Seigneur rendit la vie à son fils.
Ce disant se passer la main sur le ventre et le secouer quand on prononce le nom
du très haut.
2) Mère ourse, tu veux lécher le sang
Fendre le cœur
Non, tu ne le feras pas
Tu es envoyée par dieu
Tu dois t’en aller dans ta retraite
Au nom du Père etc….
(à dire trois fois)
3) colique, je te conjure, en ton nom et en mon nom
Nous tous ensemble
Au plus jeune jour
Dans une tombe
4) colique va dans ton saint lit, et ne me cause pas de douleurs dans ma tête,
dans ma moelle, dans mon cœur, dans mon foie, dans tous mes viscères.
Ajouter un notre père sans le mot « amen » - à faire trois fois
5) Crampe, je te brise et te charme, au nom du seigneur Zebaoth ! Dieu le père
l’a ordonné : à l’endroit où Dieu t’a placée tu dois te calmer et ne pas
continuer. Au nom du père etc….
6) Cette formule doit être dite par une femme, de préférence vieille. Elle
prendra dans ses mains la zone douloureuse, la pressera fermement aussi
longtemps qu’elle prononcera la formule de bannissement. La formule sera répétée
neuf fois, avec un notre père après chaque troisième fois.
« Femme Mère, je t’emballe, je te presse, retourne en paix dans ta chambre, où
le bon Dieu t’as créée »
Je fais une parenthèse ici pour parler de « femme mère » Dans le texte 2 était
utilisé le mot « mère ourse » ce sont là des noms donnés aux diarrhées et autres
désagréments du même genre mais aussi, d’après Grimm aux « maladies de mères »
(peut être les saignements après la naissance ? peut être les crampes que nous
avons parfois pendant nos règles ?)
7) Mère Macica, adversaire de la mère de Dieu, je te le demande par Dieu le
Père, par Dieu le Fils, par Dieu le Fils (oui on le dit deux fois NDLT) et par
toute la Sainte Trinité, que tu te calmes maintenant, que tu ne rendes pas
malade l’âme et le corps, mais que tu te couches, sur l’oreiller, que Dieu a
mesuré pour toi à la taille de son empan » Faire suivre un Notre père, se signer
trois fois, ne pas dire Amen.
Au sujet de Macica, qui désigne les coliques ou les crampes d’estomac. Dans
certaines régions on considérait autrefois que l’estomac était une entité dans
notre corps. Il avait selon le cas une forme d’insecte ou de larve. Et il avait
sa propre vie, au même titre que le ver solitaire…..
8) Notre Père etc…. Il arriva que la mère de Dieu du soigner et calmer la Macica.
Tout comme cette pierre est sur le sol et ne sera plus jamais touchée, ainsi
Macica doit immédiatement cesser de bouger en …. (nom de la personne). Par le
pouvoir de Dieu, du fils et du saint Esprit, elle doit se calmer, et rester
absolument calme et silencieuse. Toi Macica tu as un lit qui t’attend, c’est
pourquoi tu dois te reposer dans ….. (nom de la personne) et tu ne dois plus ni
bouger, ni le faire souffrir. Par le pouvoir de Dieu etc… Au nom du Père etc….
Amen amen amen.
Si c’est un cheval qui est atteint c’est plus simple : le monter et le faire
tourner trois fois autour de l’église.
Contre l’eczéma
Egalement utiliser de l’eau de Pâques. Si c’est un enfant qui est atteint on
peut faire passer le mal en répandant dessus de la farine volée. Mais il ne faut
pas la voler n’importe comment. Aller chez quelqu’un dont on sait qu’il cuit du
pain. Se positionner de telle sorte que le récipient de farine soit derrière
nous. Plonger trois fois la main, dans son dos, dans la farine, en prendre une
poignée de la même manière, la cacher et s’en aller sans se faire remarquer.
Formule contre le fongus : « Je vais faire passer l’eczéma de …. (nom de la
personne) trois fois neuf boutons, trois fois neuf pustules, trois fois neuf
champignons. La mère de Dieu monta sur une colline verte et rencontra trois
herbes. Elle cueillit l’une de la main droite, elle renversa la seconde du pied
droit, et elle perdit la troisième. Je ne sais pas où. Ainsi doivent se perdre
les champignons de ….. Non pas par moi, moi, moi, mais avec l’aide de Jésus et
de tous les Saints. »
Contre les contagions
Pour se protéger porter du sel que l’on noue dans un coin de sa chemise, ou
qu’on porte autour du cou
Maladies des yeux
Elles peuvent s’attraper si on regarde trop longtemps un quartz .
Un moyen très puissant pour les soigner est l’eau de Pâques. C’est
particulièrement efficace si le matin de Pâques avant le lever du soleil on se
lave dans une eau courante.
En cas d’inflammation de la paupière prendre une manique, et avec elle dessiner
une croix devant les yeux du malade et dire
« l’inflammation te fait souffrir
la manique la fait partir
au nom du père etc… »
En cas d’orgelet il faut que quelqu’un dise sans prévenir « tu as une saleté
dans l’œil » et ensuite il faut passer trois fois sur la zone malade l’alliance
de la mère du malade
Contre la cataracte : dire la formule suivante.
Le matin « comme ici la sombre nuit se replie devant le jour lumineux, ainsi
devra s’en aller la cataracte de …. (nom de la personne), s’en aller de son œil,
de sa prunelle, du blanc de son œil, et ces abcès doivent sécher et disparaître.
Personne ne doit savoir où ils seront, par le pouvoir de Dieu, de son fils et du
saint Esprit. »
Le soir « Ciel rouge du couchant, rougeurs crépusculaires, serviteurs de Jésus,
vous le servez le jour, la nuit, alors servez aussi …… (nom de la personne) afin
que la cataracte disparaisse de son œil, de sa prunelle, et du blanc de son œil,
par le pouvoir de Dieu, de son fils et du Saint Esprit. Amen, amen, amen »
Si on craint qu’un animal ne perde un œil suite à un quelconque accident, dire
les paroles magiques suivantes : « Trois frères se promenaient. Le Seigneur
Jésus les rencontra et leur demanda : que cherchez vous ? Nous cherchons l’herbe
qui est bonne contre tous les maux. Allez sur le mont Mosis, prenez l’huile de
la fleur du buisson de laine ou de mouton, pressez la tant et si bien que plus
rien n’en sorte, qu’il n’y ait plus de pus, au nom du Père etc… » Répéter cela
trois fois avant le lever du soleil.
