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Journal Magique - 25 novembre
1937

Beaucoup d’occultistes gardent des traces de leurs pratiques magiques.
On a
retrouvé le « journal magique » que deux membres de la « Fraternity of the Inner
Light » tenaient dans la seconde partie des années 1930.
Pour
la petite histoire, une de ces deux personnes s’est fort probablement retrouvée
dans le Cercle avec les sorcières réunies à Londres autour de Gerald Gardner un
peu plus de dix ans plus tard. Voici une page de ce journal :
Jeudi 25
novembre 1937
Entre 9H15 et 10H15
Le Lune entre dans son dernier Quartier
Brouillard dense et sacrément froid.
CCT a dû attendre son bus pendant 40 minutes. Elle est arrivée transie de froid.
Je n’avais que peu envie de pratiquer un rite et je n’ai pu atteindre les Dieux,
nous nous sommes donc assis devant le poêle et nous avons attendu et nous nous
sommes réchauffés. Je me suis ensuite retrouvé dans un canoë sur une étendue
d’eau calme à l’extérieur d’une petite ville blanche bâtie sur le flanc escarpé
d’une montagne verte. Avec moi il y avait une fille d’environ 15 ans, j’avais
environ 16 ans et nous étions frère et sœur. J’étais nu si ce n’est une petite
bande de tissu autour de la taille, ma sœur avait apparemment quelques perles de
plus pour se vêtir. Elle avait de longs cheveux hirsutes, tombant pratiquement
jusqu’à la taille. J’avais une crinière comme celle des habitants des îles des
mers du sud. Nous étions bruns tous les deux mais pas noirs, nos traits étaient
européens ou plutôt aryens mais pas négroïdes.
Nous avons ramé jusqu’à une plage de corail blanc où de petites vagues
déferlaient en produisant de l’écume blanche. A gauche il y avait un petit fort
et un petit port où il y avait des canoës comme ceux des îles des mers du sud
aujourd’hui.
Nous avons marché dans une grande rue avec des rigoles de pierre pour évacuer
l’eau de pluie. Il y avait de nombreuses fleurs rouges un peu comme des hibiscus
et un arbre qui ressemblait à un figuier. Les maisons étaient blanches, beaucoup
avaient deux étages et certaines avaient une sorte de coupole au centre. Puis
nous nous sommes trouvés dans une grande maison au centre de laquelle il y avait
une cour couverte à laquelle on pouvait accéder par les différentes pièces.
Cette cour était pleine d’arbustes, de fleurs et il y avait aussi une sorte
d’arbre gigantesque comme ceux qu’on voit au Jardin Botanique. Le climat était
poisseux et chaud.
Puis un homme âgé, notre père, est entré. Il avait un petit javelot à la main et
portait un vêtement bleu clair. Il n’était pas agréable avec nous et a renvoyé
ma sœur dans sa chambre. Je suis resté bouder derrière des buissons.
Un groupe de personnes est ensuite arrivé. Il y avait aussi un homme très grand
qui avait entre trente et trente cinq ans vêtu d’une sorte de kilt blanc, de
sandales, d’une cape rouge et avec une courte épée au côté, un peu comme un
montagnard grec. Ma sœur est descendue jusqu’à lui dans une magnifique robe
longue. Il a placé ses bras autour d’elle. Un vieil homme avec un papier blanc
se tenait à côté de mon père. Les trois hommes semblaient signer quelque chose
et tous se sont rendus à la demeure du chef où se déroulait une fête de mariage.
Je suis resté dans la pièce vide boudeur et furieux.
Soudainement je me suis retrouvé à observer une fête de mariage. Une jeune femme
qui avait dans les vingt-cinq ans est arrivée et m’a fait entrer et m’a vêtu.
Elle m’a traité comme si j’étais un enfant gâté.
Puis nous avons appris que la flotte ennemie était sur le point de nous
attaquer. Les mariés étaient à la tête d’une table chargée de fruits, de
douceurs et de fleurs rouges et bleues. Le marié s’est levé et m’a dit : « Vous
pouvez me demander un présent ». J’ai répondu : « Emmenez-moi avec vous comme
guerrier demain ». Ma sœur ainsi que les autres voulaient que je reste.
Puis la scène s’est estompée j’étais maintenant dans un canoë debout avec mon
beau-frère qui était apparemment le commandant de la flotte. Il y a eu une
grande rixe. J’étais plutôt effrayé surtout lorsque mon beau frère a reçu une
flèche dans l’épaule gauche. Je me souviens qu’il était couché près de moi alors
que j’étais debout au dessus du chef car notre canoë avait été accosté. Puis des
canoës à nous sont arrivés et l’ennemi s’en est allé. Je me sentais très fatigué
et las.
Nous sommes retournés à la maison du chef. Ma sœur s’est accrochée à moi alors
qu’un homme vêtu de blanc examinait le chef. Je savais qu’il était mort.
L’émotion était ici si déplaisante que nous avons arrêté.
(Je pense que c’étaient des éléments du passé, car les émotions était si
vivantes et les scènes si réelles, sans qu’elles ne nécessitent d’effort. Cette
scène concernait probablement la colonie Atlante en Amérique du Sud. J’avais
l’impression que c’était très ancien mais pourtant très civilisé.
FPD
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