La Wica
    Textes de/sur Gerald Gardner
    Textes de/sur les Prêtresses de Gardner
    Les Anciennes Lois
    Théologie, Dogmes et Croyances
    Sur la Pratique
    Sur l'Histoire
    Lignée & Traditions
    Le Livre des Ombres
    Le Livre des Plantes
    Les Gens
    L'Initiation
    Le(s) Secret(s)
    La Validité
    Outils et Accessoires

  Le NROOGD

  Dion Fortune & The Society of Inner Light

  Alex Sanders & la Tradition Alexandrienne

  Chamanisme / Faery / Huna

  Magie Enochienne

  Reclaiming / Feri / 3rd Road

  Thelema

  Tubal Cain

  Autres

 

La Librairie

Le Cercle de la Pierre Sorcières

Liens

Dernières mises à jour du site


 

Dans le Musée de Gerald Gardner on trouvait un certain nombre de Grimoires Magiques parmi lesquels "Arbatel: Of the Magic of the Ancients" de Cornelius Aggrippa. En voici une version française.
La Magie d’Arbatel
par Cornelius Agrippa

Isagoge ou livre des lois de la Magie,

Sixième Septenaire

A. XXXVI. Il faut veiller à ne pas mélanger expériences et expériences ; chaque opération doit être une et simple. Car Dieu et la nature ont ordonné chaque chose pour un but fixe et déterminé. Ainsi l'ont compris ceux qui soignent les maladies par les herbes et les racines les plus simples et n'en ont que plus de succès. C'est pour cela que, dans les noms et les caractères constellés et dans lés pierres et les autres objets se cachent dés influences et des vertus qui, actualisées, sont d'un effet merveilleux.
Il en est de même des paroles qui, prononcées, font immédiatement apparaître à nos ordres les créatures visibles et invisibles, tant de notre inonde que du monde aqueux, aérien, souterrain, olympique, supracéleste, infernal et enfin même divin.
Travaillons donc surtout dans la simplicité et demandons à Dieu la connaissance des choses simples : du reste, nous ne pouvons l'apprendre par aucune autre méthode, par aucune autre expérience.
A. XXXVII. Chaque être occupe donc le lieu qui lui convient spécialement : il y a un ordre, une raison, un mode qui rendent aisée à apprendre la science des choses visibles et invisibles. Au point de vue de l'ordre, il y a des créatures de lumière et de ténèbres ; les dernières sont en proie à l'orgueil pour s'être précipitées dans les ténèbres, M, par leur rébellion, se sont faites les esclaves des peines éternelles. Leur royaume, participe de la beauté, - car il ne pourrait subsister sans quelque qualité et sans quelqu'un des puissants dons de Dieu, - d'autre part il est repoussant et hideux, car il regorge de toutes les hontes et de tous les crimes ; idolâtrie, mépris de Dieu, blasphème contre le Seigneur et contre ses œuvres, culte des démons, révolte contre les lois, sédition, homicide, vol, tyrannie, adultères, plaisirs illicites, rapines, larcins, mensonges, parjures, désir de dominer. C'est ce mélange qui constitue le royaume des ténèbres. Mais les créatures de lumière par la vérité éternelle et la grâce de Dieu commandent même aux seigneurs des ténèbres, comme membres du Christ. Entre eux est une guerre éternelle jusqu'à ce que Dieu donne, à son dernier jugement, le signal de la paix.
A. XXXVIII. Donc, à un premier point de vue, la magie est double : l'une est un don de Dieu aux créatures de lumière ; l'autre, venant également de Dieu est celle des créatures de ténèbres, et celle-ci, elle-même, corn-porte deux variétés : l'une, ayant le bien pour but, force les princes des ténèbres, sur l'ordre de Dieu, de faire du bien aux créatures ; l'autre ayant pour but le mal, est celle par laquelle Dieu, pour punir les méchants, les laisse être trompés magiquement ou les précipite à leur perte.
La seconde division de la magie est la suivante : on peut opérer, soit par des instruments visibles dans les choses visibles, soit par des instruments invisibles dans les choses invisibles, soit encore en mélangeant les moyens, les instruments ou les effets.
La troisième est la suivante : une Magie opère seulement par l'invocation de Dieu ; elle est en partie prophétique et en partie philosophique comme la magie Théophrastique ; une autre espèce de Magie, par ignorance du vrai Dieu, opère avec l'aide des Princes des Esprits pour accomplir ses œuvres. Telle est la magie des alchimistes.
La quatrième distingue la magie de ceux qui opèrent en descendant du Dieu suprême par l'échelle des bons anges et exercent leur art par cette intervention substituée à, celle de Dieu ; telle était la magie des Baalims ; et la magie dont les adeptes évoquent les Satrapes des mauvais esprits, comme le faisaient ceux des gentils qui utilisaient les dieux inférieurs.
La cinquième division est la suivante : les uns agissent directement, face à face avec les Esprits - pouvoir bien rare - ; les autres opèrent par les songes et autres signes (augures et victimes chez les anciens).
La sixième est que les uns agissent par les créatures immortelles, les autres par les créatures mortelles, Nymphes, Satyres et autres habitants des éléments, comme les Pygmées.
La septième est qu'il existe certains hommes que les esprits servent spontanément, même sans rituels spéciaux, et d'autres auxquels ils obéissent difficilement, même quand ils sont évoqués selon l'art magique.
De toutes ces espèces de Magie, la plus noble est celle qui ne dépend que de Dieu ;.la seconde celle où les Esprits servent d'eux-mêmes fidèlement ; la troisième, spéciale aux Chrétiens, est celle qui se fonde sur la puissance du Christ, au Ciel et à la Terre.