Contre l’épilepsie
Quelqu’un qui aura sa première ou sa deuxième crise pourra être délivré si on
lui enlève aussitôt sa chemise, si on la déchire, et qu’on en jette les lambeaux
à un croisement de chemins. Mais pendant ce temps l’officiant ne devra pas
prononcer le moindre mot.
Il y a aussi une incantation, que voici : « Quand notre seigneur Jésus Christ
voyageait avec ses disciples ils le priaient et l’appelaient. Et quand il guérit
l’épilepsie et les ulcères Jésus dit : vous devez poser la main sur les malades.
L’eau se calma quand la petite mère de Jésus baigna son enfant. Ainsi cette
maladie devra t elle se calmer, ne pas atteindre la moelle, ne pas briser les
os, ne pas raccourcir les tendons. Je t’en prie quitte cet endroit, par le
pouvoir de Dieu et du fils de Dieu et avec l’aide du Saint Esprit. Au Nom du
Père etc… Notre Père etc….
Contre les tannes
Un enfant qui maigrit souffre de tannes. Il faut qu’une vieille femme l’emmène
au cimetière sur la tombe du dernier enfant qui a été mis en terre. Là il faut
planter un long tube dans la terre jusqu’à arriver au cercueil et y frapper
trois fois. Si le mort répond (ce qui arrive à chaque fois) l’enfant guérira. On
peut aussi placer l’enfant dans le four récemment éteint et encore bien chaud…..
Contre la gangrène, les brûlures
1) Passer sur la zone touchée une pierre à feu et, juste avant le lever du
soleil, et juste après son coucher dire :
Seigneur Jésus Christ, fils de Dieu
Par tout le pays
Je soigne le feu et les brûlures
Par ta douce main
Au nom du père ….
2) J’attrape et ficèle la brûlure
Qu’elle reçoive air ou tirage
Elle n’ira pas plus loin
Peau, chair et jambe
Doivent redevenir comme au commencement
Sains
Au nom du père ….
3) Notre chère mère de Dieu et le Seigneur Jésus traversaient le pays
La mère tenait l’enfant par la main
Elle bénit la brûlure infectée
Afin qu’elle ne s’étende pas
Afin qu’elle n’atteigne pas bras, jambe, moelle
Et jamais le corps
Jusqu’à ce que la chère mère de Dieu ait un autre enfant de Dieu
Au nom du père….
4) Saint Laurent était sur son cheval
Dieu le Père lui donna une foule ( ? ? ? ? ?)
Et le bénit de sa sainte main
Les inflammations et empoisonnements
Ne doivent pas dévorer la chair
Et s’arrêter là où ils étaient au commencement
Au nom du père….
5) J’étais assis sous un grand arbre
Et regardai le ciel lointain
Alors arriva Marie avec le vieil homme
Qui pouvait bannir les piqûres et les brûlures
Tu dois disparaître comme le défunt dans sa tombe
Comme la rosée dans l’herbe
Au nom du père….
6) oh maudite brûlure
tu règnes depuis longtemps à cet endroit
dans cette bile, dans la chair et le sang
C’est pourquoi tu dois t’en aller, damnée chose
Hors de cette bile
Hors de cette chair et de ce sang, et hors de toutes les artères
Au nom du père…..
S’il s’agit de soigner du bétail, en plus de l’incantation, et au moment où on
cite le Saint Père, caresser la bête des naseaux à la queue et le long des
pattes. Lui prendre un peu de sang et lui donner 8 demies onces de salpêtre
mélangées à du vinaigre, en deux prises.
Contre les inflammations
Des inflammations visibles de façon externe sont appelées « feu ». Les
incantations à ce sujet doivent se faire dans une faible lumière, de préférence
à la nouvelle lune, et se répéter trois fois au lever ou au coucher du soleil.
Prendre un charbon de bois ou une pierre à feu, passer sur la zone touchée et
pendant ce temps dire trois fois une des incantations suivantes et à la fin de
chaque unité cracher trois fois.
1) je conjure neuf sortes de feu
Jésus Christ traversa le pays
Avec le feu et les brûlures
Il guérit et rafraîchit avec sa main
Au nom du père….
2) trois saintes femmes allaient au lavoir
l’une frappe
l’autre rince
la troisième éteint le feu
au nom du père….
3) Marie allait par le pays
Que cherche-t-elle ?
Une inflammation
L’inflammation doit être éteinte
Comme le charbon dans les cendres
Au nom du père…..
4) Jésus alla au jardin
Et prit l’inflammation dans sa main
Je te conjure feu arthritique, feu maladif, feu visible, feu rouge, feu jaune,
feu bleu
Que cela ne déchire pas
Que cela ne se fende pas
Que cela ne creuse pas
Que cela ne gerce pas
Que cela ne craquèle pas
Que cela ne saigne pas
Car Jésus alla au jardin et éteignit le feu
Pour le brasier éternel
Au nom du père….
5) je conjure 99 sortes de feu
le premier fait du feu
l’autre fait du bois
le troisième souffle et éteint
6) tôt le matin dans la rosée
allaient trois vierges
l’une traversa l’herbe verte
l’autre cherche une feuille de lys
la troisième prit le feu
au nom du père….
7) Dieu aide moi à conjurer 99 sortes de feu
Qu’il ne déchire pas, ni ne fende, ni ne gratte, ni ne pique, ni de se ratatine,
ni n’éclate, ni n’enfle, ni ne refroidisse, ni ne cause d’ampoules, ni ne boue,
ni ne fasse mal.
Au nom du père….
Après cela souffler sur le malade et dire : Dieu aide moi à faire disparaître
cette grande souffrance par ce souffle frais.
Contre les petites gens
J’ai volontairement gardé le mot « petites gens » parce que je trouvais ça
sympa. Il est expliqué dans le texte original qu’on appelle ainsi les maux de
têtes consécutifs à une insolation. Enfin, pour être tout à fait précise c’est
consécutif à un mot qui désigne un trait (flèche) ou une balle j’ai donc pensé
(ai-je bien fait) qu’un mal de tête suite à plaie par balle est assez définitif
et j’ai extrapolé, en fonction du contenu général du texte. Après, rien ne vous
empêche d’essayer la même méthode pour une de ces foutues migraines dont on ne
sait jamais d’où elles viennent mais qui nous empoisonnent l’existence, comme si
« on nous donnait des coups à l’intérieur de la tête »
Parfois les expressions allemandes pour désigner une maladie sont assez imagées.
