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LES PRINCIPES
VII « POSISME »
Le troisième principe de puissance, que développent eux-mêmes les adeptes de nos
doctrines, est le posisme, c'est-à-dire la réalisation de l'état réceptif
ou émetteur, au moyen de la position spéciale du corps et de son orientation
zodiacale déterminée, accompagnées d'un état propice d'idée et de sentiment.
C'est, en résumé, la science de la magie du geste, très difficile à acquérir,
mais dont les résultats sont des plus importants.
Pour obtenir cette puissance, il est indispensable de développer d'abord
l'attention et les capacités de concentration et d'abstraction, de même que la
volancie et le décrétisme, dont il a été question dans les
chapitres précédents.
Un adepte, expert en posisme, lorsqu'il veut donner ou recevoir un coup,
un baiser ou une caresse, pose, c'est-à-dire place son corps d'une façon
déterminée et donne à son visage l'expression nécessaire, au moyen du regard,
des narines et de la bouche, tout comme le fait un acteur en scène.
Il chasse de son esprit toute préoccupation ou imagination, étrangère à son but,
et attend la réalisation voulue, laquelle s’accomplit en vertu de la loi qui
veut que tout ce qui est réalisé sur les plans supérieurs - métaphysique,
mental et éthérique - d'un être, se reproduise également sur son plan physique,
et vice versa.
Il est facile de comprendre que la difficulté consiste surtout dans la
concentration totale de l'esprit uniquement sur l’effet voulu, car ce qui
caractérise l’état humain habituel c'est précisément la simultanéité des pensées
les plus diverses.
C'est pourquoi, dans certaines loges, les élèves exercent le posisme
pendant des années avant de donner les preuves de leur capacité dans ce sens.
Pour exercer le posisme, il est nécessaire de se conformer aux règles
suivantes:
1. Choisir, pour l'exercice (une fois pour toutes), une salle tranquille, où
n'arrive aucun bruit extérieur, et où ne pénètre jamais une personne étrangère.
2. Etudier devant une glace la position et l'expression les plus convenables
pour l'émission ou la réception de l'idée voulue.
3. Ne consacrer, au début, que cinq minutes, au plus à l'exercice du posisme,
afin de ne pas contracter des habitudes nuisibles, que pourrait donner la
fatigue provoquée par l'excès d’effort.
Un mois plus tard, une minute même suffira.
Exercez toujours à la même heure.
4. Pour qu'une idée devienne posiste, c'est-à-dire apte à se réaliser à
la suite de la pose, telle qu'elle est décrite plus haut, il faut la
garder sans une seconde de relâche, jusqu'à ce qu'elle devienne coutumière
de votre être mental.
Ceci ne peut, certes, se produire au cours des premiers jours d'exercice.
Souvent, quelques semaines ne suffisent même pas; mais, en persévérant, on y
arrive certainement.
Lorsque le résultat voulu est obtenu, c'est-à-dire lorsque l'idée, que vous
posez, est devenue coutumière de votre être mental, en lequel elle est, par
conséquent, réalisée, sa délivrance, soit sa concrétisation matérielle,
s'obtient instantanément, et l'émetteur le sait infailliblement.
Il est difficile d'expliquer à un profane, à quelle sensation précise il
reconnaitra l’accoutumance réalisée dans la sphère mentale, toutefois, le
poète en sait quelque chose, car cette sensation se rapproche de ce qu'on
pourrait appeler la vie, dans l'âme du poète, des paysages et des personnages
imaginés.
Mais il n'est pas nécessaire de savoir d'avance quelle sera cette sensation :
persévérez, et vous le saurez.
5. Les poses principales, qu'il faut étudier, sont les suivantes :
a) Pour l'acceptation passive. - Agenouillez-vous; asseyez-vous sur vos
talons; pliez les bras en angle droit, en appuyant les coudes aux flancs;
ramenez lentement l'avant-bras, sans bouger les coudes, jusqu'à toucher vos
épaules de l'envers des mains. Les doigts .doivent être légèrement arrondis, de
façon à ce que les bouts en soient tous sur le même plan. Renversez un peu le
torse en arrière et demeurez immobile, en observant toutes les indications
générales, données plus haut.
b) Pose des passions actives. - Accroupissez-vous par terre, en vous
penchant un peu en avant.
Etendez vos bras, légèrement pliés aux coudes, et imitez des mains la griffe
d'aigle, les paumes tournées en avant.
Comme thème de l'exercice vous pouvez choisit la colère, d'abord personnelle
avec un sujet choisi, ensuite personnelle sans sujet. Plus tard vous poserez
la colère générale (abstraite) avec un sujet choisi, et enfin la colère
abstraite sans sujet.
Chacun de ces thèmes doit être étudié séparément, pendant une période d'un mois
au moins.