A. XXXIX. Les préparatifs nécessaires à l'étude de la magie sont au nombre de six :
1° Que le néophyte nuit et jour cherche comment s'élever à la véritable connaissance de Dieu soit par le verbe révélé et de là jusqu'à la création, soit par l'échelle de la création et des créatures, soit par les effets admirables que produisent les créatures visibles et invisibles de Dieu.
2° Qu'il cherche par quelle voie l'homme peut descendre en lui-même, qu'il travaille à se connaître le mieux possible, à savoir ce qu'il a en lui de mortel, ce qu'il a d'immortel, ce qui dans chacune des parties de son être lui est spécial ou commun.
3° Qu'il apprenne par son être immortel à cultiver, aimer, à respecter l'Eternel, puis, par son être mortel, qu'il fasse ce qu'il sait être agréable à Dieu et utile à son prochain.
Ce sont là les trois grands et premiers préceptes, ceux par lesquels on devra se préparer à la conquête de la vraie Magie qui est la divine Sagesse ; c'est le seul moyen d'être trouvé digne de commander un jour aux créatures angéliques, non seulement occultement, mais manifestement et face à face.
4° Lorsqu'il sort du ventre de sa mère, chaque homme est destiné à un certain genre d'existence ; qu'il applique son attention à discerner s'il est né pour la Magie et pour quelle espèce de Magie. Le choix lui sera facile, s'il se dirige d'après nos enseignements, comme le succès s'il tente nos expériences. Car ce n'est qu'aux petits et aux humbles que sont accordés de si grands biens.
5° Qu'il surveille si, autour de lui, manifestement, se trouvent des esprits dont il sent la présence au moment où il va prendre de graves décisions. S'il le sent, c'est le témoignage que Dieu, par son ordination, l'a sacré mage, c'est-à-dire maître des Esprits pour l'accomplissement de choses merveilleuses. Ici, on pèche le plus souvent par négligence, par ignorance, par indifférence, même par excès de superstition ; mais on pèche aussi par ingratitude envers Dieu, ce qui a été finalement cause de la perte de beaucoup d'hommes et des plus célèbres. On pèche encore par témérité et par obstination ; enfin on pèche aussi quand on ne rend pas à Dieu tout l'honneur qui lui est dû pour les dons qu'on en reçoit, quand on préfère un fait sans importance.
6° Aie la foi et la discrétion, si tu veux être mage, surtout ne divulgue rien des secrets qui te seront révélés par l'Esprit, comme il a été recommandé à Daniel. Il y a des choses à sceller qui ne doivent pas être divulguées. C'est ainsi que Paul n'était, pas libre de publier ce qu'il avait vu par la révélation. Personne ne saurait croire combien il y a de choses en ce seul précepte.
7° La plus grande équité est nécessaire au mage futur ;.qu'il n'entreprenne rien d'impie, de condamnable ou d'injuste ; qu'il n'admette même pas de pareilles pensées dans son âme'; c'est ainsi qu'il sera protégé divinement de tout mal.
A. XL. Lorsque le mage sentira autour de lui agir quelque chose d'incorporel, soit par les sens extérieurs, soit par les sens intérieurs, qu'il se dirige selon les sept principes suivants pour obtenir l'œuvre magique :
1re Loi : Sache que Dieu est celui qui a envoyé vers toi cet esprit, et sache que Dieu regarde toutes tes actions et toutes tes pensées. Dirige donc ta vie suivant la loi établie, suivant le verbe de Dieu.
2° Dis toujours avec David : Ne me retire pas ton- Esprit saint : soutiens-moi dans la voie par ton souffle directeur, et ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous de tout mal. Ne donne pas sur moi, je t'en prié. Père céleste, de puissance à l'esprit de mensonge que tu as déchaîné sur Achab pour qu'il mourût; mais garde moi dans ta vérité. Amen.