Par exemple à un moment je parlais d’enfants qui maigrissent à vue d’œil. Le nom
allemand était « contre les convives (ceux qui mangent avec vous) ». Mais
revenons à l’insolation.
Pour faire passer ces maux de tête il faut remplir une coupe d’eau pure, couper
9 branches de cerisier, les couper chacune en 9 bouts. Ensuite avec le couteau
qui a servi à cela tracer une croix dans l’eau et dire :
Je conjure les petites gens
Pour les rouges
Pour les bleus
Pour les noirs
Pour les gris
Pour les jaunes
Pour les verts
Pour les blancs
Petites gens quittez (nom de la personne)
Au nom du père….
Ensuite jeter les petits bouts de cerisiers en croix dans l’eau et redire deux
fois la formule, et à chaque fois tracer une croix dans l’eau avec le couteau
Une autre incantation : Petites gens, très aimables personnes, tous autant que
vous êtes. Sortez de cette tête, sortez de ce corps et de cette jambe, allez à
l’eau, là bas il y a une large pierre. Vous y trouverez à manger et à boire. Au
nom du père….
Selon les régions ces petites gens, sont des « gens de couleur » ou des gens «
blancs » ou « froids » Ce sont des sortes de kobolds qui nuisent aux humains, de
l’intérieur. On peut les faire partir en répandant autour du malade de la cendre
recueillie pendant les 12 jours après Noël (là c’est pareil, en Allemand, ce
sont simplement « les douze » et tout le monde comprend). On pourra même voir
leurs traces de pieds dans cette cendre.
Pour savoir si quelqu’un est victime de ces petites gens, dans une certaine
région, prendre trois rameaux (ceux de l’église) les couper en petits bouts, en
disant : « un pas un, deux pas deux, etc… jusqu’à neuf pas neuf ». Redire la
série trois fois, jusqu’à obtenir 3 fois 27, soit 81 petits bouts. Les jeter
dans une coupe pleine d’eau qu’on signe et bénit en priant. La bénédiction sera
la suivante : « Que Dieu le Père, son fils et le saint esprit viennent sur (nom
de la personne) ». Ne pas dire amen. Si tous les bâtonnets flottent à la surface
le malade est délivré des petites gens, Si toutefois certains bâtonnets coulent
il est leur prisonnier, plus ou moins, selon que plus ou moins de bâtonnets ont
coulé. Il faut alors dire : « Vous les petites gens fuyez (nom de la personne),
sortez de sa peau, de son corps, de son sang, de ses artères, de ses
articulations, de ses viscères. Loin dans la mer il y a une grande pierre, allez
là bas, buvez là bas, mangez là bas. Par la puissance de Dieu, par le fils de
Dieu, par le saint esprit. »
Dire cela trois fois, et la dernière fois conclure par amen. Ce faisant tenir la
coupe dans la main gauche, éclabousser de la main droite l’eau sur la plaque du
poêle jusqu’à ce que la coupe soit vide de tout liquide.
Les malades qui jusque là étaient pâles, peu enthousiastes au travail, voire
insomniaques, seront guéris.
Une autre incantation y ressemble avec de petites variantes. On conseille aux
petites gens d’aller non pas à la mer, mais dans les bois verts et les déserts
arides. Et ainsi le malade sera « sain et heureux comme cette journée est claire
et réjouissante ».
Enfin, une dernière méthode : couper dans 9 sortes de bois 40 paires de petits
bâtonnets. Mais attention il faut le faire en dirigeant la lame du couteau vers
soi. Il faut couper ces bouts de telle sorte qu’ils aient tous une fourche au
bout. Toujours les couper par paquets de deux.
Ensuite, un jeudi, le soir après dîner, quand la lumière est basse, aller à un
cours d’eau, sans parler, sans regarder autour de soi, et puiser un seau d’eau,
la faire chauffer. Le malade sera mis dans une baignoire, portes et fenêtres
bien fermées. On lui verse sur la tête l’eau préalablement chauffée. Jeter dans
l’eau de la baignoire les bouts de bois, par paires. Laver le malade avec l’eau,
particulièrement ses oreilles et ses narines, ses clavicules, ses flancs et ses
jarrets. Pendant qu’on le lave dire 9 Notre Père. Mais sans dire « amen ».
Ensuite le malade sort de la baignoire, enfile une chemise neuve et compte
combien de bâtonnets flottent et combien ont coulé. Il lui reste autant de
petites gens en lui qu’il y a de paires de bâtonnets qui ont coulé. Prendre ces
derniers les mettre dans un tissu que le malade portera directement sur la peau,
sous un de ses bras jusqu’au jeudi suivant. Durant le même temps il devra porter
sur lui quelque chose en argent (une pièce de monnaie par exemple) et rien ne
devra quitter la maison. Remettre l’eau dans le même seau et la verser à nouveau
dans le cours d’eau, sans parler et sans regarder autour de soi.
Refaire la même procédure le jeudi suivant et celui d’après. Il arrive que dès
le second jeudi tous les bâtonnets flottent, si toutefois le troisième il en
coulait encore la maladie serait incurable.
Contre toutes sortes de
maladies
Quand un animal est malade et qu’on ne sait pas pourquoi, il faut lui dire trois
fois dans l’oreille droite : « par l’alimentation ne meurs pas de faim, par
l’eau ne meurs pas de soif,
par le feu ne meurs pas de froid »
puis prendre le coin droit de sa jupe dans sa main droite et caresser l’animal
des naseaux le long du dos jusqu’à la queue, puis vers le bas le long des pattes
et dire trois fois
« je ne sais pas ce qui te manque, ne le sait que le seigneur Jésus Christ qui
est né dans une mangeoire de bœuf »
Pour toutes sortes de maladies, sauf les morsures par un chien enragé, écrire
les formules suivantes sur des petits papiers qu’on fait ingérer au malade, ou
avec lesquels on frotte la partie atteinte :
Iran + Tiran + castan
+ cacasten + Eremiton
+ in + nomine + Patris
+ et + Filii et + spiri.