C'est à la fin de tonte la série de ces exercices qu'on saura ce qu'est la
colère pure et comment elle tient de la nature de l'orage. Cette connaissance
est très importante pour l'occultiste, qui cherche à pénétrer l'essence des
éléments cosmiques, en vue d'en découvrir les lois et la vie dans les êtres
humains.
Plus tard encore, on répétera les mêmes exercices pour connaître l'essence, plus
lointaine de nous, de la bonté abstraite, laquelle n'a rien de commun avec notre
charité, et après tout cela on essayera de pénétrer la vérité de
l'amour. - Quand on saura toutes ces choses, on essayera, toujours selon la même
méthode, de connaitre la justice.
Celui qui connaitra la justice, aura acquis énormément sur le chemin de
l'évolution, car il aura la clef de l'équilibre, sur lequel reposent toutes les
lois statiques et dynamiques de la vie.
Les connaissances primordiales et dérivées qu'on acquiert, en se pliant au
régime de nos méthodes, sont toutes différentes de celles que donnent les
livres, car elles placent l'élève dans l'essence même des choses, tandis que les
livres ne lui apprennent que les rapports entre des idées postulées.
L'étude cérébrale (qui ne doit cependant pas être négligée) confère la
mémoire des mots, et enseigne l'art de jongler avec ces derniers, mais nos
méthodes, qui reposent sur l'antique sagesse de l'Afrique et de l'Asie,
apportent la connaissance réelle de ce qui est.
c) Pour l'émission active. - Asseyez-vous par terre, les jambes croisées
sous votre céans. Etendez les bras en avant, les paumes tournées vers la terre.
Depuis l'épaule jusqu'au bout des doigts, vos bras doivent former une seule
ligne droite.
d) Pour l’émission passive. - Asseyez-vous comme en (c), ou restez
debout, en plaçant le pied droit un pas en avant. Ecartez lentement les bras, en
les pliant légèrement aux coudes, et en formant des mains comme deux vases
pouvant tenir un globe. Elevez les bras, sans rien modifier à la forme donnée
aux mains, jusqu’à 45° au-dessus du niveau des épaules.
e) Aspiration. - Etendez-vous sur une surface droite, face an plafond.
Ecartez les bras, les paumes ouvertes, et formez de vos jambes étendues un angle
de 45°. - Cette position calme la chair et les nerfs, et permet au corps
d'aspirer des forces nouvelles, répandues dans l'ambiance qui vous entoure et
dans les régions plus lointaines, visibles et occultes.
f) Isolation pour la défense. - Asseyez-vous par terre. Pliez les genoux
et ramenez-les près de votre menton. Entourez vos jambes de vos bras, et croisez
les doigts.
g) Isolation active. – Couchez-vous sur le dos. Mettez la jambe droite
par-dessus la gauche et croisez les doigts sur le ventre, l'envers des mains
normalement tourné en haut. Ecartez un peu les pouces et les petits doigts, et
faites-les se toucher des bouts. Si vous réalisez bien cette pose, vous sentirez
aussitôt dans vos mains un courant chaud.
6. Les positions passives sont destinées, pour la plupart, aux opérations dont
le but est l'acceptation d'une force. An moyen des positions actives nous
émettons, au contraire, nous-mêmes, un geste d'agression ou de défense.
7. Le posiste expérimenté se sert de ses facultés, développées par les
moyens que nous venons d’indiquer, pour se préparer à certains milieux, à la
rencontre de certains personnages, ou, en général, à entrer en contact avec un
être vivant quelconque, en vue de pénétrer son état mental particulier ou bien
pour deviner son action prochaine dans certaines situations spéciales.
En outre, au moyen du posisme, on peut s’attirer, à volonté, des
qualités, bonnes ou mauvaises, qu'on ne possède pas encore, mais dont on a
besoin pour influencer les autres.
Bien des rites des sociétés secrètes et même des religions officielles sont
basés sur la science du posisme.
Toutefois, l'élève, qui commence les exercices du posisme n'a pas besoin
de se préoccuper de ce qui vient d'être résumé en (7). - Nous-mêmes ne visons
que les buts inhérents à notre œuvre, et nous ne donnons ces notes qu'à titre
d'information.
Nous recommandons aux élèves de ne pas oublier que le posisme n'est pas
seulement un geste du corps, qui se limiterait à cela. Le geste seul ne serait
rien, s'il ne suscitait un état mental correspondant. Tout geste crée une pensée
et toute pensée est une influence.
Mais il faudrait encore comprendre la différence essentielle, qui sépare la
pensée du mot. Le mot est anémique, la pensée est pleine de sang. Le mot a une
résonance sourde, la pensée vibre comme le métal. Le mot est une image immobile,
la pensée est un être dynamique.
Le geste suscite une pensée, qui agit même avant de se revêtir en mots.
Le posisme suscite la pensée et non le mot.
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