3° Habitue-toi à éprouver les esprits comme le recommande l'Écriture, car les épines ne produisent pas de raisins. Eprouvons tout, saisissons ce qui est bon et louable, fuyons ce qui répugne à la volonté divine.
4° Éloigne-toi très fortement de toute superstition, et la superstition, c'est d'attribuer la divinité à des choses en qui rien n'est divin, ou bien de vouloir rendre à Dieu de nôtre propre chef un- culte que Dieu n'a pas commandé. Telles sont les cérémonies de magie satanique par quoi le démon veut impudemment être honoré comme un Dieu.
5° Fuis le culte des-idoles : n'attribue pas de ton propre jugement une puissance divine aux idoles et aux autres choses où ni le Créateur ni la nature n'ont placé quoi que ce soit de tel, idoles que multiplient les cacomages.
6° il faut fuir aussi les insidieux prestiges du diable qui, imitant la puissance du Créateur et de la Création, produit à son verbe des illusions capables de faire paraître les choses ce qu'elles ne sont pas, fausse création qui parodie le secret incommunicable du Dieu tout-puissant.
7° Reste attaché aux dons de Dieu et de l'Esprit-Saint pour les étudier avec zèle et les pénétrer de tout ton cœur.
A. XLI. Arrivons aux neuf derniers aphorismes de ce volume par lesquels nous terminerons toute la magie isagogique si la miséricorde de Dieu le permet.
Il faut d'abord préciser ce que nous entendons par mage dans cette œuvre. Le mage, pour nous, est celui à qui, par la grâce divine, les essences spirituelles manifestées obéissent pour lui faire connaître tout l'univers et les choses qui y sont contenues, visibles et invisibles. Cette définition s'étend fort loin et est universelle.
Le cacomage est celui à qui obéissent par la permission divine les Esprits du Mal pour sa ruine temporelle et éternelle, pour troubler l'âme des hommes et les éloigner de Dieu. Tel fut Simon le Mage dont il est fait mention dans les Actes des Apôtres et dans Clément et que saint Pierre fit précipiter sur la terre alors qu'il s'était fait élever dans les airs comme un Dieu par les esprits impurs.
Dans cette catégorie doivent aussi se ranger ceux qui sont marqués .sur les lois des Douze Tables, célèbres par leurs méfaits et leurs maléfices.
De ces deux magies nous indiquerons les divisions et les espèces dans les tomes suivants. Il nous suffit d'avoir distingué ici la science du Bien de celle du Mal, science dont l'homme, pour sa perte, voulut avoir la possession comme l'indiquent Moïse et Hermès.
A. XLII. Il faut savoir en deuxième lieu que le Mage est un être prédestiné à ce genre d'œuvres dès le ventre- de sa mère et que personne ne progressera si peu que ce soit dans cette grande science, s'il ne fut divinement élu par la grâce pour le Bien ou pour le Mal, car il faut que soit accompli ce mot de l'Ecriture : « Il est inévitable que des scandales se produisent, mais malheur à l'homme qui s'en rendra coupable ! ». Aussi, comme nous l'avons dit plusieurs fois déjà, il faut vivre dans ce monde avec crainte et modération.
Je ne nie pas cependant que les deux variétés de magie ne soient possibles à atteindre pour qui travaille et avec zèle si les circonstances lui sont favorables. Mais qu'il n'aspire jamais à la pleine possession de la science. S'il la désirait, il en serait puni violemment en son corps« et son esprit. Tels ceux qui, par les opérations des sorciers, se font transporter soit sur le mont Oreb, soit dans des solitudes : ils sont mutilés de quelque membre, ou complètement mis en pièces, ou enfin deviennent fous, et cela leur arrive avec bien d'autres maux encore, dès que, quittant Dieu, ils se livrent à Satan.


Septième Septénaire

retour

 

 

Dans la joie nous nous sommes réunis, dans la joie nous nous séparons et dans la joie nous nous retrouverons!