+ sanct. + Amen +
aron + y aran +
syran + cyron +
ceraston + crisan
castan + Bastan +
syran + castan +
operam + catha +
eron + et stacyden +
tetragramatan + et ay +
ab onay + ostanum +
ab unos + avit + militia +
et + lingua + continab +
+ davin + et + verbum +
curo + factum + et XXXXXX
et habitavi + + et XXXXXXX
(je me demande si les XXX sont censés être remplacés par le nom du malade , ….
?)
Les porcs sont protégés des maladies grâce à la formule suivante : « je bénis
mes porcs contre la maladie. As tu tes porcs à la maison ? non je ne les ai pas.
Va, appelle les pour qu’ils entrent et donne leur de l’orge. Celui qui mange de
l’orge, il ne lui arrivera rien. » Mettre l’orge dans un pantalon et le jeter
par trois fois par la cheminée, dire la formule précédente pendant ce temps et
ensuite donner l’orge à manger aux cochons.
Contre les taches noires
Le Seigneur Jésus
allait sur le chemin, et rencontra la mère de Dieu. Où vas tu mère de Dieu ? je
vais chez (nom du malade) semer le sang et briser les os, et je te l’interdis.
Va là où les cloches ont sonné et où les chants ont été chantés, par le pouvoir
du fils de Dieu, avec l’aide de l’esprit saint. Notre père etc…. se signer trois
fois, et souffler trois fois sur les taches.
Contre les morsures de
chien
Si un homme ou une bête est mordu par un chien enragé, écrire les mots suivants
sur une feuille et le lui faire ingérer :
« Seul Dieu a le respect, personne d’autre ne l’aura ! »
ou bien noter sur une tartine beurrée les 25 lettres suivants :
NATOR
AUTNO
TEPUT
AUTNO
ROTUR
Et le faire manger au mordu
Dans une autre région l’ordre des lettres diffère légèrement
SATOR
AREPO
TENET
OPERA
ROTAS
Je note d’ailleurs que dans cet ordonnancement les mots sont les mêmes
verticalement et horizontalement, contrairement à la liste précédente
On peut aussi dire : « je vais bénir l’étable de (nom de la personne) contre les
chiens enragés. Sept apôtres s’en allaient, tous frères. Où allez vous, sept
apôtres, tous frères ? Nous allons bénir l’étable de ….. contre les chiens
enragés. Allez, et faites en mon nom. Que font les enragés ? ils dorment.
Laissez les dormir. Prenez de la laine et du coton et bourrez leurs plaies, afin
qu’ils ne crient, ni ne pleurent, ni ne grimpent aux murs, mais qu’ils soient
calmes comme l’étaient les eaux du Jourdain, quand Saint Jean baptisa Jésus. Nom
pas par mon pouvoir mais celui de Notre Père »
Ou bien « prononcez la prière du Seigneur. Notre seigneur Jésus Christ alors
qu’il voyageait avec ses compagnons et qu’ils lui demandèrent de soigner les
morsures de chiens enragés, leur dit : soignez avec le pouvoir de Dieu, et du
fils de Dieu et l’aide du Saint Esprit. Les eaux de la mer restèrent calmes,
quand la mère de Dieu baignait son fils, qu’il en soit ainsi de cet animal, oh
joli moi de mai, et que le poison le quitte avec l’aide de Dieu et du Saint
Esprit. Au nom du père etc…. »
Ce faisant, faire trois fois le tour du malade, mains jointes, pendant qu’un
tiers te dégage le chemin.
Contre les saignements
de nez
On peut le faire cesser en enroulant un fil très fort autour de l’auriculaire de
la main gauche.
Sinon, en cas d’insuccès, dire la formule suivante : « Un enfant né à Bethléem,
baptisé à Jérusalem. Là bas sur la pierre sacrée, mon sang sera calmé »
Contre les taches
de rousseur
Dès qu’on voit la première hirondelle de l’année, vite se laver et se sécher. Si
une fois tout cela fait on voit toujours l’hirondelle précitée, soit on perdra
ses taches de rousseur, soit on ne les perdra pas mais elles nous rendront plus
belles !
Contre la jaunisse
Le malade imbibera de son urine des pièces de toile de lin et laissera le tissu
décolorer au soleil ou sur la neige.
Sinon, déterrer une grosse carotte bien jaune (navet jaune ?) la creuser. Le
malade urine dans ce récipient qu’on suspend dans la cheminée (ne pas le faire
avec vos radiateurs électriques) et tout comme l’urine s’évaporera, la maladie
s’en ira.
Autre méthode : manger des poux sur une tartine de beurre.
Contre les coups au cœur
Ces espèces de pincements juste sous les côtes, s’attrapent si on reste bras
écartés sur le pas de la porte ouverte. Ou bien si on attrape un pot ou une
cruche plein d’eau par l’ouverture pour le transporter.
Cela se soigne en disant, en même temps qu’on caresse la zone douloureuse : «
Douleur va-t-en de mes côtes comme la vache quitte sa mangeoire »
Contre les crampes
(NDLT : là je suis ennuyée, car en allemand le même mot désigne les crampes
–traduction qui vient à l’esprit en premier- et les convulsions, ce qui
collerait peut être mieux au texte. Je vous laisse juge)
La nuit de la saint Jean entre 23 et 24 h, déterrer de l’armoise. Sous ses
racines se trouvent des charbons. Les réduire en poudre, ce sera un excellent
moyen (ingéré) de lutter contre les crampes. Ou bien donner au souffrant trois
gouttes du sang d’une jeune truie qui a eu des petits pour la première fois,
sans oublier de le faire « au nom du père etc…. »
Dans une certaines régions les crampes sont considérées comme punition divine.
Celui a qui cela arrive pour la première fois se verra tracer une croix à
l’aiguille sur la poitrine, suffisamment fort pour le faire saigner, afin de
faire partir la crampe. Si c’est un enfant, la mère se contentera de le couvrir
avec la robe de mariée.
Contre l’épuisement des
enfants
Dans ce genre de cas on utilise une méthode (difficilement traduisible) qui
consiste à « cuire l’épuisement ». Trois jeudi à la suite, après que la lune
décroisse, et après le coucher du soleil, on fait une pâte avec une demi pinte
de farine, on chauffe le four, et on se promène dans la cuisine avec la pâte.
