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NOTES INTRODUCTIVES

III. LA POLARISATION DES SEXES

Les mystères, traité dans cet ouvrage portent les noms de Mystères d’Eulis et de Mystères anséirétiques.
Les Mystères d’Eulis, contenant la théorie basée sur les lois suprêmes, se placent devant nous comme la science des sphères supérieures, tandis que les Mystères anséirétiques en sont l’application dans la sphère matérielle.
La mise en pratique des éléments théoriques, envisagés dans les Mystères d’Eulis, trouve sa clef dans le loi rigoureuse et universelle des polarisations, qui est en même temps la base fondamentale, sur laquelle repose tout l’édifice génial de la doctrine d’Eulis.
En effet, l'univers entier, tous les êtres vivants, sans la moindre exception, sont régis par le principe de deux forces contraires exerçant l’une sur l’autre une puissance d’attraction inéluctable. On les nomme les forces positive et négative, et on les retrouve dans le bien et le mal, l’émission et la réception, la vie et la mort, l’idée et l’action, l’homme et la femme (pôles magnétiques positif et négatif) sur le plan matériel, et au contraire, la femme (pôle actif) et l'homme (pôle négatif) sur le plan mental.
La science des mystères nous enseigne que de même que dans la nature le sexe du mâle attire le sexe de la femelle, nous pouvons nous  attirer la forme souhaitée, en en créant le négatif, soit le contraire.
C’est là le principe-base de toute la magie : aucune loi ne lui est supérieure ; et il nous permet d’accomplir les actes opératoires de deux façons : intellectuellement, c'est-à-dire froidement, sans joie et sensuellement, c'est-à-dire dans l’amour.
Nul n’ignore que le plus grand miracle de la Nature est la procréation de l'espèce. C'est la concrétisation d’une énergie, jaillissant de l’union de deux pôles contraires : le positif et le négatif. Mais, dans l'union sexuelle de l’homme avec la femme, le contact s'établit sur le plan physique, mais aussi sur le plan mental, car, ainsi que le résume la loi d'Hermès, « qui est en bas est comme ce qui est en haut ».
Or, tandis que le phallus de l'homme est polarisé positivement et la kteis de la femme négativement, la tête de l’homme, l'organe de ses manifestations mentales, est, au contraire, négative par rapport à la tête de la femme, qui est, elle, positive.
Ceci explique pourquoi l’homme, plein d’initiative en ce qui concerne  les manifestations physiques de l'amour, attend, au contraire, l'invitation de la femme, son sentiment et sa passion mentale. Pour gravir l’échelle de l’union dans les plans supérieurs.
Avant la liaison physique (dans le cas normal s’entend), tous les sens de l’homme et de la femme sont mis en jeu, afin que l’idée mentale puisse se fixer dans les meilleures conditions, conformément à la loi d’induction entre les pôles mentaux et physiques des deux individus de sexes différents (fig. I).

Ce phénomène, connu depuis des milliers d'années, se retrouve à la base du mystère appelé Mahi Kaligua, dont les lois se ramènent en substance à ceci :  

 1. Le courant mental (a) est à son paroxysme au moment de l'éjaculation, aussi bien chez l'hymne que chez la femme.
2. Dans certaines conditions bien déterminées, on peut se servir de ce courant pour influencer les lois dans leurs manifestations les plus lointaines.
3. Par son induction sur la sphère matérielle, on obtient les causes des effets désirés.
4. Les pensées, les idées, les penchants et les origines individuelles laissent leur empreinte, pendant le coït, dans la sphère astrale. Ces empreintes ne se prononcent que plus tard et ne révèlent pas toujours les qualités héréditaires de l'individu. Toutefois, elles agissent toujours sur les faits et les actes des sphères astrales.

 

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Dans la joie nous nous sommes réunis, dans la joie nous nous séparons et dans la joie nous nous retrouverons!