Puis on met à cuire 3 gâteaux. Pendant qu’ils cuisent un tiers fait le tour de
la maison, revient à la cuisine et dit
« que cuis tu ?
- je cuis l’épuisement de (nom de la personne)
- cuis, cuis »
à ce moment là on sort le premier gâteau en disant « au nom du père etc… »
Refaire la même chose pour le deuxième et le troisième gâteau. Quand ils seront
sortis du four tous les trois il faudra les déposer dans une eau courante.
Une autre méthode consiste à « moudre l’épuisement » Pour cela on assied
l’enfant (mêmes conditions temporelles que ci dessus) sur une meule à grain,
posée devant la fenêtre. Pendant que quelqu’un tourne autour de la maison, un
tiers fait doucement la meule. Celui qui tourne autour de l maison s’approchera
de la fenêtre et dira
« que tourne tu et mouds tu ?
- je tourne et mouds l’épuisement de …..
- mouds, mouds »
et celui qui tourne la meule dira « au nom du père…. »
Cette scène se répète trois fois au total ce jour là, et se reproduira les deux
jeudi suivants.
Cette forme d’épuisement est censée être consécutive au fait que l’enfant aurait
avalé des poils de chats. Il existe d’autres façon de le soigner :
On peut porter l’enfant trois fois autour de l’église, et chaque fois qu’on
passe près de la porte on souffle dans cette direction.
On peut faire rôtir un coq, écraser son estomac pour en faire de la poudre qu’on
donnera à l’enfant, mélangée à du vin rouge.
On peut poser une chaise entre deux seaux. On fait passer l’enfant sous l’anse
du premier seau (choisir un enfant de petite taille de préférence….) on le fait
passer par dessus la chaise, puis sous l’anse du second seau. Puis, en trois
mouvement, on tourne les trois objets. Refaire le même trajet avec l’enfant.
Tourner une fois encore les objets. Refaire passer une troisième fois l’enfant.
Enfin asseoir l’enfant dans une commode, ou une armoire, dire un Notre Père,
mais sans dire amen. Cette méthode se fait le jeudi après le dîner. Si toutefois
l’état de l’enfant ne s’améliorait pas, on peut le refaire le ou les deux jeudi
suivants.
On peut aussi (toujours un jeudi soir, puis le samedi suivant, et encore le
jeudi) faire une galette de pâte, qu’on pose sur la table. On met l’enfant
debout sur cette galette, d’abord sur ses deux pieds, puis uniquement sur le
pied droit, de telle sorte que les traces soient imprimées dans la pâte. Nous
avons donc trois traces. Partager cette galette en 3 petites galettes qu’on fait
cuire au four. (J’imagine qu’il y a une empreinte par petite galette) Ensuite
asseoir l’enfant dans de l’eau, (dans une baignoire) y émietter les galettes
cuites. Baigner l’enfant. Dire le Notre père, sans amen. Enfin prendre un peu de
cendre dans le four (par four il faut comprendre : four à bois du 19ème siècle)
avec la main, la passer sur la tête de l’enfant, d’avant en arrière. Après le
coucher du soleil l’eau sera versée dehors sans que l’on parle ni ne regarde
autour de soi.
Sinon : prendre une tête de cheval (vous en trouverez dans toutes les bonnes
crémeries…. Je rigole !) et une jeudi soir après le diner, sans parler ni
regarder autour de soi, aller à une carrière de glaise, dans laquelle stagne de
l’eau de pluie. Prendre un seau de cette eau. Le rapporter à la maison. Chauffer
l’eau, la mettre dans un grand récipient. Puis, par trois fois, entre lever et
coucher du soleil, passer la tête de cheval dans cette eau et y baigner
l’enfant. Déchirer la chemise de l’enfant par le milieu, côté poitrine. Ensuite
rapporter l’eau et la chemise, toujours en silence et sans regarder autour de
soi, à la carrière.
Refaire le tout les deux jeudi suivants.
Enfin, plus simple. Deux vieilles femmes (plus faciles à trouver qu’une tête de
cheval de nos jours) se passent l’enfant par dessus la clôture par trois fois.
Contre les
dartres
Si on voit un dartre
sur un tiers, il faut par trois fois, et sans prévenir, cracher dessus.
Prendre de la buée sur la fenêtre, avec son doigt, passer sur le dartre et dire
« Bonjour Monsieur Lissai (c’est le petit nom du dartre) ne sois plus là demain,
seulement aujourd’hui »
Sinon nous avons d’autres incantations contre les dartres :
« le saule et le dartre, se battaient. Le saule gagne, le dartre s’en va »
« dartres, dartres, disparaissez ! mes mains vous chassent. Elle vous
poursuivent jour et nuit, c’est pourquoi, dartres, dartres, allez vous en de moi
»
« la potasse et le dartre s’en allèrent au delà de la grande mer. La potasse
s’en revint, le dartre plus jamais » Pendant qu’on prononce cette formule, jeter
de la potasse dans l’eau courante, contre le vent. Faire cela nu, et avant et
après l’acte et l’incantation, ne pas prononcer la moindre parole.
Contre les pieds ou les
jambes enflés
« (nom du malade) as tu sept fois les jambes enflées ?
non, pas sept fois, mais six fois
non, pas six fois, mais cinq fois
etc… jusqu’à
non, pas une fois, mais aucune fois
au nom du père…. »
répéter ce texte par trois fois.
Contre une maladie des
os
Je pense qu’il pourrait s’agir de l’ostéoporose. Il est expliqué que c’est une
maladie qui fait que les os perdent des petits éclats. Il faut passer une pierre
à feu sur la zone malade par trois fois, avant le lever ou après le coucher du
soleil, et dire trois fois.
« Christ alla sur une haute montagne,
il rencontra l’ostéoporose.
Ostéoporose, où vas tu ?
je vais briser les os des hommes
leur sucer le sang
Je te l’interdis !
Va où les cloches sonnent
Et où sont chantés les évangiles
Au nom du père etc… »
Ou bien : « je viens à toi.
Qui donc t’en a prié ?
Entre fourrure et doublure
Entre fourrure et sang
Tu dois disparaître
Tout comme la bénédiction du Seigneur disparut
Quand je chassai le démoniaque ver
Au nom du père…. »
Contre les
enflures, les tumeurs
Passer une pierre à feu sur la zone malade et dire :
« la Vierge Marie alla à la roseraie
j’allais avec elle.
La vierge alors commença à me conseiller
Pour les déchirures, pour les éclatements (de peau) pour les tumeurs jaunes
Jésus Christ était avec nous.
La vierge Marie dit
Tu ne dois pas déchirer
Tu ne dois pas éclater
Tu dois disparaître comme un charbon incandescent
Au nom du père…. »
Ou bien « enflure, tu dois désenfler et disparaître, comme les nuages s’effacent
dans le ciel, au nom du Père …. »
Contre les
ulcères, les abcès
Ces maladies peuvent s’attraper si, entre le 25 décembre et le 6 janvier on
mange des pois ou des haricots. (ouf, chez maman le repas de Noël traditionnel
ne comportait ni l’un ni l’autre…. mais même sans eux on finit par attraper un
ulcère rien que de penser qu’on mangera le même repas pour la 25ème fois !)
Pour s’en débarrasser, aller, en lune croissante à un croisement, regarder la
lune et dire « que ce que je vois augmente, et que ce que je ne vois pas diminue
»
Si on souffre du pied, poser celui ci sur le gazon, découper l’herbe selon la
forme du pied, détacher cette forme, et la poser, côté herbe, sur un piquet de
la clôture. Ainsi la plaie disparaitra-t-elle.
On peut aussi dire l’une ou l’autre incantation. Telle que :
« Par le sang du Christ tu ne dois pas empirer
avant que Marie, la servante de Dieu, ne donne naissance à un autre fils »
Si la plaie semble cancéreuse :
« Le Seigneur alla retourner son champ
il prit trois mottes de terre et y trouva trois vers
le premier s’appelait Ver va-t-en
le second Ver bagarreur
le troisième Ver de cheveux
Tous retenez vous
Gardez vous éloignés de la chair et des os de notre prochain »
Enfin, une dernière :
« Trois apôtres allaient, parmi lesquels des frères, et ils rencontrèrent le
Christ lui même. Où donc allez vous apôtres parmi lesquels des frères ? Nous
allons chez (nom de la personne) qui souffre trois fois neuf fois. Allez et
bénissez le par mon aide, la mienne et celle de tous les saints, contre cet
ulcère qui le fait souffrir trois fois neuf fois. D’où lui vient il ? Que ce
soit d’avoir été assis, ou couché, ou d’avoir bu, ou… ou du soleil ou des
étoiles ? Que cela disparaisse aussi doucement et gentiment que possible, que
cela ne fasse pas souffrir son corps, son sang, son cerveau, ses os, que cela
s’en aille dans les sombres forêts, les sombres nuages, les durs rochers. Ceci
est son état de paix jusqu’à la fin des temps. »
Dire un Notre père, se signer trois fois au nom du père etc… ne pas dire amen.
Contre
un mal de gorge
Contre un mal de gorge
particulier qu’on attrape si on mange la nourriture du chat ou du chien, dans
son écuelle.
Si la luette est enflée on dit « la luette est tombée », il faut la remonter, ce
que normalement on fait avec le manche d’une cuillère, qu’on appuie contre elle
; si c’est un enfant on le fait monter sur un tabouret, ou une table basse, on
attrape une mèche de ses cheveux et on lui dit de sauter du meuble. Les cheveux
seront arrachés (aïe ! ! ! !) et la luette retrouvera sa place.
On peut éviter aux enfants d’avoir mal à la gorge en leur suspendant au tour du
cou une petite bourse dans laquelle se trouvent les pattes avant d’une taupe.
On peut passer le pouce mouillé de salive ou de graisse sur le cou et dire trois
fois « les amygdales et la luette, le château ne peut plus fermer, au nom du
père … »
Ou « Marie traversa le long pont vert, rencontra Jésus Christ, qui lui demanda :
où vas tu ? Je vais soulager (nom de la personne) de son mal de gorge. Va,
soulage le ! »
Contre la
goutte, l’arthrite
Aller dans la forêt, se
choisir un pin. S’en remettre à lui par trois fois, toujours avant le lever ou
après le coucher du soleil. S’agenouiller et faire le tour de l’arbre dans cette
position, par trois fois en disant :
« je viens à toi, pin, et je me plains de 99 sortes de goutte, je ne m’en plains
pas à moi, mais à toi, au nom du père etc…. »
On peut aussi prendre trois charbons et une pierre à feu dans la main gauche, et
on fait passer l’un après l’autre les charbons dans sa main droite en disant, à
chaque fois :
« Au nom du père…. Jésus alla au jardin et prit un brandon dans sa main. Toi
(nom de la personne) je te soigne pour neuf sortes de feu : le feu des os, le
feu des membres, le feu arthritique, le feu irritatif, le feu rouge, le feu
noir, le feu bleu, le feu jaune et le feu bondissant. Ne pas enfler, ne pas
éclater, ne pas démanger, ne pas craqueler, et ne pas empoisonner le sang. Au
nom du père… Notre père ….. Jésus alla à la roseraie, tomba à genoux et fit
disparaître la goutte et son éternelle brûlure. Au nom du père…. »
Après que cela soit dit, passer les charbons sur les parties douloureuses et
souffler trois fois sur elles.
Une autre incantation est la suivante :
« je te salue, bouleau et pin, sur 77 sortes de goutte ! Elle ne me fait pas
souffrir, c’est toi qu’elle fait souffrir.
Si tu ne l’as pas 77 fois, tu l’as 65 fois
Si tu ne l’as pas 65 fois, tu l’as 54 fois
Si tu ne l’as pas 54 fois, tu l’as 43 fois
Si tu ne l’as pas 43 fois, tu l’as 32 fois
Si tu ne l’as pas 32 fois, tu l’as 21 fois
Si tu ne l’as pas 21 fois, tu l’as 10 fois
Si tu ne l’as pas 10 fois, tu l’as une fois et pas du tout !
Au nom du père…. »
.
Contre
les hernies inguinales
(ah oui, ça devient
pointu là !) pour ceux qui ne sauraient pas –et on ne leur en voudra pas- ça se
manifeste par une hypertrophie d’un testicule chez les très jeunes enfants. Ca
s’opère très facilement par la chirurgie, mais, en 1870 on conseillait ce qui
suit.
Aller dans la forêt, choisir un chêne, de la taille d’un bras d’homme, fendre le
tronc de telle sorte que l’enfant malade puisse passer à travers sans forcer.
Empêcher que les deux parties ne se réunissent à l’aide de solives. Quand tout
est près, emmener l’enfant, en silence, à l’arbre, et le faire passer par trois
fois dans le tronc fendu. Après cela remplacer les solives par des tout petits
bouts de bois. Tout comme l’arbre guérira et que la fente se cicatrisera, ainsi
disparaîtra la maladie.
Pour info l’opération chirurgicale effectuée de nos jours consiste à fermer une
« fuite » par laquelle le liquide qui entoure les intestins, et éventuellement
les intestins eux mêmes, emplissent une bourse. Donc il s’agit bien de refermer
un espace ouvert.
Contre
les douleurs articulaires accompagnées de
craquements
Pour les guérir il faut agir en trois fois, avant le lever ou après le coucher
du soleil. A chaque fois il faudra dire une incantation trois fois
Une première méthode consiste à passer le membre atteint, par exemple la main, à
travers un mur de glaise et dire :
« je passe ma main à travers le mur de glaise, ainsi fais je passer la douleur,
afin qu’elle ne déchire, ni n’enfle, au nom du père…. »
On peut aussi passer le membre par une porte ouverte et dire « montant de porte,
je te le demande, prends moi cette douleur qui me fait souffrir, et garde la
jusqu’à la fin des temps, au nom du père…. »
Une autre méthode (à ne pas pratiquer avec quelqu’un de pas très précis….) : un
jeudi soir, le patient et le soignant s’agenouillent chacun d’un côté du seuil
de la porte, le soignant donne un coup de hache, juste à côté de la main du
patient (main qu’il a posée à plat sur le seuil) et dit « je coupe, je coupe »
le patient répond « quoi donc ? » l’autre répond « la douleur articulaire ».
Faire cela par trois fois. Après cela nouer autour de la main une corde de
violon (la corde du mi) en soie, et la porter pendant trois jours.
Contre le feu de Saint
Antoine
C’est une inflammation
de la peau, d’origine bactérienne, qui touche essentiellement le visage ou le
bas du dos, et se manifeste par de grande taches rouges.
Pour le soigner, dire trois fois, la main gauche posée sur la tête du malade et
la main droite caressant la partie atteinte de haut en bas : « (nom du malade)
je te protège contre le feu et le brasier, je te guéris par ma sueur et mon
sang, tu ne dois ni déchirer, ni éclater, tu ne dois ni enfler, ni suppurer,
jusqu’à ce que la mère de Jésus ait un autre enfant, au nom du père…. »
On peut aussi dire « je passe sur toi, Dieu le père te met en garde, Dieu le
père est le nom le plus grand, qui peut guérir 77 maux, dans le jardin de Dieu
se trouvent trois roses, l’une s’appelle « bien », l’autre « pas bien » et la
troisième « reste calme, sang sauvage »
Le texte doit être répété trois fois, il faut passer la main sur la tache et
souffler dessus en forme de croix.
Il y a quantité d’autres incantations, en voici quelques unes :
« Notre seigneur Christ alla au delà de la mer, il se piqua avec une lance, ça
n’enfla pas, ça ne fit pas souffrir, il n’y eut pas de pus, il n’y eut pas de
saignement, qui vinrent de ses 5 plaies rouges, au nom du père…. » ajouter trois
« notre père » et le faire sans penser à quoi que ce soit d’autre.
« je passe le pont vert, je rencontre la sainte Marie, et elle me demande : où
vas tu ? Je vais chez (nom du malade), pour conjurer sa grande douleur, pour
qu’elle quitte sa tête, ses mains, ses pieds, ses os, et s’en aille dans la
profonde mer, où aucun coq ne chante jamais »
« erysipelas du dois déménager, au delà de la mer rouge et blanche, et ne plus
jamais faire souffrir »
« l’erysipelas et le pré se disputaient, le pré gagna et la maladie s’en alla »
« la mer est sur la lande, l’erysipelas hache dans ma sueur, vient, sainte
trinité et sors la maladie de mon corps »
« la mère de Dieu allait sur une passerelle verte et rencontra Jésus lui même
qui lui demanda: où vas tu, mère de Dieu ? je vais chez…. Bénir l’erysipelas
avec cinq doigts et la sixième paume de la main, et le prier de ne pas déchirer,
de ne pas cahoter, de ne pas dessécher la tête, de ne pas répandre le sang. Si
le mal vient du vent il devra retourner au vent, s’il vient de l’eau il devra
retourner à l’eau. Non pas par mon pouvoir mais par celui etc…. »
« où vas tu mère de Dieu ? Je vais chez….. prendre le feu, le débarrasser du
feu, le feu de l’erysipelas, le feu de le tempête, le feu furieux. Une petite
plume flotte sur la mer, si légère, si calme. Fais, Dieu, que le feu, le feu de
l’eysipelas, le feu de la tempête, le feu furieux, quitte ….. sans déchirer, ni
cahoter, par le Seigneur Jésus, par le Saint esprit, et avec l’aide de tous les
anges, au nom du père…. »
« dans la mer rouge se trouve un rocher, sur lequel il y a un lit, avec des
draps de coton, c’est là bas, erysipelas que tu dois aller dormir. Dors en paix
jusqu’à la fin des temps. Au nom du père…. »
« Jésus traversait un jardin d’aneth avec un brandon dans sa main et il dit : tu
ne dois pas continuer à brûler et à démanger » Cette formule doit être dire
pendant trois jours consécutifs, après le coucher du soleil, et à chaque fois
souffler trois sur la partie malade, la signer, et cracher trois fois par terre.
Contre
l’apoplexie
Coucher le malade de telle sorte que son ombre ne touche pas le soignant. Celui
ci prend un balai de ferme, le passe sur le malade par trois fois et dit trois
fois
« Le choc et l’apoplexie t’ont abattu, mais le Seigneur Jésus vint et te ramena,
au nom du père…. »
« le choc et l’apoplexie passèrent ensemble sous un porche étroit, le choc et
l’apoplexie ont abattu, Jésus vint et aida à nouveau »
Contre
les morsures de serpents
Si
quelqu’un a été mordu et qu’on veuille l’aider, détacher, avec un couteau,
une portion circulaire de terre, passer cette pièce sur la plaie et dire
« le serpent pique, Christ parle, poison hors de la plaie, guéris par le pouvoir
du cœur, au nom du père…. »
ensuite refermer le trou avec la motte de terre, en reprendre immédiatement une
seconde, refaire tout pareil, et encore une troisième fois.
Si on est mordu soi même, prendre le premier bâtonnet qui se présente, le casser
silencieusement en trois morceaux, passer chacun sur la plaie en disant :
« le serpent a piqué, la vierge a parlé, l’Amarie jura, que le mal sorte »
Il y a diverses autres incantations que voici :
« Le gris a piqué, Christ a parlé, Marie a dit : tu ne dois pas mourir ! au nom
du père…. Sans amen »
« Le serpent pique ! notre seigneur Christ parle. Si il n’avait pas dit cela le
serpent n’aurait pas piqué le venin et la mort »
« Au nom du père etc… Amen. Le serpent a mordu, c’est le démon qui l’a poussé,
le Seigneur Dieu t’as vaincu, le Seigneur Dieu ne t’as pas donné le pouvoir, tu
dois emporter ce venin par delà les prés, les ponts, les champs, où il ne pourra
faire de mal, non pas par mon pouvoir, mais avec l’aide de jésus » dire trois
fois amen, et ajouter trois Ave Maria.
« la loutre et le serpent, jouent tous deux dans le sable, la loutre mort, le
serpent pique, Dieu le Père, n’oublie pas ! »
Celui qui a été piqué peut mettre la partie atteinte dans du lait à crème, et
dire « Marie mère de Dieu jouait et chantait, je dis cette incantation pour la
loutre et pour le serpent, au nom du père…. »
Ou bien : « le serpent piqua, la loutre mordit, Mère Marie jura, pour que tout
le venin s’en aille, au nom du père…. »
Je parle ici à plusieurs reprises de « loutre », le même mot, en allemand,
désigne la loutre et l’aspic. J’étais donc ennuyée. L’aspic serait plus dans la
logique des choses, mais dans le mesure où une distinction est faite entre l’un
qui mord et l’autre qui pique, j’ai finalement décidé de laisser la loutre.
Libre à vous d’en décider autrement.
« Notre père etc… je vous bénis par le pouvoir de Dieu, et avec son aide, vous,
serpents et serpents femelles, vous loutres et loutres femelles, vous reptiles
champêtres et toutes sortes de reptiles. Tu es né de la fleur, le démon t’a
fait, notre seigneur Jésus t’as donné l’esprit, mais il ne t’as donné ni venin
ni pouvoir. Par le pouvoir de dieu et du fils, et avec l’aide du saint Esprit,
tout comme l’eau s’écoule là bas, ainsi celui ci et celle là s’écouleront ils,
au nom du père…. » Ensuite souffler trois fois sur la plaie, la mouiller avec de
l’eau ou la laver.
Pour éviter d’être mordu : « Serpent, toi le premier cas de péché, Christ t’as
pris les crochets, Marie t’a écrasé la tête, ainsi restes tu couché comme un
bâton, au nom du père …. » se signer trois fois.
Contre
le scorbut
Durant l’incantation le malade se positionne bouche ouverte contre le vent
« pourriture buccale, dent jaune de baleine
le vent frais souffle sur toi
tu peux être blanc ou rouge
il faudra que tu sois mort dans trois jours »
Une autre solution consiste à aller chercher de l’eau à la fontaine, se rincer
la bouche après avoir dit
« Thomas allait à travers champs, Dieu le père le rencontra et dit : pourquoi es
tu si triste ? Thomas répondit : pourquoi ne le serais-je pas ? ma langue, ma
bouche, mon œsophage vont pourrir. Dieu dit : va à la fontaine, bois son eau
fraîche, rince toi la bouche et remercie moi »
Il faut faire cela par trois fois. Il faut aussi enduire les parties malades de
miel de rose, particulièrement chez les enfants.
Contre
l’urok
Qu’est ce que l’urok ?
selon Mrongovius, écrivain polonais, ce mot désigne le fait d’être victime
d’ensorcellement sous quelque forme que ce soit. Mais, dans une certaine région
de Pologne cela désigne le fait de se sentir mal, les maux de tête, les
vertiges. C’est le résultat de toutes les mauvaises influences, mais n’est pas
forcément le fait de méchantes personnes, ce serait plutôt dû à des pouvoirs
invisibles. Mais c’est souvent engendré par le mauvais œil.
Pour en guérir quelqu’un il faut, si c’est un homme utiliser des vêtements de
femme et inversement. Avec ces vêtements, passer sur le corps de la victime, de
haut en bas, tout en crachant trois fois. Ou bien on passe sur le visage de la
victime avec neuf torchons ou bouts de tissu différents. On peut même se
contenter de n’utiliser qu’une serviette usagée, mais il faut y adjoindre
l’appel à la Sainte trinité.
L’incantation quant à elle est la suivante : « la mère de Dieu traversait une
forêt de châtaigniers, Jésus la rencontra et lui demanda : où vas tu chère mère
? Elle dit : je vais chez (nom du malade) faire passer trois fois neuf uroki.
Jésus lui dit alors : va et fais par le pouvoir de Dieu, du fils de Dieu et avec
l’aide de l’Esprit saint, et par le saint Evangile. Au nom du père… Amen amen
amen »
Contre
les entorses, les luxations
Il a été trouvé dans
les textes d’un procès en sorcellerie de 1623 qu’en cas de luxation aggravée le
malade était badigeonné d’ail et de d’eau de vie (ce mélange « chauffe » le
corps) et on plaçait quotidiennement sous sa tête (dans son lit ?) de la
gentiana pneumonanthe.
Sinon les incantations :
« Ton pied (ta main etc….) est foulé ? Jésus a été attaché sur la croix. Tout
comme il ne souffrit point de ses points de suspension, ainsi ton entorse ne te
fera pas souffrir. » A dire trois fois en passant sur la partie douloureuse avec
les mains en croix.
« je te guéris de cette entorse, que les veines redeviennent des veines, le sang
du sang et les os des os »
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